Joum. 91, 93, 28 janvier
3* C'est ainsi qu'ils sont perpétuellement appelés dans la correspondance des ToyaUstei. Lettres de Carte, i, 447, 469; ii, il. Les domestiques de Strickland
furent attaqués à sa porte par six cavaliers l'épêe à la main ; une tentative fut faite pour entrer de force dans la chambre à couclier de Saint-John ; Edouard, fils de la reine de Bohème, traita publiquement les ambassadeurs de coquius et de chiens: et le jeune dac d'York, rencontrant par liasard Saint-John, qoi refusa de lui céder le pas, arraclia le chMpoau rainb.issadeur <lc dessus sa tête, et le lui jeta à la face, en disant : «Apprends, parricide, a respecter le frère de » ton roi. — Je dédaigne,» répliqua celui-ci, cde reconnaître aucun de tous. y> race de vapabonds. " Lo dur tira son épee, mais l'intervention det Spectateun enipc>clui qu'il n'arrivât malheur. Nour. hist.Farl, m, l,:i(U.
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explication de la confédération proposée, présentèrent un contreprojet [14 jaio] ; mais, tandis que les différents articles étalent encore en discussion, la période fixée par le parlement expira, et les amliassadeurs partirent. Ce fut alors un sujet de contestation de sayolr h qui on deyait la rupture de la négociation. Les Hollandais blâmaient les manières brusques et hautaines de Saint- John et de son collègue; les ambassadeurs accusaient ^s Etats d'avoir suscité à dessein des délais, afin de ne pas se commettre par un traité avec la république avant d'avoir vu l^issue de la lutte entre le roi d'Ecosse et Oliver Cromwell K
Peu de temps après, cette lutte fut décidée à la bataille de W'orcester, et les Etats consentirent à jouer à leur tour le rôle de solliciteurs. Leurs ambassadeurs arrivèrent en Angleterre dans . rintention de reprendre la négociation au point oil elle avait été interrompue par le départ de Saint-John et de son collègue. Mais les circonstances étaient changées ; le succès avait accru les pr^ tentions du parlement, et le Uon britannique, au lieu d^éviter le lion belge, aspirait à essayer ses forces contre lui. D'abord on visita les vaisseaux marchands hollandais sous prétexte de chercher les munitions de guerre qu'ils portaient h Tennouji; puis, sur b's représentations de cerlains négociants qui croyaient avoir été lésés par la marine hollandaise, on accorda des lettres de marque à plusieurs individus, et plus de quatre-viii;zls prises entrèrent dans les ports anglais^. En outre, on avait adopté [9 oct.] et mis à exécution l'acte de navigation par lequel il était décrété qtt^aucunes marchandises proTenaht d'Afrique, d'Asie et d'Amériqiie ne seraient impottées dans ce pays sur des vaisseaux qui ne seraient point la propriété de TAngleterre ou de ses colonies , et qu^aucun produit ou matière travaHlée d^aucune partie de l'Europe ne serait importé, sinon sur des Taisseaux appartenant a l'Angleterre, ou au pays dans lequel ces marchandises seraient le produit du sol ou des manufactures 3. Jusque-là, les Hollan-
1. ïhurloe, 17», 1^3-195. Heath, 385-987. Lettrea «to Carte, i, 464. Joura. de Leicester, 107. Bût. Pari xz, 496.
t. njMmh probable que les lettres Ae marque ne furent poinl accordées contre les HoUandais, mais contre les Français, comme on le faisait depuis quelque temps, el que les navires hollandais furent retenus sous prétexte qu'ils avaient des marchandises françaises à bord. « Suivant les prétextes de représailles ooBira lat Fraoçdii ei auim. » Domont, ti, ii, ai.
3. On fit une exception en faveur des denrées des mers du Leyant, des Indes- OrienlaU's, et des ports d'Kspapne vt <le Portufral , (jui seraient importées des lieux ordinaires de commerce. Quoiqu'elles ne fussent point le produit du sol de ceadita liens. La peine était la conlBscation do vaisseau et de la cargaison»
CliAriTKE SIXIEME. àià
dais avaient été les voituriers ordiaaires de TË^rope : cet actei né du ressentiment de Saint-John, supprimait une branebd importante et lucrative de leur prospérité commerciale; et la première mais inutile demande des ambassadeurs fut que, si on ne le- rappelait pas, on le suspendit dn moins pendant la négociation.
Les négociants hollandais ayaient sollicité la permission de
s'indemniser par des représailles; mais les Etats ordonnèrent d'équiper une flotte nombreuse, ot annonceront à loulrs les puissances voisines que leur objet n'était punit de faire la guerre, mais de donner protection à leur commerce. Le conseil d'état reçut cette communication comme une menace ; les vaisseaux de guerre anglais eurent ordre d'exiger dans les détroits qu'on rendit le même honneur au pavillon de la république qu'on rendait jadis h celui du roi, et Ton rappela aux ambassadeurs les demandes d'une indemnité pour les pertes essuyées par les Anglais dans te IndeHMentales , de la liberté du commerce de Hidiu^ ton à ÂnTers, et dn dixième des harengs dû par les pêcheurs hollandais pour la pènnission d'exorcer leur métier dans les mers britanniques.
