B«01ie, I, m. NelMm, i, 4SL
ft iUSTOlRE D'ANGLETERRE.
fions proiiTÀFenl que, malgré tout les ^IMs des ministres, le roi
ne pouvait pas compter sur plus d'un tiers des membres. Pym, Hampden et Saint-John, so mirent à la tète de Topposition : le premier devait cette distinction k ses services dans les parlements précédents; les deux autres Tavaient méritée par leur courage et leur persévérance dans la célèbre affaire du shipmoney. Ils furent dignement soutenus par les talents de Denzil HoUes, second fds du comte de Clare, et jadis un de ceux qui ayaient poursuiyi Buckingham; des lords Fidkland et Digby, de Nathaniel Fiennes, second fils du loxd Saj; de sir Henry Vane, fils, du secrétaire, deux enthousiastes en religion et en politique ^; et de Hyde, Selden, Rudyard, et plusieurs autres, gens du plus grand mérite, et jaloux d'effectuer, par le redressement des abus, une réforme complète dans les désordres de Tétat. Tous, dans le principe, étaient liés par des vues ( oiiiiiiuiies ; mais insensiblement leur union fut dissoute par des ditïérences d'opinion sur des objets de première importance : les uns restant attadiés au monarque au milieu de tous àes énibarras ; les atitreft se persuadant que la liberté ne pouvait être assurée que par Téta* Uiasemsal d'une répuUîqiie.
Parmi les lordi, le roî àTiuil rm plus grand nomlm dHini«. Tous les évéques et la moitié des pères temporels devaient leurs honneurs a son père ou k lui. Mais la crainte imposa silence aux premiers , et la politique, le patriotisme ou le ressentiment, contrebalança la reconnaissance dans les autres. Les comtes de Bedford et d'Essex^ les lords Say et Kimbolton, donnèrent l'exemple ; leurs opinions trouvèrent de récho et de l'appui dans les comtes de Warwick et de Hertford^ et dans les lords firooke, WhartoUi Pafet et Howardj et les amis dU roi| intimidés par Faeeord <pd eoôstait entre em et le parti dominant à» Tautre diambl») att Meii éb km une mUerésistanee, aequiMoèrent docUement à Hm mesures dangereuses pour la couronne et pour eux-mômes.
La détresse du pays, les attaques faites à ses libertés et les dangers qui menajaient sa religion^ fournirent aux orateurs des
1. Vaiie était ufi jeune hoihtiie de yingt-quaire ans, disciple de Pym et de
sir Nathfvîiiel Rich, ayant beaucoup de talent et non moins de fanatisme. A Tiogt ans, aiiu, suivant le récit sarcastique de Uarrard, « de jouir de la Uberté » de communic^r debout, » il m retlatt à Borton, eh Amérique tSirafforâ Pap. I, iSS). £n iVùiQ, U fut nommé gouverneur du Massachu&etts ; mais ayant manqué son élection l'année d'après, par suite d'une dispute religieuse, il revint en Angleterre, et fut fait trésorier de la marine coujuiutcmeut avec sir Wil- Uam Ruatel. «
GHAPITM
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deux chambres ample matièro h lamentations et h invectives : et leurs plaintes, imprimées et distribiiées dans la nation, furent prumptement reproduites daqs dei pétitions signées par plusieurs milliers d'halMlants de chaque comté et des bourgs les plus lidm. ëoatraues par ia toîk du p^pla, les commones néf^iàmi la rftfloaMwaadattsa du roi, se dMskreiii en eomités et sovMomilés, el pandast plosiam nois eomaetMmt leur attention h trois grands objets, PinTestigation des abus, Tadoption des remèdes et le châtiment des coupables.
1° Les catholiques, commo de coutume, furent les premiers h ressentir les effets de leur inimitié. On recomnienc^a à crier que les machinations des papistes mettaient la religion en péril. Il •si certain qu^aueuue crainte ne pouvait être plus mal fondée ; mais daaa les temps de lamentation gén^pate, la orédulité publique admet aiaéneiit les assertions eomne des preuves, les ippanmoes eomme des réalités. On se plaignit que le roi avait composé avee lee féfraetaires; qu*il avait mis en liberté plusieurs prêtres avant jugement et d'autres après condamnation ; qu'un agent de Rome résidait auprès de la reine; que les plus riches catholiques avaient, à la roquôte de cette princesse, souscrit pour dix mille livres en faveur do Texpédition du nord ; que des calho- Hques avaient des commissions dans Tarmée anglaise, et qu'ils composaient les troupes que Strafîord avait levées en Irlûide, Chailasy hareelé de pétitloBS fui l'invitaient à dissipmr les terreurs de aea 8^|eta pfetastants, donna ordre que tous les eathoUqnai quittaesunt la eenr et fùssent eipnisés de l^armée ; quVm focÂlât toa raaiaone des réfractaires pour voir si elles eontenaient des armes , et que les prêtres fussent bannis du royaume sous trente jours ^ Mais il s'eilorçait en vain d'apaiser une méfiance qu'il
