‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 190 sur 276 · Price · texte numérisé non relu

Price

i.Prioe, 711,716,791.

3. Tout cp qui' GriMivillo put apprendre dn mossage fut quo son frère rcç^rettait la défaite de Booth, et s'opposerait aux entreprises arbitraires des militaires en Angleterre: réponse qui, quoique favorable en eUe^nème, laissait tonjonn le roi dans Vincertitade sur ses intentions réeUes. Clor. Pop. m, 618.

GHAnTRB NEUVIfim. 4d7

s'engagèront à le soulonii , et uiinuiKt'K nl Iciii- (ItMorniiiialiori par dos lettres adressées à Lenthall, le président, un conseil de VV'alliag(oj:d«house, et aux commandanU de la tlolle des Dunes et de Farmée d'irknde. On ne fut pas peu surpHs toutefois de voir le général , tout en faisant ainsi profession d'embrasser la défense dn pariementi casser tons les officiers que ce corps ayait introduits dans son armée, et replacer tous ceux quUl en avait expulsés. Les plus clairvoyants commencèrent à soupçonner ses véritables iulenliuns * ; mais Ilazlerig et son parti étaient trop enorgueillis pour s'arrêter à cette circonstance ; et ayant la promesse de son appui, ils coinmeiicérent à organiser les moyeos do résister à leurs oppresseurs militaires.

Monk reconnut bientôt qu'il était embarqué dans une entreprise des plus basardeuses* Les réponses k ses lettres désapprouyaient sa conduite; et la connaissance de ces répimses réfiandit parmi ses troupes un esprit de mécontentement qni causa de nombreuses désertions. De général d'une armée obéissant à ses ordres, il était devenu le chef d'une troupe de volontaires qu'il fallait cajoler et persuader. Deux conseils fuient formés, l'un des plus anciens colonels, l'autre de tous lesofliciers en activité. Le premier prenait connaissance des dépêches reçues i)ar le général, et faisait les réponses, qu'il signait comme président ; l'autre était consulté sut toutes les mesures relatives à la conduite de l'armée y et confirmait on rejetait l'opinion des colonels à la majorité des Yoîx. Maïs si Monk avait les mains liées par cette combinaison, elle servait k le mettre à Tabri du soupçon. Les mesures adoptées étaient regardées comme le résultat de la volonté générale.

11 devenait de la plus grande importance, pour les gens de Wallingford-house, de réduire par l'intimidation ou par la force ce formidable adversaire. Lambert partit deLondres contre lui à la tête de sept miUe hommes; mais l'esprit du major-général était en proieaux doutes et aux soupfons; et avant son di^t^ il exigea

1. Lndlow, H, 969. Whitd.688, 689,691. Price, 736, 743. Skiimer, 106-109.

ICoBk soutint hautement le contraire : «Je prends Dieu à lénioin, > dit-il dana une lettre au président, ?0 octobre, < que le maintien d'une republioue est la seule iûientiou de mon cœur. » True Narrative, 'Jb. Qnand Priée lui m des renontranees, 11 répondit : c Vous loym qui sont ceux qui m'entourent et écrivent CCS clioscs. .11.' ne dois pas leur montrer qu'ils me déplaisent ; je m'aperçois qu'Us se melient déjà assez de moi. » Priée, 716. Le fait était probablement que Monk n'était ni royaliste ni républicain, qu'il ll'RTait en TUe que son ï>ropre intérêt, et était déterminé à observer la tournure des affaires et à se décl irer à la fia en Ukievx du parti qui paraiMait avoir le plus de chance» de l'emporter.

