‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 136 sur 276 · Challoner, u, 846. Ms. en ma pofiscssiM. Voycs note (U · texte numérisé non relu

Challoner, u, 846. Ms. en ma pofiscssiM. Voycs note (U

2. En IG'O. les rentes annuelles des catholiques, qui étaient an pouvoir dos Réquesirts , lurent évalues à 0^048 1. 17 s. 3 3/4 d. Il faut remarquer toutefois 4M tMÉro oomtés n^y étàksiA point couptiê» Jonni» 17 déo»

S. Gomme prcfQTe, on me permettra de ctter l'exempte dfime servtnto csOtolique, orpheline, qui , en duc-sept ans de lervioe, à sept nobles par an, aTaft

CHAPn'KK SKmÉMK. 38!

ItMiiciil oO juin [iyxl] l»?ll(v in(iulgom (< ijuo Ton jui^fraii « compatible avec la paix publique et leur subsiï^tance confuiiablo dans iMr pays natal. » (^n lut la pétition : sir Henry Vane parla en sa ftiveur ; mais la chambra foi sourde a la voix de te raison et de rhmÊMmUéj et leor pnàte pow olHeiiir da soidagettent futr^lée aireeiadtgttaiien*.

CHAPiïRË SEPTIEME.

LB PROTBCTOlUT.

Cromwell conToqoe le < petit parlement. » ^ Il le disfout. — H se fait protecteur. — Sesmission des royalistes d*Eoowe. — Paix «rec la HoUande. —

Nouve;ui parlfincnt. — Sa dissolution. — Tnmurectlon en Angleterre. — BMp» ture avec l'ii^spagne. — Troubles eu Piémont. Traité avec la France.

QulcoDque a étudié le caractère de Gromwell aura remarqué quelle peine il prenait pour cacher ses véritables desseins h ses parlîaiiis. S'il en faut ^oire ses assertions, il ne nourrissail au» cune de ces pensées audedenses qui agitent le sein des ambi« tieux ; k consciettoe de sa faiblesse le faisait reculer devant la iespons6l>ililé du pouTW, et, à diaque pas ({u'il fusait vers k grandeur, il affectait de sacrifier ses goâto au jugement et )k Pimportunitédcs autres. Mais, en dissolvant le dernier parlement, il avait dévié de sa règle ordinaire do conduite : il avait été forcé de se mettre hardiment en avanl par l opiniâtreté ou la politique de ses adversaires, qui, depuis un an, triomphaient de ses intrigues, et se préparaient à adopter un arto qui allait lui susciter de nouveaux ol^cles. Mais, maintenant qu'il avait pris de force ks rênes du gouTeiaement, il lui restait h décider s'il les garderait dans ses àiains, ou s'il les remettrait à d'autres. 11 préféra ee dernier parti; car te tempe n^était pas encore mûr : il voyait

éeoMMBrtsé 991iT. Les séquestrée, ayant découvert ebeaqai elle avait déposé son arfîent, en pri-ont los deux licrs, 13 1. 6 g 8 d., pourVasagedo l;i républifine, et lui laissèrent le reste, 6 1. 13 s. 4 d. En mars 1062. elle en appela aux cummismdrea de HaberdaÉhertfhsll , qui répondirent cprfls ne povraleirt rien faire pour elle, à moins «ju'ollf ne in .'HÙt le serment d'abjuration. Voyez ce cas et beaucoup d'autres; dans le < Modérateur chrétien, ou la persécution pour cause de reUgion condamuce par les lumières de la nation , la loi do IHini et le té- BMisvaecd» Boapropraifrineipea. » P. 77-84. Londres, ISGd.

1. Joum» 80 juin 1669. Cette pétition est dan Ifodérateor éliftétteni 0».

m HISTOIRE D'ABIGUmUE.

que, parmi les officiers qui se soumotlaiont aveuglément à être les instruments do sou ambition, il y eu avait plusieurs qui abandonneraient leur idole, dès qu'ils lui supposeraient le projet de délruiro la liberté publique. Mais, s il renonça au pouvoir pour le moment , ce fut de manière à conservée lespoir de le reprendre sous une autre forme, non pas comme conquis par l'épée du soldat, mais comme déposé dans ses mains par la décision du parlement. ^

