Thurloe, v, 604; ti
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sidenl ['25 dec] : « Nous, a qui est confié k' gouvcrnenu'nt actuel dans rintôn^l do ces nations, ot qui no savons pas jusqu'où ppuvont sY'londre los conséquencos de pareilles proroduros (suivi<'s tout h fait sans nous) , nous désirons que la chambre nous fasse connaître d'après quelle base et quel motif elle a procédé. » Ce message frappa les membres de stupéfaction [26]. Peu d^entire eux étaient disposés à reconnaître qu^ils avaient dépassé leur torité réelle ; tous redoutaient d^entrer en lutte avec le protecteur. La discusâon dura trois jours; tous les eipédients qui avaient été suggérés finirent par être rejetés, et le débat fût renvoyé \ un autre jour, oh^ avec la connivence secrète de Cromwell, on ne fit pas de motion pour le reprendre * [2 janvier 1657]. 11 avait déjà atteint son but. L'attontion publiqne avait été appob'o sur les défectuosités de la constitution actuoUe et sur la nécessité de mettre h l'autorité de la chambre un frein semblable à celui qui existait sous l'ancien gouvememont.
.Peu de jours après [7 janvier] on présenta un bill qui, sous prétexte d'assurer des fonds pour Pentretien de la milice, tendait à confirmer les mesures précédentes des majors-généraux, et k les investir à Pavenir d^une autorité légale. Le protecteur savait que le pays brûlait d*être délivré du joug de ces gouverneurs militaires : pour parvenir h son grand objet il était de son intérêt d'otro bien avec toutes los classes de la nation : aussi, quoiqu'il fût Tauleur de cv{\v institution impopulaire, quoique dans son discours d'ouverture au parlement il en eût. fait un pompeux éloge, quoiqu'il eût déclaré qu'après en avoir éprouvé Futilité, « si la chose était défaite, il la referait, » non-seulement il abandonna les majors-généraux à leur destinée, mais il donna ordre à ses créatures dans la chambre de se mettre à la tète de Popposition contre eux. Dès la première lecture du hill, son gendre Qaypole, qui parlait rarement, se leva pour exprimer son dissentiment, et fut imité par lord Broghill, connu pour être le conseiller conlldentiol du protecteur. La taxe de décinialion fut proclamée injuste, parce qu'elle violait Facte d'anmistie, et la conduite des majors-généraux fut comparée a la tyrannie des pachas turcs. Ces officiers se défendirent avec chaleur ; leurs adversaires eurent recours à des incriminations personnelles^, et la discus-