4G8 HISTOIRE h ANGLETERKE.

une promesse solennelle de Fieolwood de ne consentir h aiu un accommodement, soit arec le roi, soit avecUazlerig, avant d'avoir reçaTaviB et racquiescemeni de Lambert lui-même ^ Poor Monk, le délai était aussi nécessaire que la célérité élait désirable pour ses antagonistes. Comme nombre et comme expérience, les troupes sous ses ordres n^étaient pas en état de lutter contre celles de Lambert ; mais ses magasins et son trésor étaient amplement garnis, tandis que son adversaire n'avait pas assez d'argent pour entretenir une armée pendant plus de quelques semaines. Avant que le major général n'atteignît Xewcastle, il rencontra trois députés de Monk, qui se rendaient à la capitale pour traiter avec le conseil. Aucun argument n'ayant pu les décider à entrer en négociation avec lui, il leur permit de continuer leur route, et attendit impatiemment le résultat. Après bien des discossions» on conclut un accommodement à Londres [19 nov.] ; mais Monk , au lieu de le ratifier par sa signature, y découvrit ou prétendit y découvrir beaucoup de choses obscures , ambiguës ou contraires h ses instructions : son conseil fut de son avis ; et une seconde négociation fut ouverte avec Lambert a Newcastle, pour obtenir de lui une explication sur les intentions des ofticiers delà métropole. Ainsi les délais se multiplièrent, et Monk en protita pour renvoyer jusqu^aux simples soldats dont les dispositions étaient suspectes , et remplir les vides des régiments d'infanterie par des levées en Ecosse. En même temps, il convoqua k Berwick une convention des états écossais, de deux rej^sentapts de dia* que comté et d'un de chaque bourg, leur ree<mimanda de veiller à la tranquillité du pays en son absence, et obtint d'eux le don d'une année d'arrérages de leurs taxes, montant à 60,000 liv., outre les produits de Taceise et des douanes. Puis [8 déc. ]^ il établit son quartier général a Coldstream ^.

Dans l intervalle, le séjour de l^arabort au nord, par suite des artifices de Monk , avait amené beaucoup d'événements importants dans le midi. Plusieurs rencontres avaient eu lieu dans la Cité entre les militaires et les appprentis un parlement libre

1. Voytt les conférences de Ludlow et de Whiteloolc avec Fleetvrood. Ludlow, II, 977. WbiteL 690.

9. Prke, 741-744. Whitcd. 688, 689. Ludlow, 969, 971, 973. Skinner, 161, 164.

H. Les postes occapës par rarmée dans la Cité étaient «. réglise de Saint- Paul, la Bourse, Petor-house dans Alderspate-street, et le château de Bernet, le collège de Grcsham, le colléee de Sion;» hors de Londres, «les Musses

S[ews), Somcrsct-hoose, WhitenaU, SaSnWames, ScotUnd-Yard. » Jonraa s. par l'hoinas Bugge.

cuAPiTKt; r^i:uv ii:AiË. 469

élait deTeim le eti général ; et les citoyms s'cihoriaieni entre eux k ne point payer de taxes impotées par tonte autre autorité. Lawson, ^uoiqu^il eût hésité d'abord, se dédara contre Tannée, et remonta la ririère ayec son escadre jusqu'à Grayesend [17]. Hazlei ig et Morley furent admis dans Portsmouth par le gouverneur; les troupes envoyées contre eux par Kleetwood se joignirent à eux, et ils nian lièrout vers Londres, alin d'ouvrir une communication avec la Ilot le qui était dans la rivière. L'alarme produisit dans le comité de sûreté les avis les plus contradictoires. Une Yoix se hasarda à suggérer la restauration de Charles Stuart; mais on répondit que leurs offenses contre la maison de Stuart étaient trop grares pour être pardonnées ; que le roi selait prodigue de promesses maintenant qu'il ayait besoin de leurs services ; mais que la yengeance du parlement le délierait de Tobligation une fois que la monarchie serait rétablie. Leur résolution définitive fut de convoquer un nouveau jiarlement pour le • 24 janv., et de nommer dansTinlervalle vingt et un conservateurs de la paix publique. Mais ils comptaient sur une autorité qu'ils n'avaient plus. La fidélité des soldats avait été ébranlée par les lettres de Monk et par la déclaration de Lawscn. Se mettant sous les ordres des officiers qui avaient été récemm^t destitués, ils s^assemblèrent [24 déc.] dans LincohiVinn-fields, défilèrent de» yint la maison de Lentfaall, dans Ghancery4ane, et le saluèrent de trois décharges de mousqueterie, comme représentant du par>» lement et lord-général de Farmée. Desborough, abandonné par son régiment , s'enfuit désespéré vers Lambert ; et FleetAvood, qui depuis quelques jours ne faisait que pleurer et prier, et se plaindre «que le Seigneur lui avait craché à la face,» entreprit timidement de désarmer par sa soumission le ressentiment de ses adversaires. 11 se rendit chez le président, tomba k genoux devant lui, et lui rendit sa commission*.

