CHAPITRE CINQUIÈME. fTÎ
cîers, au iionibro de moins de deux cents, obéirent h Tappel ^ : d il saXrouva que le total de ses forces ne dépassa pas douze mille hommes, dont un sixième seulement d'Anglais. Mais tondis que qoet^ues royalistes TOMieiii ainsi, k la débandade dans ses qiiartiers y comme pour montrer par leur petit oomlire combien sa cause était désespérée, rarrhrée Journalière de reniérts ékf ait rnrmée ennemie dans le Toisinage à plus de trente millê hommes. Enfin Gromw^ arrira et fiit reçu avee enthonsiaiNiie [28]. Les royalistes avaient rompu une arche du pont d'Upton, sur la Sevcrn; niais quelques soldats traversèrent sur une poutre dans la nuit : la broche fut réparée, et Lambert passa sur la rive droite avec dix mille hommes. Une suite d'enga^^emeiiis partiels^ niais opiniàtros, élevèrent tour l\ Idiir et rabaissèrent les espérances des deux partis ; la grande attaque fut réserfée par le général en chef pour son jour heureux, le 3 septembre, oh, un an auparavant, il avait défait les Ecossais k Dunl>ar. Le matin, Fleetwood» qui s^était avancé d'Upton à Powick, reçut Tordre de forcer le pas-* sage ân Team, tandis que Cromwell, pour maintenir la commn* nication, jetait un pont de bateau sur la Sevem, à Bunshill, près do confinent de deux rivières. Vers une heure de Tapfèsmidi, pendant que Charles, son bAton de commandement en main, observait de la tour de la cathédrale les positions de Tennenii, son attention futallirif par une décharçe de mousqueterie près de Powick. Il d(^sc(Midit aussitôt, se porta sur le lieu de Faction, et ordonna h Monlgomery tle défendre la ligfie du Team avec une brigade de cavalerie et d'infanterie, et de s'opposer à ce qu'on formât le pont. Après une lutte ifpngtte et sanglante, Fleetwood i^ectua son passage juste au moment eè CromweU, ayant terminé ses travaux, envoyait quatre régiments à son se** cours. Les Ecossais, quoique pressés par des totem supérieures, continuèrent la résistance la pkis acharnée : ils disputèrmil ehaque champ , chaque haie , chargèrent k plusieurs reprises avec la pique pour arrêter la marche do Tennemi, et animés par les cris des combatlanls sur la rive opposée, ils tAchèrent de prolonger le combat dans le vain espoir qu'eu occupant les troupes de Fleet-
1. G'otiiitnt lord i'alljoi, rils du comte dv Shrew.sbury, ^ avec envircju tli» che- TAilx; M. Morvin Touchet, sir John Packinfzton, sir Walter Blount, sir Ralph Clarc, M. Ralpli Sheldon de Beoly, M. John Washbiirn de "Wirhinl'ord, avbr cUevftuxi M. Tboma;i Uomyhold du BlaQkmore-Park , a¥ec 40 chevtiux^ . IliOBiat Acton, M: Bobert Blount de Eentwidc, M. Boberk Wigmore de LvotoB, M.F. K&otifàfa, M. Peter Blount, et divwt mtrei.» Befcoifllr 10.
971 HISTOIRE D'ANGliBTBME.
wood, ils assmeraieiit la victoire k leurs aiiiis, qui étaient aux |>rises avec (^runiwell.
(le coniiiiandarit, dès qifil eut assuré la conîinuniealion sur la rivière, fit jouer une batterie de gros canons sur le fort lloyal, ouvrage élevé récemment pour couvrir la porte de la ville appelée Sidbury, et il conduisit ses troupes en deux divisions h Perrywood Qt à Red-UiU. Charles crut le moment favorablQ pour défaire une moitié des forces de l'ennemi, tandis que Vautre moitié en était séparée, par la Seyem. Suivi de toute son iniant^ie disponible, de la compagnie de cavalerie du duc de Hamilton et des volontaires anglais, il s'avança pour attaquer les ennemis dans leur position, et cnniballit h la lèle des montagnards avec le courage d'un prince qui joue sa vie pour gagner une couronne. La fortune favorisa ses premiers etiorls. Les régiments de milice cédèrent au choc, et les canons de l'ennemi tombèrent au pouvoir des assaillants. MaisCromwell avait placé en réserve quelques bataillons de vétérans. Ils rétablirent le combat; et les royalistes» à leur tour, commencèrent à se retirer. Cependant ils se maintenaient en bon ordre, profitant de tous les avantages de terrain pour arrêter Fennemi, et attendant avec anxiété l'assistance de leur cavalerie, qui, sous les ordres de Leslie, était restée dans la ville. Quelle en fut la raison , on Tignore ; mais cet officier ne parut sur le champ de bataille qu'après la perte de la bataille ; et Pinfaulerie, ne pouvant résister aux forces supérieures de Tennenii, * s'enfuit en désordre vers la j>orto pour s'abriter sous le fort. Les fuyards se rallièrent dans Friar-stroet , et Charles, courant h cheval au milieu d'eux, cherchait de la voix et du geste h ranimer leur courage. Pour toute réponse, ils baissaient la tête ou jetaient leurs armes. «Tuez-moi donc, » s'écria le malheureux prince, « pjlutôtque de me laisser vivre pour voir les tristes cour » séquences de cette journée. » Mais son désespoir fut aussi impuissant que Pavaient été ses prières, et ses amis Tavertirent de pourvoir ï sa sûreté, car rennemi avait déjà pénétré dans Jes ronrs.
Nous avons laissé Fleelwood sur la l ive droite, poussant lentement les Ecossais devant lui. A la fin ils abaïuivinnèrent tout espoir de résistance; leur fuite lui ouvrit la route de Saint-John, dont le timide commandant céda à la preujière sommation. Sur l'autre rive, Cromwell emporta le fort d'assaut, en passa les défenseurs, quinze cents hommes, au fil do l'épée, et en tourna les batteries contre la ville. Il à'y mit un désordre irrémédiable, et