Il ne pouvait échapper à la sagacité du lord général que les ûmatiques, k Taide desquels il arait renversé le dénier gouvernement, n^étaient point des hommes à qui Ton pût confier les destinées des trois royaumes : cependant il crut de son intérêt de les bercer de leurs folles idées de réforme civile et religieuse, et de se laisser pour un temps guider par leurs conseils. Leur première mesure [•2"2 avril | fut de publier une justificalioîi de leurs actes Ils declarèrerït le long parlement incapal)le « do répendre aux lins que Dieu , son peuple et la nation entière attendaient. » S'il lui eut été permis de siéger un Jour de plus , il aurait (( d'un seul coup jeté dans la poussière les intérêts de tous les honnêtes gens et de leur glorieuse cause, d A sa place, le conseil de la guerre allait « appeler au gouvernement des personnes d^une fidélité et d^une honnêteté prouvées, » et, en conséquence, il requérait <c les ministres et les officiers publics de se rendre h leurs postes respectifs , )» et conjurait a ceux qui craignaient et aimaient le nom du Seigneur de le solliciter jour et nuit en leur faveur 2.

Tls s'occupèrent ensuite d'établir un conseil d'étal. Les uns proi>osaient qu'il fut composé de dix membres, d'autres de soixaiitO'dix , sur lo modèle du sanhédrin dos Juifs, et d'autres de troi/o, on imitation du Christ o( do ses douze apôtres. Ce dernier [irojot fut adopté comme également en rapport avec les Ecritures et plus convenable. A Gromwell, nommé lord-président, on adjoignit quatre jurisconsultes et huit officiers supérieurs, en sorte que l'armée conserva toujours sa prépondérance, et que le conseil d^état devint de fait un conseil militaire.

A dater de ce moment, on aurait été embarrassé, pendant

1. Imprimée iNir Henry HOls et Thomas Brewtter, imprimeun de Vannée ;

9. Ludlow, 11, 24. Thiirloe, i, 9^0, 305 Sir H. Vano. après tous les affronts qu'il uvait essuyés, reçut rolVn' d'une phice au conseil; mais il répondit <jue, quoique le règne des saints fût commencéf U difléferaift d*j prendie pwt JOB* qu'à ce qa'U alUU «u ciel. Tluurloe, i» 365.

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CUAITIKE SEPTIÈME. 333

quelques mois, de dire où résidait le pouvoir suprême. Quelquetmis des juges furent remplacés par d'autres; on nomma de nouveaux, commissaires du trésor et de Tamirauté; on prolongea même de six mois Pimpôt mensuel de cent vingt mille livres, et cependant, ces actes et autres smnMables , qui tous étaient du ressort de la plus haute autorité de Fétat, paraissaient émaner de différentes sources : ceux-ci du conseil de la guerre , ceux-lk du conseil d'état; et plusieurs du lord général lui-même, tantôt do Tavis do Tun ou de Tautre de ces conseils, tantôt sans Favis d'aucun d'eux ^

A la même époque, Fesprit public était agité par les bruits les moins fondés et par l'apologie des projets les plus contradictoires. Un jour; on prétendait que Cromwell avait offert de rappeler la famille royale, à condition que Charles épouserait une de seslilles; le lendemain, quMl avait Tintention de monter luimôme sur le trône, et qu'à cet effet il avait déjà {«éparé les insignes de la ToyauÀ. Ici, on sollicitait des signatures sur une pétition pour le rétablissement de Tandenne constitution ; Ik , pour un gouvernement par des parlements successifs. Dans quelques adresses, les signataires se déclaraient convaincus de la nécesssité de la dernière dissolution ; d'autres demandaient que les mernbics eussent la faculté de rentrer dans la chambre, dans le seul but de se dissoudre légalement de leur pr(>[tre autorité. Le lord général continuait cependant de porter le masque de rhumilité et de la dévotion ; il priait el prêchait avec plus de ferveur que de coutume, et sa piété était récompensée, au dire de ses confidents, par de fréquentes communications avec le Saint- Esprit 2. Au mois de mai, il passa huit jours en consultations secrètes avec son divan militaire» et le résultat fut une détennination de convoquer un nouveau parlement, ma» un parlement modelé sur des principes inconnus à Thistoire de la nation anglaise ou de toute autre. Ce devait être un parlement de saints , d'hommes qui ne se seraient point offerts comme candidats, ou n'auraient point été choisis par le peuple, mais dont le principal titre serait la sainteté de la vie, et qui seraient appelés par le conseil aux fonctions de législateur. Dans cette vue, les ministres prirent Tavis des (( églises congréganistes » des divers comtés : les rapports contenaient les noms des personnes a ûdèles, crai-

1 \A hitelock, 556, 557, 550. Joimi. de Leiceiter, 149. Jftfre. PûHt. n* l&t. 3. Xhurloe, i, S56» 980, SOS.