Ainsi le croupion triomphait de nonyeau. Les nlemlnres, Lenthall Il leur této, reprirent possesi^ de la chambre an milieu des ytyes acclamations des soldats [26 déc.]. Leur premier soin fut d'établir un comité pour le gouvernement do Tarmée , et d'ordonner aux régiments du nord de se séparer et de se rendre à leurs quartiers respectifs. Quant à ceux dVntro leurs collègues qui avaient soutenu le dernier comité de sûreté, ils en excusèrent

1* Ludlow, 2GH,Sf76,98S,Se7,8eS,»0,S96,996. Whild. 689, 090, 991. Ciar.

470 HISTOIRE I) AiNGLETËaRE.

quelques-uns, ei puniroul ]e$ autres p» la suspension , Texcliir non ou Fen^Kriioiiiieiiient : Tordre Ait enTojé à Lambert et aux plus actib de ses adhérents de quitter Famée et de se retirer chex eux; puis on prescriTit aux magistrats de les fûre aiièter.

On nomma un conseil d'état, et , dans le serment que les membros avaient à prêter, on inlrodiiisit une abjuration nouvelle et plus étendue de la royauté et de la maison do Stuart. Tous b^s officiers mis en aelivilé, durant rinlerru[)lion, par toute autre autorité que celle de Monk, furent cassés; Tarniée fut enlièrenient réorganisée, et le temps de la chambre était employé tous les jours à la présentation oontinuelle des officiers qui venaient reco» Toir m personne tours oommissions de la main du président ^.

Sur ces entr^teS| Monk, pour yaincre ou disperser rarmée de Lambert, lui avait susotté un nourel et formidable ennemi sur ses derrières. Lord Fairfax s'était converti h la cause de la mo* narcbie : les nombreux royalistes du Vorksliire voyaient en lui un chef, et, sur Tassurauco solennelle que lui donna Mouk de se joindre h lui daus douze jours ou de périr dans Tentrepriso, il se chargea de rassembler ses amis, ei de suiprendre la ville d'York. Le premier jour du nouvel an , ils accomplirent tous deux leur promesse. Les p<Mftes d'York forent ouvertes k Fairlax par les cavaliers «olermés dans ses murs^, et Monk, avec son armée, passa la Tweed et marcha contre les postes avancés de Fennemi, Ainsi la guerre civile se ralluma dans le oord : deux jours après, elle était éteinte. Le messager du parlement ordonna aux forces de Lambert de se retirer dans leurs quartiers respectifs. Décourage par la défection des militaires daus le sud, elles n'osèrent pas désol)éir : à Northallerlou, les olTieiers dirent adieu en pleurant à leur général, et Lambert rentra au sein de la vie privée dans une maison qu^il possédait dans le comté. Cependant, quofr* que le temps fût rigoureux, quoique les routes fussent couvertes d'une neige épaisse, Monk continna sa marche , et h Tcntk [12], il passa dnq jours en consultation avec Fairfax; mais ce esî» gneur, ayant été d'avis qu'il y devait rester, prendre le comman* dément do leurs forces réunies et proclamer le roi , il répondit que, dans la disposition où étaient en ce moment ses officiers, ce serait une dangereuse , uue funeste épreuve. Quand arriva oe

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