‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 115 sur 276 · CHAPITRE CINQUIÊNC · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÊNC

rcmienii commença a s\v répandro par le quai, la coUino du clu\tcau et la ])nrto Sidbury. Charles n'avait pas un moment a perdre. Se plaçant au milieu de la cavalerie écossaise, il prit la route du nord par la porte Saint-Martin, tandis que quelques officiers dévoués, avec les cavaliers qui osèrent les suivre, chargeaient dans Sidburj-street du côté opposé^. Ils accomplirent leur dessein. Le parti du loi évacua les murs, tandis qu'ils arrêtaient la marehe etdétouroaientrattention de Pennemi. Le soleil était côuGié, et avant la nuit toute résistance cessa. Le colonel Drummond rendit la colline du château sans conditions ; les fantassins de la rue furent tués ou menés prisonniers dans la cathédrale, et la ville fut abandonnée, dans les ténèbres de la nuit, à la licence etTrénée des vainqueurs*^.

Dans cette désastreuse bataille, les morts, du c«Mé des royalistes, s'élevèrent à trois mille hommes, les prisonniers à un plus grand nombre encore. La cavalerie s'échappa par c<»rps séparés; mais elle était si découragée, si éperdue, qu^elle se. rendit sue» cessivement aux partb plus faibles qui la poursuivaient. Beaucoup d^oiAâers de distinction essayèrent, seuls et déguisés, de se saaver à travers le pays ; mais les Ecossais furent universellement trahis par leur accent, tàndis que les 'Anglais s'échappèrent pour la plupart Le duc de llamilton avait été mortellement blessé sur le champ de bataille ; les comtes de Derby, de Kothes,

1. C'étaient le comte de Gleveland, sir James Hamiltoa, le colonel Gareleit, et les capitaines Hornyhold, Giffleird et KemUfi. Boseobél, 80.

9. Voyez Blount, Boscobel, 14-25. Whit. fiW, 608. Bâtes, Pari, ii, 891. Pari.

Hist. XX, 40, 44-55. Luddlow, i, :n 1. Ki. n de plus inexact que le récit de celte bataille par Clarcndon , m, 409. Même Cromwell avoue que «ce fut pendant quatre ou cinq heures une lutte aussi rude qu'il en eût jamais vue.» Pari. Hist,

8. Ainsi le duo de Bnokinghain fot eondoit, par im charpentier nommé Mat-

thews , h Bilsirop , et dv là à "Brooksljy, résidence de Indy Villicrs , d;in.s le Leicestersliire , lord Talbot atteignit la maison de son père à Longford, assez, à tenii ^ jxjur se cacher dans un endroit lecrel, «ont on des appenw». Ceux qui le poursuivaient trouvèrent son cheval encore sellé, et le cherchèrent vainement pendant quatre ou cinq ^ours. May fut cache \\nfil et un jours dans un grenier a foin, appartenant a Bold , laboureur de Chessardine, qui pendant tout ce temps avait un détachement de soldats logés chez lui. Boseobrî, 35-37. Parmi les prisonniers, huit subirent la mort, par juperaent d'une cour martiale siégeant à Ghester. Un d'eux était le vaillant comte de Derby, qui allégua que le capitaine Edge lui avait accordé quartier, et que le quartier deyait être respecté par une cour martiale. On répondit ipTon ne pouvait accorder quartier qu'à des ennemis, et non à des traîtres. 11 olTrit de livrer son île de Mon en échange de sa vie, et implora, dans une pétition, «la merci de sa grâce le lord général et du parlement.» Mais sa pétition ne fut remise par Lenthall (pie lorsqu'il était trop tard. Elle fut lue à la chambre la veille de soji exécution, qui eut lieu àJBolton, dans le Lancashirc , le 15 oct. 1G51. Siate Trials^ v, 294. He«th, 809. Joam. de Leieester, ISl. Jo^w»^ 14 oot.

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974 HlftTCmB D'AN6LBT«IEE.

de Cleveland, do KoUy et de Laiiderdalo ; los lords Situ lair, Keninure et Grainlison, oi les généraux Leslio, Mossey, Middleton et Montgouiery furent faits prisonniers h dillérentes époques et en diilérents lieux. iMais la rdchercba la plus iptéreasaute était relative au sort du jeune prince. Quoique le parlement offrit [10 sept,] une récompense de mille U?res k qui le livrerait, et piononçAt lea pamet dt la trahison oontre cmix qui loi donne-» raient aidle ; quoique dei détacbemente de oevalme et d^infants» rie parcourussent les comtés adjacents, k la piste d^uhe proie si précieuse ; quoique les magistrats eussent Tordre d^arrèter Urate personne inconnue, et d'exercer une stricte surveillance sur les ports de mer de leur voisinage, on ne put découvrir aucune trace de sa fuite, aucun indice de sa relraiie. f.es semaines se succédaient : ou savait le sort de presque tons les antres personnages marquants; celui de Charles Stuart restait un mystère impénétraUe. Ëuiin» lorsque ses amis et sas ennemis le croyaient tué par des paysans ignorant sa personne et son rang, arriva la nou* yelleque, le 17 octobre, quarante^quatre joun après la bataille, il avait débarqué sain et sauf h Féoamp, sur la côte de Nor* mendie.

Le récit de ses aTeftturaa, h cette époque d^aniiété et de dé*

tresse, offre des exemples frappants d^évasions raira(mleuses âm

roi, et de fidélité inébranlable de la part de ses adhérents. Pendant la nuit qui suivit la bataille, il se trouva au milieu de la cavalerie écossaise, ( orps trop nombreux pour éluder la poursuite, et trop découragé pour repousser l'ennemi. A la faveur de Tobscurité, il s'en répara avec environ soixante chevaux; le comte deDeri>ylui recommanda, diaprés sa propre expérience, la maison de Boscobel comme une retraite sûre ; et Charles Giffardse chargea, avec Taide de son domestiqtte Yates, de le conduire à Whiteladies, autre maison appartenant à mistrass Cotton, et peu éloignée de Boscobel, Le matin de bonde heure [4 sept] , après faityingt-cinq milles )i cheyal, ils atteignirent Vndteladies, et, tandis que les autres se reposaient un instant de leur fatigue, le roi se retira dans une chambre du fond pour se préparer au rôle qu'on lui avait conseille de prendre. On lui coupa les cheveux au raz de la trtc , on lui teignit les mains et le visage, on échangea ses habits contre les vêtements grossiers et usés d'un ouvrier, et une pesante coignée dans sa main aonon^ sa prétendue profession. Au lefvr du soleil, le peu de gens qui étaient dans le socret prirent congé dA lui en pleurant, et, (imnt mon*

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