CHAPITRE NEUVIÈME
livres à la place du palais de llainpton-court, que lui avait dotuic le parti républicain ; ils mirent en liberté et exemptèrent de la peine du séquestre sir George Booth et ses compagoous [mars], un grand nombre de Cavaliers et les lords écossais pris après la iNitaille de Worcester ; ils rétablirent le conseil de yille, empruntèrent soiiante mille lirres pour la solde courante de Farmée, déclarèrent que la confession de foi presbytérienne était celle de FKglise d'Angleterre, ordonnèrent que des copies des ligue et» covenant solennels fussent affichées dans toutes les églises, offrirent des récompenses pour l'arrestation des prêtres catholiques, rccomniencèrciit Toxécution des lois contre les réfractaires catholiques, et fixèrent leur dissolution au 15 mars, elTouYerture d'un nouveau parlement au 25 avril ^
Id, tottlefoiS) il s'éleva une difficulté sérieuse. La chambre des communes n'était, et, d'après la doctrine des membres èxclus, ne pouvait être qu'une simple branche de la législa|ure. De quel dT<nt pouyait-àle prétencbre convoquer un parlement? Ne Miiitîl pas le concours de la chambre des lords, des pairs qui avaient été exclus en 16/i9? ou plutôt, pour procéder conformément à la loi, le roi ne devait-il pas, ou charger une commission de tenir un parlement, comme on avait coutume de faire en Irlande, ou nommer un tuteur investi de ce pouvoir, conmie cela se pratiquait jadiS| quand nos rois résidaient accidentellement en France? Mais sur ce point, Alonk fut inflexible. 11 mit des gardes h la porte de la chambre des lords pour empêcher les pairs d*y entrer, et il refusa d^éconter aucun expédient qui impliquât une reconnais* sance de Fautorité royale. Aux arguments qu^on lui opposa, il répondit [S mars] que le parlement, d'après la loi, avait cessé à la mort de Charles P"" ; que la chambre actuelle ne pouvait justifier son existence qu'en alléguant la nécessité, ce que ne pouvait faire la chambre des lords , et qu'il était iruitile d'espérer que l'armée se soumettrait à un parlement convoqué par l'autorité royale. Les militaires avaient consenti avec répugnance à la rentrée des membres exclus, et leur demander plus en ce moment, ce serait hasarder tous les avantages qu'on avait obtenus jusqu'ici
Encouragés par la chute des républicains, les royalistes exprimaient leur^ sentiments sans contrainte dans tout le royaume.