Voyez l'introdacUon au Journal de liarton, xxiv-xxxii
2. 11 est à remarquer ((u'eii parlant du despotisme du lonçL parlement, il fait mention du griel même de sou euuemi LU b urne contre ce parlemeut : « £n j>rc-
CHAFrmB SEPTIÈME. 367
que occasion, il siUail irouvé invi ^liiruii pouvoir absolu sur les troupes, ol, i>ar ces troupes, sur les trois nations. Mais, dans chaque occasion, il avait eu h cœur de renoncer à ce pouvoir, et si à la lin il avait acquiescé a rinstrumeut de gouyernemeiiti c'était parce qu'il faisait du parlement un frein pour le protecteur, et du protecteur un frein pour le parlement. Ù ne s^étail pas mis de lui-même dans sa situation prîésente, il en avait Dieu pour té- * moin au-dessus de lui, sa consdenoe pour témoin au dedans, et une nuée de témoins au dehors ; il avait les personnes qui étaient présentes lorsqu'il avait prAté le serinent de fidélité a c( Tinstrument; » les officiers d«' rarincc des tiois nations, qui avaient certifié leur apiirobation jiar leurs signatures; la cité d(î Londres, qui Tavait fêlé ; les comtés, les cités et les bourgs, qui lui avaient envoyé des adresses ; les juges, les magistrats et les sheriiHa^ qui agissaient en vertu de sa commission, et les hommes mômes qui étaient devant lui, car ils venaient Ih pour obéir à son ordonnance, et sous la condition expresse que « les personnes ainsi » choisies n^auraient pas le pouvofr de changer le gouvernement
tel qu^il était établi dans une seule personne et le parlement. Il voulait donc qu'ils sussent que quatre points étaient fondamentaux : 1^ que le pouvoir suprême devait résider dans une seule personne et le parlement; 2** que le parlement devait être successif et non perpétuel; 3° que ni le protecteur ni le parlement seul ne devait avoir le commandement illimité de la force militaire ; et que la liberté de conscience devait être entourée de barrières propres à exclure et l'impiété et la persécution. Les autres articles de Tinstrument étaient moins essentiels; ils pouvaient être modifiés selon les drconstances, et il serait toujours prêt k accepter ce qui serait raisonnable ; mais il ne leur permetp trait pas de âéger, tout en désavouant Tautorité par laquelle ils
Bant à lui le jnjzoment des CftQses capitales et criminelles, lui que jadis on ■'«?alt j&mais v exercer ce ^irriilf|Mlelaire. > Il seatieui faÉtéiinent que ce
parloment vuuiaii.se perpétuer en remplissant les vacances à mesure qu'cUes survenaient, et avait fait plusieurs démarche» auprès de lui pour obtenir son oonientemeiit II ajoute . « Lea pauvres hommes, sons ce pouvoir arbitraire, étaient n.cn/' < ( Kniinc des troupeaux de moutoM, ^JUarante en une mnlinée, à laeontiscaii n «le leurs meubles et immeubles , sans que personne put donner une raison yom que deux d'entre eux eussent mérité ae perdre vn ihiK ling. Je vous dis la vérité; et mon âme, ainsi que beaucoup de personnet dont je vois ici les visajïes en cet endroit, étaient i*\cessivenient peinees de CCS choses, et ne savaient qu y faire, si ce n'est di- nur et de voter contre ^vêA TooMsIon le permettait. » Je cite ce pessa^'»-, pan e (jue depuis la découverte des papiers des séquestre*; on avait cru, d'après lu régularité avec \nquelle leurs livres étaient tenus et l'apparente équité de leurs actes tels qu'dt» lont enregistrés, qu'il ayait été oommis pea d*injualicet.
sîégeaîont. Dans ce but, il avait proparé une reconnaissance qu^il les inyitaitit signer. Ceux qui s'y refuseraient seraient exclus de la chambre; les autres y seraient admis, et pourraient exercer leur pouvoir législatif sans contrôle, car son veto n^avatt de forée
que pendant vingt jours. Ils n'avaient qu'à limiter son autorité s'ils lo voulaient; il s'y soumettrait volontiers, pourvu qu'il le crût dans l'intérêt du peuple*.
Les déjMilés, h l(uir retour, trouvèrent une ^rardc militaire à la porte de la chambre , et un parchemin à signer déposé sur uno table dans le vestibule. 11 contenait la reconnaissance dont le protecteur avait parlé, rengagement que les signataires ne proposeraient ni ne consentiraient de changer le gouvernement établi en une seule personne et un parlement. Lenthall, le président, signa immédiatement ; son exemple fut suivi par le parti de la cour, et en quelques jours, il y eut près de trois cents signatures. Les républicains déterminés refusèrent : cependant la suite fit voir que leur exclusion ne donnait point a la cour sur la chambre l'ascendant qu'on s'en « lait promfs*.
• Vers cette époque, il arriva un arcident extraordinaire. Parmi les présents que Cromwell avait reçu des princes étrangers , étaient six chevaux de carrosse frisons , donnés par le duc d'Oldenbourg. Un jour [24 sept.], après avoir dtné avec Thurloe sous les arbres du parc, il lui prit fantaisie d^essayer la vigueur de ses chevaux. Le secrétaire fut forcé d^entrer dans la voiture; le protecteur, oubliant son rang , monta sur le siège. Les chevaux se montrèrent d'abord dociles li la main du nouveau cocher ; mais des coups de fouet trop fréquents leur firent prendre le galop , et le protecteur fut tout a coup précipité de son siège. D'abord, il resta suspendu au timon, la jatube (Mid)arrassée dans le harnais, et l'explosion d'un pistobd rbarj:^»'' dans une do ses poches augmenta la frayeur et la rapidité dos chevaux; mais une heureuse secousse dégagea sou pied de son soulier, et il tomba sous la voiture sans être atteint par les roues, U fut à Tinstant relevé par