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gnant Dieu et haïssant la conroitise, d qui étaient jagées proproe à ce haut et important mandat. Et dans le nombre, le conseil, en présence du lord général, choisit cent trente-neuf représentants pour PAngleterre , six pour les Galles , six pour l'Irlande et cinq pour rr>osse *. A rharmi trcux, on nivoya nno ordonniinro de convocation, signée de i'ronîwell, rcqiH'raiit sa présonce personnelle h Wlîitohall, un rorfaiii jour, ponr arrepter le mandat et remplir Toffire de nieiiibro pour quelque endroit particulier. Le lecteur peut juger de la surprise avec laquelle beaucoup d'entre eux reçurent ces ordonnances. Cependant, sur la totalité, il n'y en eut que deux qtii refusèrent : la plapart regardèrent ce mode fort extraordinaire d'élection comme une prenye suffisante que c^était le ciel qui les oonroqnait

Au jour marqué, le d juillet, cent fingt et un de ces fidèles et saints hommes se rendirent dans la chambre du conseil de Whitehall. Ils s'assirent sur tles chaises autour de la table , et le lord général prit place près de la fenêtre du milieu, tlanqué de chaque côté d'un corps nombreux d'ofliciers. 11 s'adressa debout h la compagnie, et ses admirateurs crurent, et peut-être le crut-il luimême, (( que l'esprit de Dieu parlait en lui et par lui. » Ayant justifié dans un long récit la dissolution du parlement, il félicita les personnes présentes de la haute mission h laquelle elles étaient appelées. Mes ne l'avaient point briguée. Elle leur était Tenue de Dieu par le choix de Tarmée, le canal ordinaire par lequel, dans ces derniers temps, 1^ divines miséricordes araient été dispensées \ la nation. H fie voulait point leur imposer, mais les prier « d'exercer le jugement de merci et de vérité, » et d'être « fidèles aux saints , h quelque degré que ces saints pussent différer d'eux touchant les formes du culte. Son enthousi.isnie s'entlammait en avançant, et les visions de ra\ onir commenceront a se dévoiler h son iinaf^ination. Il était, s'ccria-t-il, merveilleiix à ses regards : ils étaient appelés à cond)attre avec l'.Vgneau contre ses ennemis; ils étaient arrivés au seuil de la porte, au bord des promesses et des prophéties ; Dieu était sur le point de retirer son peuple des profondeurs de la mer, peut-être de con-

j. Thurloe, i, 395. ComMm la liste det aigftlirai cUuu Heath (SfiO) wrtù las

9 Thurloe, I, 371. Whitelock, 547. «Ce fut une gi'an^l^ satisfactton et im grand encouragement pour plusieurs que leurs noms eussent été présentés, pour ce service, par les églises et autres suintes per.sonnns. ^ Exacl relation oj ihe proe0ed4ng$j eko., of ihe Uut parliammt, 1654, p.

dttire les Juifs à leur sUtiua hors des îles do la nier, a Dieu , »• t'écria-t-il, « secoue les montagaesi el elles ebsBCdleiii; Dieu a use haute montagne aussi , et sa montagne est oomme eelie de Baàum; et les chaiiots de Dieu sont vingt mâle anges; el Dieu iMbiten sur eette montagne à jamak. » A la fia c de oe grafe, daMm et opportun diMours, » il plaça sur la taUe un aote signé de sa main et soellé de son seean , qui leur oonflait l'autorité suprême pendant l'espace de quinze mois, a partir de ce jour, laquelle serait transmise ensuite par eux à une autre assemblée, dont ils auraient choisi jjrealableiiicnt les membres *.

Le lendemain fut consacré par les nouveaux représentants h des pratiques de religion, non dans aucune des églises de la capitale, mais dans la salle où le dernier parlement avait coutume de siéger. Treize des plus doués d'entre eux prièrent successivement, et prôeiièrent de huit heures du matiu à six heures du soir, el plusieurs affirmèrent a n*a?oir jamais deéeur vm joui autant de Fespril et de la présenee du Christ dans aueune des assemUéee et des pratiques ée religion , qu'ils Tavaienl lait ce jouNlk. a Comme c'était uniquement à sa réputation de sainteté supérieure que la majorité des membres devait son élection, le lord général s'attendait probablcnieiii h peu d'opposition à ses mesures ; mais ils ne se furent pas plus tôt mis h la besogne, qu'il eut lieu d'être alarmé de Tactivite et de la résolution qu'ils déployaient. Quoiqu'ils no se distinguassent pas par leur opulence, c'étaient des hommes d'une fortune indépendante'^. Durant les dernières révolutions, ils avaient appris h juger par oux-mômes les questions importanlea qui divisaient la nation, et leur ftmatisme, en transformant leurs opinions en oh de eonsdence, y ajoutait une obstination de oaractére qui n'était pas laeile h dompter* Bn^ete Cromwitt lui-même i ito ee eonduisireni tot^onrs aveo rei^eol. Ds l'invitèient, ainsi qae quatre de ses ofltotors, h aiégir comme membres aveo eux, et ils hd firent Voftfe du pidaie de Hampion» court en échange do sa maison de Newhall. Mais ils se croyaleal

