‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 131 sur 276 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

propre connaissance, les allégations dos ambassadeurs [17J ; proposa do nommer une cour d'enqiièle composée d un nombre égal de connnissaires de chaque nation, et d'itilligor une punition exemplaire à l oftlcier qui serait reconnu avoir provoque l'engagement, et réclama la cessation des hostilités et la reprise de la négociation. Ne recevant pas d'autre réponse que celle qui avait déjà été faite à ses collègues, il demanda ce qu^on entendait par «c réparation et séenrité [25] ; » et on lui dit, par ordre du parlement^ que le gourememait anglais s'attendait k ôtro pleinement indemnisé de toutes les dépenses où Tavaient entraîné les préparatifs et les teniatiTes des Etais, et espérait trouver sécurité pour Favenir dans une alliance qui condlierait las intérêts des deux nations. C'étaient évidemment des conditions auxquelles l'orgueil des Etals refuserait de se soumettre. Pauw dciuiuida une audience de congé au parlement [30J, et tout espoir de réconcilalion s'évanouit ^

Si les Hollandais avaient jusque-là sollicité la paix, ce n'était pas qu'ils craignissent le résultat de la guerre. La mer était leur élément natal, et depuis longtemps leur supériorité maritime était ouvertement ou tacitement reconnue par toutes les puissances de l'Europe. Mais ils jugeaient si^ment qu'aucune victoire snr mer ne les dédommagerait des pertes qu'ils auraient à essuyer par suite de Textinction de leur pôche et delà suspension de leur commerce'. D'un autre cdté, il était heureux pour la république que les déprédations du prince Rupert eussent tourné l'attention des chefs sur les affaires maritimes. Depuis quatre ans, sa flotte était en activité; les officiers et soldats étaient animés du même esprit de liberté civile et d'enthousiasme religieux qui distinguait l'armée de terre ; Ayscue venait d'arriver avec une puissaote escadre, après avoir soumis les Barbades, et on avait ordonné d'équiper cinquante vaisseaux de plus, chose facile h une époque ok tout vaisseau marchand capable de porter des canons pou«- ▼ait| avec quelques changements, être converti en vaisseau de guerre' [19 juillet]. Ayscoe, avec la plus petite partie de la fk)tte,

l« Compmm la déclaration du parlement du 9 juillet avec celle des Etats- Généraux des 23 juillet, 9 août. Voyez aussi "VVhitelocki 537. Heath, aiô-d89.

Les Jotirn. 5, 11, 35, 30 juin, et Leclerc, i, :U8-:i.>l.

3. La pèche employait, de dilïereutes manières, cent mille personnes. Leclerc y 8S1.

8. D'après une liste de raisseatiz tuarchandt lonés, convertis en Taisscaux de

{.'UL-rrc, il paraît qu'un vaisseau de 000 tonneaux faisait un vaisseau de fjuerre de 00 cauoju»} un do 700 tonneaux, un vaiiseau de guerre de 46; un de 400, un de

318 Ul^iipmt W AINGLtTtlUVE,

xfiSlA «a Aogteter^ jMMir éonaar U Manche. Blake fit Toile vers le nord, captura Tescadre chafi^éd de protéger les bâtimentg 40 pdcèe boUaàdAM, eitgta des btcques la droit du dixièflie Imitiigf et 1m leoTC^a daos leur pays, avec déCense de pêcher eueore sans une p^rmiesioa du-goaTeruemeot aogkis.SiuroeBeBlrefairlee) Va» Tromp partit du 1mA avee soîiante-diz Taisseaux de guwre. On s'attendait en Hollande h le voir balayer la flotte an* glaise de la surfai u de l ()( éaii. Sa preinière tentative fut de surprendre Ayscuc, qui fut sauvé par un calme suivi d'un change mont de vent. Il fît ensuite vuilc vers le nord, a la rechercliede Blake. Mais sa flotte fut dispersée par une tempête; cinq doses frégates tombèrent aux mains des Anglais, et, à son retour, il fut accueilli par les murmures et les reproches de la populace, indi'gné d'un traitement qu'il o'avait point mérité, il justifia sa €Oii«duite de veui les fitaÉe, el denna sa dénisiion ^ .

De Ruyter,'nom presque aussi célèbre sur rooiaa, hA nommé son suooesseur. Cel olMec fit raie ters rentrée de k j^ancfae, ]HÎt sûHssa eooduite mm flotte de Taiîmeauxmardiands, etèeon retour fut attaqué par Ayscue arec des forces ^ peu près égales. Le commandant anglais passa au travers des enneniis, et fut suivi de neuf voiles : le reste de la Hotte ne prit aucune part a Taclion, et le convoi s'échappa, ('o n'était point la faute dWyscue, mais Celle de ses ofli< iei s inf<'neurs ; mais le conseil saisit cette occasion de le mettre do côte, non qu'il doutât de son courage ou de ses talents, mais parce qu'il le soupçonnait d'un penchant secret pour la eease royale. Aûn de le coûMler de sa disgrâce, on loi fit un préeeut de trois cents livres, aToc un don de terres du mime levemi innnnl en Irlande 9.

De Witte ee joiguîiakxe è de Ruyier, el prit le commandement, ffiiake aoœpla la bntaiUe, et k nuit seiile séparâtes combattants [îë sept.]. Leiendemeki matin, leeHoHandaiss'eniiifent, et furent poursuivis jusqu'à Gorée. Leurs vaisseaux étaient en général de plus petite dimension, et tiraient inoins d'eau que ceux de leurs adversaires, qui n'osèrent pas les suivre au milieu des nombreux bancs de sable dont la côte est hérissée

Blake, supposant que les opérations naTales seraient suspen-

34 ; de >.^00, de 20 ; de lUO^ de 10; de GO. de 8 j et qu'où allouait euTiron cint^ ou 9ix luniimaifareMoii. Jowm. w sal iSSl.

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