1. Jour». 9f 99, 80 noT. 3, 7, 94 déo. U, 96 fér. 15, 95 mwn, 99 «fr. f ml.
Je pnis rapporter ici un fait singulier relatif à Goodraan, prêtre qui avait été condamné à mort pour avoir pris les ordres dans l'Ktîlise de Uome. Les communes décidèrept les lordâ à se joindre ù elleâ |iuur demander bou exécution. Oharies répondit qù*il le baimlmit ou remprisoniierait pour la vie, mais qu'il
ièreat leur pétition : le roi fit réponse ç^u'il remettait l'at^e entre leurs m^Uns: ilg 909fÊMmA agir «mnne fit jugeraisat eonfanatle; nala on teÂme temps H
leur envoya une pétition qu'il avait reçue de Goodman, et qui était ainsi conçue : «f Ces lignes sont pour supplier humblement Votre Majesté de remettre plutôt le peiilionnaire à leur merci, que de le laisser vivre pour être le sujet d\ni ai grand mécontentement de votre peuple contre Votre Majealé... Telle est, très-sarré souverain, la pétition de celui qui s'instituerait heurouv de répandre son sang pour cimenter la réconciliation de Votre Majesté et de vos avuets en cette oiconstance. Ità tester. 7olm GtMdmaa. > A datar de at inoiMDlyaoit qu'ils fussent touchés des sentiments magnanimes du prisonnier, soit qprtia me TOrianenl paa pumdra aor eu la raafoMabilité t^'Ua désiraient de
ne voulait pis verser de
4 IIISTOIIVE D'AiSGLKTEKKK.
éiaii de la politique de Toppottlioii d'irhtor; etrafiootttkm d'encourager le papisme fut avec tant d^assuranee et si inoefsamment reproduite contre le monarque , qu'elle ftdt par obtenir tont crédit sur la nutjorité de see sujets.
2* Les communes entreprirent « de purger VEglise. » Sur la demande des parties lésées et de leurs amis, elles rétablirent dans leurs bénéfiees tous les eeclésiastiques qui en avaient été dépouillés sous prétexte de non-conformité par les évéques ou par la cour de haute commission. D'un àuice côté, elles appelèrent à la barre de la chambre tous les ministres dénoncés comme scandaleux, ^ithète sous laqu^ étaient comprises deux classes , d^hommesy ceux qui s'étfûent déshonorés par leur immoralité publique et ceux qui ayaient encouru Fimputatioade superslitioii par leur zèle à exiger Pobseryanoe des cérémonies. On lenr ap« pliqua différentes peines suivant la disposition de la chambre ; les uns furent répntnandés par Torateur, d'autres jetés en prison, et d'autres tenus de donner caution de leur bonne conduite *.
3" Elles révisci ent do. la même manière les procès de la chambre étoilée, qui avaient mécontent*'^ par leur sévérité. Prynne , Burton et Bastwick furent rappelés de leurs prisons diverses, afin de plaider leur cause en personne. Ils firent à Londres, à des jours différents, une entrée triomphale, escixrtés par des centaines de Toitures et des milliers d^hommes à cheval, au milieu d^une multitude de piétons, portant tous an chapeau du laurier et du romarin. Leurs sentences furent cassées, et on condamna leurs juges h leur payer à cbacun cinq mille livres de dommages^.
A" Les deux chanibres se réiuiirciit pour déclarer que les commissions pour la Icv ée du shiji-rnoney et toutes les mesures résultant de ces commissions étaient illégales. Les communes décidèrent que la cour du comte-maréchal et celle du conseil d'York étaient des abus; elles nommèrent des comités pour rechercher Forigine et la constitution de la cour des mines d^étain et de celle des marais de Galles; pour constater la légalité, ou Tillégalité
faire peser sur le sourerain, ils se désistèrent de leurs poursuites contre la vie de Goodman, qui s'échappa de New{?ate Vannée suivante (voyez Rosetti, 19 avr. 1C41}, mais fut repris et mourut en prison en 1645. Baillie donne une raison très-peu probable de leur intervention ; au*iU comptaient nier le pouroir da roi de pardonner pend tnt la session du parlement, et qu'ils craignaient que si nn l'admettait dans l'affaire de Goodman, cela n'établit un précédent pour celle de Stiaffofd. Voyes les Jouic. des Goaunnaee, 33, 25, 37 jany.; ceax des Lords. 140, 141, 14% 146, 150, 151. Nalson, i, 7S8. BailUe, i, S8S.