‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 143 sur 276 · CHAPITRE SerTIÈME. d5S · texte numérisé non relu

CHAPITRE SerTIÈME. d5S

rlablie par Dion, nM*onnuo par les lois, cl soulrniu^ pai- les ligiK^ <'t covenant solennels; niais c'élat un lanj^aji^e que ce soldat ne pouvait pas ou ne voulait pas comprendre. Etant monte sur un banCj il déclara qu'il n'existait point en Ecosse d'autorité qui ne fût émanée du parlement d'Angleterre ; qu'il était de son deroir de réprimer toute usurpation de pouvoir, et qu'ils devaient se retirer immédiatement, ou se faire expulser par les troupes quUl commandait. Personne ne fit résistance; on inscrivit h la hâte une protestation sur les minutes, et tout le corps fut conduit par les rues entredeux haiesdesoldats, bla surprise, au chagrin età l'horreur des habitants. Cotterel, à un mille de la cité, les remit en liberté, avec l'avertissement que si aucun d'eux était trouvé dans la capilale passé huit lieures le lendemain matin, ou s'ils s'avisaient ultérieurement de se réunir au delà de trois, ils seraient punis de l'emprisonnement, comme perturbateurs de la paix publique. « Ainsi, » s'écrie Baillie, « notre assemblée générale, la force et » la gloire de notre Eglise sur terre, est éorasée et foulée aux n- pieds par votre soldatesque. Nos cœurs en sont contristés et nos » yeux ruissellent de larmes < . »

Cependant après cela on leur permit de se réunir en synodes et en presbytérats, indulgence qu^ils ne devaient pas à la modé- TdMxm de leurs adversaires, mais à la politique de Vane, qui prétendit quMl valait mieux leur fournir Toccasion de se quereller entre eux que de leur permettre, en établissant une tranquillité forcée, de se liguer contre la république. En effet, les ministres étaient toujours divisés en résolutionistes et protesleurs, et la vi-rulenee de cette (pierelle relif^jieuse paraissait au^rmenter h mesure que les partis perdaient tout pouvoir réel. Les résolutionistes étaient les plus nombreux et jouissaient davantage de la faveur populaire ; mais les protesteurs étaietit ennemis de Charles Stuart, et, par conséquent, sûrs de la protection du gouvernement. Il arriva de la que dans toutes ces luttes pour la possession des églises, . et ces luttes survenaient continuellement entre les deux partis, les protestenrs étaient invariablement soutenus contre la ^oix* du peuple par l'épée des soldats^.

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