Journ. pattim
». Clar. Pap, lu, 704. Ladlow, 364, 365. Prioe, 773.
mSTCHRB n'ANGLKTERHE.
Dans quelques endroits, Cliarh^s fut proclamé par la populace; . plusieurs ministres prièrent ouvertement pour lui dans les églises; le conseil de Tille, dans son adresse, déclara qu'il n'était point opfoté à k tèstauratioii du i<Â [10]; et la chamlm ell»-inéme fui amenée k révoquer le célèbre engagement en fareur d^ane république, sans chef unique ni chambre des pairs, et è raseembler sous dos officiers de confiance les milices de la cité et des coim/'s, connu*' contrepoids o rinlluonce républicaine dans Tarnico. Les juges du feu roi et l^s acquéreurs des biens confisqués comme?K'crent a trembler. Ils tentèrent d'abord rainbition du lord -général par Tottre de Tautorité sou vei aine ^ Repoiissés par lui, ils s'adressèrent aux militaires ; ils leur représentèrent la perte de leurs arrérages et des biens qu^iis a?aient acquis/oomme la conséopienee inCsiUible de la restauration du royal exilé; et ils ezdtèrent tellement les craintes des officiers, qu'on présenta k llonk, pour qu'il le signât [14 mars], un enga^^ement de s'opposer è toute tentative pour établir un chef unique, en le priant de solliciter le concours du parlement. Un second conseil d'oflieiers fut tenu le lendemain matin [15| ; b; général insista sur l'inutilité de troubler la chamlne par de nouvelles questions, lorsqu'elle était sur le point de se dissoudre; et par Padresse et l'influence de ses amis, il obtint, quoique avec une extrême difficulté, la suppression du fâcheux écrit. Peu après il ordonna aux dirars officiers de rejoindre leurs régiments respectifiB, nomma une commission pour inspecter et réformer les dliMrents corps, expulsa tous les officiers dont il avait lieu de suspecter les sentiments, puis il demanda et obtint de Tarmée l'engagement de s'abstenir de toute intervpution dans les affaires de l'état, et de soumettre toutes choses à l'autorité du nouveau parleineut ^.
1. Gumble, 370. Deux offres d^agristanoe furent faites au général, dans la ' supposition qu'il pouvnit aspirer aii pouvoir suprême : Vuno de la part des rénublicaim, dont j'ai fait meatiou: Vautre de la part de Bordeaux, ambaMadeiir ae France, au nom dtt cardinal Mazarfai. Il nit questionné sur Tune de ces
offre s par sir Anthony Ashley Cooper, au conseil d'état. 'S'il en faut croire Clarj^es, un de ses conseillers secrets, ce lut relaiivinent à la première, dont Clarges avait parle à Cooper. Quant à l'offre de Bordeaux, il nous dit qu'elle fut faita par Clarges lui-iuème, et rejetée dédaigneusement par Monk, qui néanmoins consentit à recevoir une visite de Bordeaux, à condition qu'il ne serait pas fait mention de ce sujet. Philips, 603, 604. Locke, au contraire, aîûrme que Monk accepta Volfre du nrtniatre français , que sa femme «ràhift le aecret par loj'auté envers le roi, et que Cooper fit au général des questions si pressantes qu'il se troubla, et, romrnc preuve de sa fidélitt', il destitua plusieurs ofliciers qui étaient suspects au conseil. Mémoires de Shaftesbury dans le Registre de Kennet, 86. Locke, iz, 979. Voyes note (K).
9. riOUps, 603, COG. Price, 781. Reg. de Keiittel,U8. Tharloe, txï, 852, SSU, 87o.Pepys,i,48.Skinner,srftN»4. i # i »
CflAFiraJE NEUVIEME. 49f
U 8'était écoulé dixHMuC ans et déni depuis la premftre assemblée du long parlement , — années de réTolutions et d^effosicm de sang, durant lesquelles lit nation avait fidt Tessai de presque . toutes les formes de gouvernement, pour revenir enfin à la forme
qu'elle avait d'abord abandonnée, i.o IG mars, un jour plus tard qu'on no l'avait fixé dans Torigine, son existence, qui avait été illégalement prolongée depuis la mort de Ciiaries , se termina par un acte émané de lui-môme*. Le lecteur connaît déjà son histoire. Pour la glorieuse résistance qu'il opposa aui empiète» ments de la couronne, il mérite Tadmiration et la reconnaissance. Ses mesures subséquentes prirent un caraotke plus ambigu, et en dernier lieu, elles conduisirent à ranarchie et au despotisme mOitairé. Mais quels que soient ses mérites et ses torts, ils ont été avantageux à la postérité. Nous devons aux premiers beaucoup des droits dont nous jouissons : les seconds nous avertissent des maux qui résultent des changements politiques effectués par ; la violr tice et contrairement aux habitudes et aux prédilections du peuple.
Monk venait de passer plus de deux mois en ^gleterre, et ses î intentions étaient encore couvâtes d'un voile que ni l'adresse des royalistes ni celle des républicains ne pouvait soulever. Sir John Grenvflle,. que le lecteur connaît déjà, luiftdsait de fré* quentes vîntes à 8aint4ames ; mais le but du oavalier était soup» çonné, et ses tentatives pour obtenir nne entrevue particulière furent déjouées par la prudence du général. \prés la dissolution, Morrice, ami intime de tous deux, les lit trouver ensemble, et Grenville remit h Monk une lettre très-tlatteuse du roi. Il la reçut
et la lut avec respect. C^était, dit-il, la première fois qu^il pouvait exprimer sans danger son dévouement à la cause royale; mais il était encore entouré d'hommes de sentiments hostiles ou don« tenx ; le plus profond semt était encore nécessaire; Orenvill»
pouvait conférer eu particulier avec Morrice, et devait consentir à porter lutHnème la réponse du général . Les principaux articles
de cette réponse furent mis par écrit. Monk y priait le roi de lid ' envoyer une lettre conciliante qu'il pût, en temps convenable,
mettre sous les yeux du parlement. Il ne demandait rien pour I lui-môme; il ne voulait pas, connue on Vy invitait, indiquer sa
récompense ; il ne lui appartenait pas de (aire uu'maiché avec
son souverain; mais» s^il lui était permis d^émettre son opinion,