‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 111 sur 276 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

un scandaleux rt sédilieux libelle ['25 uov.l, et, comme Strachan avait donné sa démission, il ordonna à Monigomeiy d'aller avec trois nouveaux régiments 'prendre le i^mmandement de toutes les troupes [28]. Kerr, toutefois, avant son arrivée » avait mené la levée de Touest attaquer Lambert dans ses quartiers h vHamil« ton [l^*^ déc.]. U fut iait prisonnier, volontairement, s'il en faut croire les bruits, et toute son armée fut dispersée. Bientôt après, Strachan, avec soixante cavaliers, passa h Lambert, et les comtés associés, laissés sans défense, se soumirent à Tennenii. (",ependant, les auteurs et les partisans de la remontrance, quoiqu'ils sussent qu'elle avait été condamnée par Tetat et par l'Eglise, quoiqu'ils n'eussent plus d'armée qui put tirer Tépée pour la soutenir, persistaient obstinément dans ses principes; l'unité de FEglise écossaise était rompue, et la division s'accrut ensuite par une résolution de l'assemblée , qui déclarait que, dans une t^le crise, tous les Ecossais pouvaient être employés au service du pays * [ik déc.]. Môme leurs malheurs communs ne purent réconcilier ces esprits eiaspérés, et après la soumission de leur patrie et sous le joug de la servitude<civile, les deux partis continuèrent de se persécuter l'un l'autre avec toute l'obstination et l'animusiié des querelles religieuses. Les royalistes reçurent le nom de c( résolutionnaires publics ; » leurs adversaires celui de tt protesteurs ou remontrants »

Quoiqu'il en coûtât au jeune prince bien des combats intérieurs, l'expérience lui avait appris qu'il fallait calmer les préventions religieuses de l'Eglise, s'il voulait jamais obtenir la prépon* dérance dans l'état. Le 1^'^ jour de la nouvelle année [1661], il se rendit en procession à l'église de Scone, où ses ancêtres avaient coutume de recevoir la couronne d'Ecosse; là, h genoux, le baas levé , il jura par le Dieu éternel et tout-puissant d'observer les deux covenants; d'établir le gouvernement presbytérien en Ecosse et dans sa famille ; de donner son assentiment aux actes tendants h l'établir dans ses autres états ; de gouverner conformément a la loi de Dieu et aux lois dignes d'amour du pays j d'abolir et de combattre toutes les fausses religions , et d'extermmer tous les hérétiques et les ennemis du véritable culte de

1. A l'exception des personnes «excommuniées, dont les biens étaient confisqués, noiuirement impies ou de mauvaise vie, et ennemies et adversaires de- * clarét du covecant et de la cause de Dlea. > Wodrow, Introd, ni,

8. Saillie, ii, 348, 354-864» Bfilf. tf^ 186, 141-160, 173- i78, 187, 189. WhiteL 475» 476| 477, 484. Sydney Pap, ii, 679. Les Hamiltons de Burnet, 495.

