‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 30 sur 276 · Jour». 586. BiuljflK T, 100. Clar. n · texte numérisé non relu

Jour». 586. BiuljflK T, 100. Clar. n

9. Journ . 463, 491, 504. Joom. des Comm. 18 déc. EUe fat inpoiée le 90 novembre 1642. *

8. Voyes tout ce qui se pam relativaiiNiil aa tnUé dans lea Ofiavraa du nàf

i^iym^ud by GoOqI

GH4PITR£ DEUXIÈME.

Donml celle négodatkm, les chaml»^ ne laissèrent rien h la discrétion de leurs emmnissaires, le comte de Northumberland,

Pierrepoint, Armyn, HoUand et Whitolock. Il leur élail permis de proposer et de discuter ; ils n'avaient pas le pouvoir de rien concéder*. Cependant, tout en agissant en public selon la teneur de. leurs instructions, en secret ils donnaient h entendre au roi qu^il pourrait probablement acheter le maintien de Tégiise en cédant le commandement de la milice, concession que ses adver^ saiies jugeaient essentielle à leur prqnre siheté. Pendant quelque tempe, ils entretinrent an vif espoir de succès. Au moment de se sépiurer, Charles arait promis de leur donner satisfaclkm le lendemain ; mais , pendant la ^nnit , on le dissuada de son desemn, et, le matin, sa réponse fut presque Téquivalent d'un refus formel. Northumberland lui fit aussi Toflre secrète de son influence pour adoucir Topiniatreté des patriotes; mais Charles, qui appelait ce seignfHir le plus in^^rat des hommes, reçut la proposition avec déplaisir, et répondit froidement aux instances de ses conseillers que le service devait précéder, et que la récompense vien-* draît ensuite. On ne sait si le parlement commença è soupçonner la fidélité des commissaires, et s'il les rappela pour cette raison. Hyde soutient que le rot Mina la négociation en longueur pour dimner à la reine' le temps d^arriver, ne voulant pas prendre de détermination sans elle ; niiis on ne voit pas trace de cette sup- {•osition dans la correspondance particulière entre Charles et«sa femme ; et on trouve une cause suffisante de la rupture des négociations dans les prétentions élevées do cha(jue parti, dont aucun n'avait été assez humilié pour acheter la paix au prix de son honneur ou de sa sûreté '^.

3-25-307 ; dans les Journaux des Lords, y, 6ôd>7l8| et dans Huskworih, v, 164-

1. C'était un arrangement qui retardait et ^îèuait beaucoup. Chiuiue proposition, demande ou suggestion du roi était envoyée aa parlement, qui en discutait l'utilité. Les chambres étaient {.'énéralcnu'iit vu désaccord. 11 se ttMiail donc <U'S conférences, et on proposait des amendements ; il eu résultait do nouvelles discussions, et une seaiaine peut-être se passait «fanl qu'un pt^t de pea dHmpor* tsDGe pût être féglé.

•J. Voyez la Vie de Clarendotij 76-80; Whitolock, G8, et les lettres dans les OEuvres du roi, 1H8-140. Avant que Henriette quittât rAnpleterre, il lui avait promis de ne donner aucune charge sans son consentement, et de ne faire la paix qae par sa médiation. Charles, néanmoins, prétendit qnO'Sa première promesse avait trait non aux charges de l'état, niais aux charges de la maison royale } et la seconde semble avoir été mal comprise. Autant que j'en puis juger, tm signiflatt seulement que lorsqu'il ferait la paix il la mettrait en avant oomme médiatrice, à cette fin que, puisqu'elle avait été calomnieusemcnt accusée d'être la cause de la rupture entre lui et son peuple, elle eût aussi, aux yeux du public» le mérite d'effectuer la réconciliation. Vie de Clarendont ibid.

70 mSTOlHE ITANGLETERKE.

C'était grâee aux efforts infatîgaUfli d'Itaihetta 4Qt le roi avait été en état de tenir tète km ennemie ior le dMimp de ba«taille. Pendant ^^elle était en Hollande, elle lui arait hii plu* rienis enToie d^annee et de munitions, et, ee dont il avait é^le-

ment besoin, d'officiers vétérans pour exercer et discipliner aee troupes. En février | Ki], quillaiil hi Haye, et so fiant h son étoile, elle avait irompé la vigilance do lîatten, amiral parlementaire, et était entré heureusement au port de Hurliii^^lun, sur la côte du Yorkshire [22 févr.]. Hatten, furieux do ce désappointement, jeta Vancie deux nuits après dans la rade » avec quatre vaisseaux et une pinasse, et tira plus de cent coups de canon sur les inaisona du quai, dans Tune deaqaelles la reine était logée. Alarmée du danger» die çiitta son Ut, et, anus pfeds et unes jambes,» eOe alla s'abriter jusqu'au jour detrière la coIUne la plus prodie. An* cune action, durant la guerre, ne fut plus sévèrement condamnée par la galanterie des Cavaliers, que cette attaque inhumaine contre une femme sans défense, contre réponse du souverain. Le comte de Newcasllc accourut a Burlington, et Tescorla avec son armée jusqu'à Vork. Continuer sa route jusqu'à Oxford, c'eut été SG jeter dans les bras de ses ennemis. Elle resta quatre mois dans )a Yorkshire, gagnant le conir des habitants par son affabilité, et stimulant leur loyauté par ses paroles et son exemple ^«

Pendant le dernier traité, on avaitMt tans lea efEarta possibles pour recruter Tannée parlementaire ; a son expiration, Hampden, qui commandait un régiment, proposa d'assiéger le foi dans la ville d'Oxford, ^lais Tardeur des patriotes fut constamment répri» niée par la prudence dos officiers qui composaient le conseil de guerre. Essex investit Ueading ; elle capitula au bout de dix jours [27 avril ], et Hampden renouvela sa proposition. Mais les fatigues du siège avaient déjà altéré la santé des soldats, et la mortalité et la désertion diminuaient chaque jour leur nombre. Essex se trouva forcé de rester m semaines dans ses nonveanx quartiers de Reading.

Si la prise de cette ville nuisit k la réputation des royaUsIes, elle ajouta k leur force par Tarrîvée des quatre mille homniiBs qui avaient formé la garnison. Mais le manque de munitions condamnait le roi à l inactivité, à laquelle les maladies avaient réduit ses adversaires. Ueuriette s'eiïor^a dy suppléer. £n mai,

1. MrrcuHus Belgic. 24 fév. Michrochronicon, '■2i fvv. ir)42-l(;43. Clarondiif 443. i>uivaat Ku&hworth, Butten tira sur les bateaux oui débarquaient de» . iiNiiiitiolis sur le quai.

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