Les conférences étaient encore pendantes, lorsque le Commodore Younfï rencontra une flot te de vaisseaux marcha mis hollandais sous escorte dans laManclie [12 mai 1652], et, après une action très-vive, il força les vaisï-eaux de guerre de saluer le pavillon anglais. Quelques jours après [18], le célèbre Van Tromp parut avec quarante -deux voiles dans les Dunes. Ses instructions étaient de se tenir è une distance convenable de la côte d^ Angleterre, de ne provoquer ni éviter les hostilités, et de sahier ou de ne pas saluer k son gré ; mais de ne consentir, pour aucun motif, au nouveau droit de recherche ^ Yis-è-visde Bourne, le oommandwi^ anglais, il excusa son arrivée en disant qu^il ne venait dans aucun dessein hostile, mais par suite de la perte de plusieurs ancres et câbles sur la côte opposée. Le lendemain [19], il rencontra Blake à la hauteur du port de Douvres; une action s'engagea entre les commandants rivaux, et le soir, lorsque les ilottes se séparèrent, les Anglais eulevèreut deux vaisseaux de
une moitié au profit de la république, l'autre au profit du dénonciateur. Nouv, lRf#.F«H. 111,1874. ^ -» '
1. ÏJtà»tc, i, 3}ô. t» Hf»Us»dsii pWAliient armr ailcggé «oe la ttlut éuii jadis renaa au roi et non à la nation.
trente canons, dont Tun fut emmené par eux, et l'autre abaudonné a cause du. mauvais état où il avait été mis.
Il était assez important de savoir quel était Tagresseur. Blake affirma que Van Tromp était venu gratuitement iosul ter la flotte anglaise dans ses propres parages, et avait provoqué rengagement en lAchant la première bordée. Le Hollandais répliqua qu'il . croisait pour la protection du commerce; que le temps Tavait poussé sur la côte d'Angleterre ; qu'il ne songeait pas à combattre, jusqu'à ce qu'il eût reçu le feu de Blake, et que, durant Faction, il s'était tenu soigneusement sur la défensive, quoiqu'il eût pu, en raison de sa supériorité de forces, écraser les assaillants*.
Le lecteur pensera probablement que ceux qui se soumettaient h solliciter la continuation delà paix no furent point les premiers h commencer les hostilités, immédiatement après ce combat naval, le conseil ordonna aux commandants anglais de poursuivre, attaquer et détruire tous les navires appartenant aux Provinces- Unies ; et, dans le cours d'un mois, plus de soiiante-dix vtisseaux marchands, indépendamment de plusieur& vaisseaux de guerre, forent capturés, échoués, ou brûlés. Les Hollandais, au contraire, s'abstinrent de représailles ; leurs ambassadeurs assurèrent trois fois [24, 27 mai, 3 juin] au conseil que le combat avait eu lieu à leur insu et au profond regret des Etats ; et chaque fois ils réclamèrent instamment contre l'adoption de mesures précipitées et violentes, qui pouvaient entraîner des consé([uénces hautement préjudiciables aux deux nations. Ils reçurent une réponse qui, en admettant comme prouvé que les États avaient l'inlentiou d'usurper les droits de l'Angleterre sur mer, et de détruire dans sa marine le rempart de ses droits, déclarait qu'il était du devoir du parlement de demander réparation pour le passé et sécurité pour l'avenir^.
Bientôt après, arriva Pauw, le grand pensionnaire [il juin}. Il confirma, par les protestations les plus solennelles d'après sa
1. Le grand argument du parlement dans sa déclaration est celui-ci : Tromp sortit de sa roate pour rencontrer la flotte anglaise , et fit feu sur Blake sans
provocation; les Etats ne le punirent pas, mais lui conser\ èrent le commanderaent. Donc il agissait d'après leurs ordres, et la guerre lut commencée par lui. De l autre côté, on contestait chacune de ces assertions. Tromp donnait les raisons (jui l'avaient conduit dans les eaux de la flotte anglaise ; et les Etats affirmaient, d'après les dépositions faites devant eux, que Tromp avait ordonné de baisser les Toiles, et s'occupait de faire préparer sa ciialoupe pour complimouter Vamiral anglsis, an moment où il reçut une bordée de l'impatience de Blake. Dumont, vi, p. xi, 88. Lederc, i, 315, 817. Basnage, S54. Heatb, 315^.
si. Ueatb, 890, ^1.