Dieni, tonilarniK's par la véritable église de Dieu. Argyle alors lui mit la couronne sur la tète, et Tassit sur le tronc, et la noblesse et le peuple lui jurèrent iidélilé, « conformé meut ftu co?eaaot national et aux ligue et covenant solennels. » Au commencement, dans le* cours et h la lin de la oérémonie , Douglas , le nûnistrOi karaogua le roi , lai rap^lani qu'il étail roi en Tortu d'un pacte afvec son peuple ; quejron autorité était limitée par la loi de Dieu, par les lois du peuple et par rassociation des états arèc lui dans le gouvernement ; que, bien qae toute Tiolatlon du pacte ne le Inrisât pas, cependant tout abus de pouvoir contre la religion, la loi ou la liberté, justifiait la résistance du peuple; que c'était a lui, par son respect pour le covenant, a réduire au silence ceux qui doutaient de sa sin» «M ité : que les maux qui avaient affligé sa famille venaient de Tapostasie de son père et de son grand-père, et que, s'il les imitait , il verrait que la querelle entre Dieu et lui n'était pas finie, et qu^elle produirait de nouvelles calamités. Le lecteur peut se figurer quels étaient les sentiments de Charlei pendant quUl écoutait les admonitions du prédioateur, et lonqu'ii jiira de remplir des oonditions que son âme abhorrait , et qn*il savait qu*li la première occasion il faudrait violer ou âuder K Mais il se tira avec succès de la oérémonie ; le couronnement le releva aux yeux du peuple, et chaque jour lui apporta un surcroît d'influence et d'autorité. L'I^glise livra Strachan comme traître et vendu au diable, et le parlement proscrivit ses partisans, dont plusieurs se hAt^rent de faire leur [uiix par une rétractation solennelle. Privés de leur appui, les Campbell cédèrent peu à peu à Tinfluence supérieure des Hamilton. Leur irritation lea poussa bièu h taxer le roi d'inconstance et d'ingratitude; mais Charles, tout en employant toute espèce de moyens pour endor» mir les soupçons d* Argyle, poursiûvait son dessein d'un pas ferme; ses arais^ en se soumettant à Thumiliante cérémonie d6 la pénitence publique , satisfirent la sévérité de TEglise , et, par le rappel de l'acte des classes [21 mai] , ils furent relevés de toutes leurs confiscations et incapacités antérieures. Lu avril, le roi, ayant Leslie et Middleton pour lieutenants, prit le commandement de l'armée, qui, par suite des nouvellles levées, s'élevait à vingt mille hommes, et, ayant fortifié les passiiges du Fortb, il attendit sur la rive gauche les mouvements de rennemi ^.

1. Voyez « la formd et Vùtâxe dti cottrotttMnietit a« OkMAm n, tel qu'U fti«* aeoompu tilltft à flooune, I0 pramitr joar de janvier 1661. » Aberdene^ lesi.

9. Carte» UHret, n, 96» 9T. Balf. iv, 940, 966, 961» 801. U panrtt, d^aptèe oel

Dans Fintervalle, Cromwell s'était emparé duohÂieau dT.dimboorg par la perfidie ou la limidiié du gouTerneur [19 déo.]« Tanlallon avait ^^é pdse d'anaut, al 11110 tantatire avait éléfaila * sor Dunbarton ; iUoia m défénaaa éiaient trop redoataUee pour dire emportées de force, et aa garnison trop honnête pour dire corrompue h prix d'argent En février [Si février 1661], le général en chef fut alleinl iruno fièvre qui altéra sa santé et se prolonprca telloment , qif en mai il obtint la permission de revenir en Anfçleterre, avec le pouvoir de disposer h son f^ré du commandement vu chef ^. Une amélioration rapide et inattendue le décida à rester [27 mai]; et en juillet il niareha avec son armée sur Stirling [3 juillet]. Les Ecossais lui ûrent face dans leur camp retranché do Torwood ; il se détourna vers Glasgow; ils prirent position k Kilsy th ; il revint h Faikirk [lê], et ils reprirent leur position à Torwood. Tandis que^ par aes moiiTe* ments , le généf al anglais occupait Pattention de ses ad? er« salres, une flotte de bateaux avait été daneieuseineiit préparée et amenée au Quoonsferry ; un corps passa le détroit, et fortifia une colline près d1nverkeithing;etLambertsuiui iinniédiatement avec une division plus nombreuse [17]. Les Kcossais envoyèrent llolburn avec ordre de repousser rennerni dans la mer; il fut lui-même charge par Lambert avec des forces supérieures ['21], et la fuite des siens donna aux Anglais la possession du fertile et populeux comté de Fife. Cromwell se liÂta de faire passer son armée sor la rive gauche, et d'avancer sur les demères des Ecos« sàis. U se retirèrent : Perih, le siège du gonvemement|6it asaié« gée ; et peu de jours après [i aoftt], les ooulenrs delà république HotArent sur ses mura

éoilTain, qu'an grand nombre de colonels des ré{?iments étaient royalistes ou «enfrngers» fp. 91<', 91? . T^cs six >)ritra(les de cavalerie paraissent avoir été divisées également entre d'anciens covenantaires et des royalistes. Lu septième • 110 fut aonaée à auemi général, mais devait être commandée par Hamiltoiit comme le plus ancien colon«'l Ib. t?!>9-301 . 11 est donc clnir q-i'avec le roipOltr commandant en chef, les royalistes avaient une supériorité décidée.

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