‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 183 sur 276 · Thwlœ, m. Ludiow, ii · texte numérisé non relu

Thwlœ, m. Ludiow, ii

CUAPITRE NEUVIÈME. 461

la défense « do la bonne Yieille cause » Les amis du protecteur Tirent qu'il était temps d^agfr avec énergie, et par leur influence dans la chambre basse fls emportèrent les résolutions suivantes [18 avril] : « Qu'aucune assemblée militaire ne serait tenue sans le . consentement réuni du protecteur et du parlement, et qu'on retirerait sa commission à loiil oflirier qui no voudrait pas fairo lapromosso, signée do sa main, do ne jamais troubler les séances ni violer les libertés du parleiuciit. » Ces votes renconlrèreut, il est vrai, une violente opposition dans « Tautro chambre,» dont beaucoup de membres avaient été cboi^is parmi les militaires; mais les partisans de la cour, jaloux de s'assurer la victoirOi proposèrent dans la chambre basse [21] une autre résolution portant que le commandement de Tarmée appartenait aux trois états et aérait exercé par le protecteur. Les offlders considérèrent cette motion comme une déclaration ouverte de guerre; aussitôt ils se réunirent, et Desborough, en leur nom, informa Richard que la crise était enfin arrivée, qu'il fnllait que le parlement fut dissous, soit par rautui ilé civile, soit par la puissance de Tépée. 11 pouvait choisir. SMl prenait le y)reniier parti, l'armée veillerait à sa dignité et la soutiendrait : dans le cas contraire, il serait abandonné h son destin et tomberait sans sympathie ni pitié '2.

Le protecteur convoqua ses conseillers confidentiels. Whitelock s*opposa à la dissolution, alléguant qu'une distribution d'argent pouvait encore apaiser le mécontentement des troupes. Thurioe, Broghill, Fiennes et Wolseley soutinrent, au contrdre, que la discussion entre le parlement et Tarmée n'était pas con«cîliable, et qu'au premier clioc qui aurait lieu entre eux, les Cavaliers se levt raient simultau(''mcnt en faveur de Charles Stuart. Fn conséquence, Richard signa une commission [22 avril], et riiuissier do la verge noire somma à plusieiu's reprises les communes de se rendre dans Tautre chambre. Mais, fidèles h leur résolution précédente de ne point recevoir de message apporté par des officiers subalternes, elles refusèrent d'obéir ; des membres proposèrent de déclarer trahison toute violence faite aux représentants de la nation, d'autres de frapper de nullité toute délibération dont une partie des membres seraient exclus par la force; eniin elles s'ajournèrent à trois jours, et accompagnèrent

1. « Ilumhlc Représentation et Pétition dei officiers d^étal-B«|ory die., des

Dïilices. Londres, lG5i). t> Journal de Burton, iv, 888, note.

S. Thurioe, 555, 567, 556, m. Jowa. de BurtOB» iv, 448-468» 478-480. Ludlow, II, 176-178.

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4ftt HISTOIIIB D'ANGLETERRE.

10 président à son carro<s(% à la vue dos soldats asscnililés a la porte. Ces mesures, toutefois, n'enipècherenl pas l'iemies, roniinissaire en elief, de dissoudre le parlement; et cette imporlanlc nouvelle fut annoncée aux (rois nations dans la soirée du même jour par proclamation K

On peut douter que les conséquences de cette mesure, si fatale aux intérêts de Rkîiaidy eussent été prévues par ses conseillers.

11 parait que Thurloe n^ociait depuis plusieurs jours avec les chefs des partis républicain et militaire. Il avait cherché h attirer quelques-uns des premiers dans le parti du protecteur par des olïres de places et d'émoluments ; aux derniers, il avait proposé que Richard, coinmo Tavail fait une fuis son père, levAt de l'argent, pour payer rarmée. par la puissance de Tépée et sans Taide du parlement '^. Mais ce^ intrigues touchaient h leur terme : par la dissolution, Richard avait signé sa propre déposition ; quoiqu'il continuât de résider à Whitehall, le gouvernement n'avait plus de chef; môme les officiers, qui jusqu'alors avaient fréquenté sa cour, Tabandonnèrent, les uns pour apaiser, par leur présence h Wallingford-house^leressentimentde leurs adversaires, les autres pour pourvoir par leur absence h leur propre sûreté. Si rauloiité résidait quelque part, c'était aux mains de Fleetwood, qui avait maintenant le commandement nominal de l'armée : mais lui et ses partisans étaient dominés et par Fassenddée des ofliciors à Saint-James, et par les délibérations du parti républicain dans la Cité : ils se contentaient donc d'ôter aux amis de Richard leurs . commissions , et de donner leurs régiments aux hommes qui avaient été cassés par son père s. Ne pouvant s'accorder entre eux sur aucune forme de gouvernement, ils cherchèrent à s'entendre avec les chefs républicains. Ceux-ci demandèrent la res* tauration du long parlement, se fondant sur ce que son interruption par Gromwell ayant été illégale, il était toujours fautorité suprême de la nation; et les ofliciers no voulant pas perdre les privilèges de leur nouvelle pairie, insistèrent sur la reproduction de l'autre chambre, comme autorité égale, sous le nom, moins su^et à objectiou, de sénat. Mais le pujs se trouvait dans un état

' 1 . Whit. 677 . ConfutUm 49 VAngletêrre^ 9. Clor. Pap, 4SL iSS. Lvdlow» II»

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