Merc. Polit. ÔSi
S. Thurloe» 6BS, SSl.
Voyez riîiimhlr rcinoiitranr»' de f|iiatre rents nffiriers sans commission el soldats du ru^iiuuut d'iuiautcric du uiiyof genéfiii Ootfu ( ainsi uoiiuuu j. > Londres, 1059.
Oigitized by
CHAmUE mUVIÈMB. 453
d'anarchie; les intcnlions des années d'Fcosso et d'Irlande restaient incertaines: et les royalistes, tant presbytériens que Cavaliers, s'effor^ient d'augmenter la confusion générale au profit du roi exilé. Comme dernière ressource, les officiers, par un acte [6 mai] dans lequel ils r^ettaient leurs erreurs et égarements passés, invitèrent les membres du long parlement à' reprendre les fonctions dont ils avaient été injustement privés. On parvint, non sans peine, h en réunir secrètement quarante-deux dans la chambre peinte [7] ; après s'être beaucoup fait prier, Lenthall, l'ancien président, se mit à leur tête; et le corps entier passa dans la salle des séances entre deux haies d'officiers, dont quelques-uns étaient les mêmes qui, six ans auparavant, les avaient ignominieusement expulsés ^
Le lecteur se rappellera que, dans une occasion précédente, en les membres presbytériens du long parlement avaient été exclus par Tannée. De ces membres, cent quatre-vingt^piatorze vivaient encore, et quatre-vingts résidaient en ce moment dans la capitale. Qu^ils eussent autant de droits de reprendre leurs sièges que ceux qui avaient été expulsés par Cromwell, on n'en pouvait guère douter; mais ils étaient royalistes, toujours fidèles aux principes qu'ils professaient lors du traité de Tilo de Wight, et si on les eiil admis, ils eussent parleur nombre enlevé aussitôt la majorité aux avocats du républicanisme. Ils s'assemblèrent h Westmintor-hall [7 mail ; et une dépulation de quatorze d'entre eux, sir George Booth, Prynne et Annesley à sa tète, se rendit à la chambre. On leur f^ma les portes au visage ; une compagnie de soldats, gardiens, oonune on les appela ironiquement, des libertés de TAngleterre, remplit le vestibule; et on adopta une résolution portant que tout ancien membre qui n^avait pas signé rengagement ne pourrait siéger sans un ordre ultérieur du parlement. Néanmoins, cette tenfative, quoiqu'elle eût échoué, ne resta pas sans effet. Elle servit à confirmer Topinion que les membres qui siégeaient, étaient de purs instruments du parti militaire, ut fournit aux royalistes les moyens de déguiser leurs desseins réels sous le prétexte populaire de revendiquer Tiiidépendance du parlement ^.