1. Proceedmgst n" 197. Pari. Uiit. ix, Pap. d'état de MUion^ lÛ6.CetM dmttre TMiioo wè pwwtt plsi fidèle o^Ua iaiprinée par aatorité*

S. On les a généralement représentée eomme des marehands sans éducaUon ;

et p.'irrc que l'un d'eux, Praise-God Barcbone, était un marchand de cuir dans FleetrIStreet. rassemblée est géneralem^ut CQOiiue sous le num de paritiiut'Ut de Btf^one (Heath, 350) Cependant iStn ffciUt «fmarque que, « sf tira» ifaf aient

pus des fortunes très-considérables, ils en avaient d'in leiiendantes ; qu'elles tfétaient point dclabri'cs ; qu'ils ne devait-nt point de grosses sommes d'cirgeat. et n'a.\ aient pas besuui de privilège et de protection comiue autrefolg. » Èxacï

rilaNo», ;L9. Voyei aiMil wliiteL 669.

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c3(j iilSTOniE D'AiNGL£T£RRB.

•et se montraient les maîtres. Ils dédaignaient de se laisser mener par leiurs swviteurs , et s'ils suivaient souvent i'avis du conseil d'état, aussi souvent ils rejetaient ses reeommandations et ameiH daient ses résolutions.

Un despr^m objets qui fixèrent leur attention fut une contestation, dans UM^uelle le lord général, malgré tout son pouvoir, fut vaincu par la hardiesse d'un simple particulier. Au moment môme oh il espérait recueillir le fruit de sa dissimulation et de ses intrigues, il se trouva inopinément en face de ce même intré* pide et entreprenant démagogue qui, au début de la république, avait publiquement dénoncé son ambition et excité les soldats contre lui. Lilburno , lors de la dissolution du long parlement, avait demandé à Croinwell la permission de revenir d'exil, Ne recevant point de réponse, il arriva h ses risques et périls, — démarche hardie, mais imprudente [iÔ juin] ; car quelle indulgence pouvait- il espérer de c# puissant aventurier qu'il avait si souvent dénoncé k la nation comme « un voleur, un brigand, un usurpateur et un meurtrier ? n Le lendemain de son arrivée dans la capitale, il fut mis à la prison de Newgate. C'était, ce semble, une affiiire qu*on pouvait confier en toute sûreté à un jury. Uacte de bannissement faisait de son retour une félonie, et il n'y avait pas de doute sur son identité. Mais ses anciens partisans ne P abandonnèrent pas dans cette position critique. On présenta des pétitions couvertes de milliers de signatures, et demandant un sursis jusqu'à la rentrée du parlement ; et Cromwell, voulant peut-être en rejeter l'odieux sur cette assemblée, donna son consentement. Lilburne lit une pétition au nouveau parlement ; sa femme en fit une; ses amis des comtés voisins en firent aussi; les apprentis de Londres ne firent pas seulement des pétitions , mais des menaces. Mais le conseil mit sous les yeux de la chambre les dépositions des espions et des délateurs , pour prouver que Lilburne, durant son exil, avait intrigué avec les royalistes contre la république 1, et le prisonnier lui-môme contribua à irriter les membres par la violence de ses publications. Ils refusèrent d'intervenir, et il fut mis en jugement aux assises [13 juillet], oii, au lieu de plaider, il tint ses accusatetu:s en échec pendant cinq Jours de

1. Il paraît, d'après les lettres de Clorciulon de celte époque, nue Lilburne était inûme avec Huckiufiham, et que Buckingham déclarait compter beaucoup tar lui pour le succès de la cause royale ; tandis ûu'au contraire CUnadoB croyait que Lilbuine ne fefttit viin pour elle, et Budcmslkain gaère plnSf Clar, Fap, m, 76, 79, «8.

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