Fox, JownC 1, 99 et «Uv. Scwel, i, S4, 31, 34, pattm
9. « WiUiaiii SimpiOB Ait poussé par le Seigneiir à tller à âiferaes époques,
pendant tTo\% ans, nu et nn-picds devant eux, comme on gigue pour eux, danslcf? ■ marchés, les cours, les villes, les cités, les maisons des prrarea et les maisons des grande ; ainsi seront-ils totis mis à nu comme il était mis à un. Et parfois il était
poussi' à Tïiett: (' un cîlice et à salir son visage, et à leur dire qii<' ]<• Sri jncur salirait toute leur religion comiue il était sali. Ce pauvre homme endura de grandes souffrances , de rudes fustijzations avec des cravaches et des fouets de voiture sur son corps nu; de cruelles lapidations et incarcérations dans les trois ans qui précédèrent la rentrée du roi, afin qu'ils passent profiter deTaTis; mais lia ne le voulurent pas.» Fox, Jonrn. i, 5/?.
3. Lambert parla de lui aver l)ienveiUauce dans la discussion * <11 deux ans mon quartier-maître, et il > t iit fort «tUe. Noua nous en sommes séparés ayec beaucoup de re?ret. C'était un homme d*ane ne etd*iiii commerotf inéproch»» blee.» Jouru. de Burlou, i, 33.
temps rii icinjis des ccliarpcs ot dos mouchoir? dovant lui, et chaïUaiont : a Saint, saint, saint est l- Seigneur Dieu des années : liosanna au pl\js haut dos cieux ; saint, saint, saint est le Seigneur Dieu d'Israël. » Le maire les lit arrêter et les envoya à Londres pour être interrogés par un comité du parlement. La chambre, après avoir entendu le rapport du comité^ déclara Naylor coupable de blasphème [6 déc.]« On délibéra ensuite sur son châtiment : les plus zélés proposaient de le mettre à mort ; mais après une discussion qui dura onze jours, la motion fut repoussée par quatrevingt-seize voix contre quatre-vingt-deux. Cependant la peine à laquelle il fut condamné aurait du contenter les plus bigots de ses adversaires. Il resta doux heures attaché par le cou au pilori, et fut fouetté depuis Palace- Yard jusqu'à (Jld-Exchange, et reçut dans la route trois cent dix coups do fouet [18]. Quelques jours après [27], il fut de nouveau mis au pilori; on le marqua au front de la lettre comme blasphémateur, et ou lui perça la langue avec un fer rouge De Londres , la chambre ordonna qu'il fût conduit à Bristol, lieu de son crime [13 janvier 1657]. Il entra à LamfordVGate, monté sur un cheval sans selle , le visage tourné vers la queue ; mit pied h terre à Rockley-Gate , et fut successivement fouetté dans cinq parties de la ville [17]. Ses admirateurs toutefois ne rougirent point du martyr : partout ils le suivaient nu-tAte ; ils baisaient et suçaient ses blessures, et chantaient avec lui des passaj^es des Ecritures. A son retour à Londres [22 fév.], il fut mis au secret, sans plunio, encre, papier, feu ni lumière , et sans autre subsistance que ce qu'il pouvait gagner par son travail. Là, Tillusion qui le possédait cessa peu à peu ; il reconnut que son esprit avait été dans les ténèbres, suite et châtiment de Torgueil spirituel, et il déclara qu'en tant qu'il avait prêté le flanc au- mauvais esprit j il Tavouait à sa honte. Il fut plus tard mis en liberté par « le parlement croupion ; » et la société des amis , qui Tavait désavoué, Tadmit de nouveau tiur la preuve de son repentir. Mais ses souffrances avaient altéré sa santé. En 1660, il fut trouvé mourant dans un champ du Huutiogdonshire, et peu après il expira"*.
1. «Anjounrhui, B. et moi, nous so'iimes îiIIlt voir percer la langue et marquer le front de Naylor. 11 a tiré la langue sans aucune difficulté, mais a un peu reculé quand le fer a touché son front. Il était pàle quand il est sorti da ilori, mais très-roage après qu'on lui a percé la langue. Il s'est comporté trèsien et très -patiemment. l\ '2G^^, dans le Journal de Bnrton, où la relation de ces débats sur Naylor occupe près de cent quarante pages.
8. Journ. 5-17 dec. 8 sept. 1G5». Sewel, '-^00-273, '^3, 2i)3. State Trials, v, 810-84». Mere. PoHU n* 34.
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Tandis que le parlomonl passait ainsi son temps à poursuivre un délit (jui ne le concernait pas, Croniwell roulait avec inquiétude dans son esprit un dessein secret de la dernière importance pour lui et pour le pays. 11 ne suffisait pas à son ambition de posséder efTectivementrautorité suprême, et de Texercer plus despoiiquement qu'aucun de ses prédécesseurs légitimes : il voulait monter un degré de plus, ceindre son front d^un diadème et 8^eatendre appeler majesté. Ce ne pouvait pas être la yanitésenle qui le portât à risquer de perdre rattachement de ses amis pour an pur apparat et un yain nom. Il avait rendu le titre plus modeste de protecteur aussi grand et aussi formidable que celui de Toi, et, quoique sans couronne, il avait traité sur un pied d'éga- . lité avec les plus fières des têtes couronnées de TEurope. Il est plus probable qu'il était guidé par des considérations d'intérêt. H savait que la nation était lasse de chanf;ements ; il voyait combien Ton restait attaché aux anciennes institutions, et il espérait peutêtre que rétablissement d'une monarchie héréditaire avec une chambre des pairs , mais sous une nouvelle dynastie et avec diverses modiûcationsi assurerait la couronne non-seulement à lui, mais aussi k sa postérité. Quoi qu^il en soit, le but de sa politique fut d^aoquérir la dignité royale. A cet effet [9 déc. 1666] il se consulta d^abord avec Thurloe , puis aveç Saint-John et Pierpoint ^, et la manière dont il travailla à satisfaire son ambition est un exemple frappant de la profonde dissimulation et de Thypocrisie habituelle qui forment les traits distinctifs de son caractère.
La première occasion de préparer Tesprit public h cet important changement lui fut fournie par les mesures prises contre Naylor, qui avaient excité un grand mécontentement, «non à cause da la sévérité de la punition (car le rigorisme religieux avait étouffé les sentiments communs d^humanité), mais à cause de Pautorité judiciaire exercée par la chambre, autorité qui paraissa't subversive des libertés nationales. Car à quoi servait le droit de jugement si le parlement pouvait à son gré mettre de côté les tribunaux ordinaires, et infliger un cbfttiment arbitraire pour tout délit supposé, sans observer les formes accoutumées d'enquête? Tant que la question fut pendante devant la chambre, Cromwell garda le silence; mais quand le malheureux patient eut subi la première partie de Tarrèt, il intervint comme gardien des droits publics et termina par ces mots une lettre au pré-