L.iyni^ed by GoOgI
CliAPITRE DEUXIÈME. 65
eux à Farrière. Us se mirent en déroute : sir Edward Varncr fut tué, et rétendftrd çtt*il portait fot pris^; le comte de Linds^ reçat une Mesmre mortelle ; et son âls» le lord Willoughby , fut fait {nrisonnier en essayant de délivrer son père. Charles, qui, accompagné de sa troupe de gentilshommes de la garde, épiait les chances du combat, vit avec effroi le massacre de ses gardes; et, faisant avancer sa réserve, il se mit h sa tele; mais en ce moment Rupert et la cavalerie reparurent ; et quoiqu'ils fussent partis de Keynton pour éviter rapproche de Hampden, avec rarrière-garde de Tarmée parlementaire, leur présence releva les espérances des royalistes, et refroidit Tardeur de leurs ennemis. On reprit baleine : le feu cessa des deux côtés, et les armées adverses restèrent à se regarder Tune Tautre, jusipi*)! ce que robscorité les engageât à se ret^er, les royalistes k leur position sur les hanteors, et les parlementaires au village de Keynton. D'après les allégations contradictoires des deux partis, il es( iin- • possible d'évaluer leurs pertes respectives; la plupart des «'crivains font monter le nombre des mort? h cinq mille; mais Tecclésiastique du lieu, qui présida aux inhumations, le réduit à douze cents hommes \
Les deux armées réclamèrent l'honneur de la victoire : aucune n*en recueillil les avantages. Ëssex, laissant le roi poursuivre sa marche, se retira k Warwkk, et de là à Coventry : Charles, après avoir forcé la garnison de oanbury à se rendre, se dirigea vers |^ ville d'Oxford [27 oct.]. Les deux commandants avaient besoin de loisir pour réorganiser leur armée après la dernière bataille. Les chambres, quoiqu'elles se parassent de? lauriers de la victoire, s'alarmèrent de la proximité des royalistes et des incursions que faisaient parfois des partis de cavalerie. Klles ordonnèrent à £ssex [2 noY.] de venir les protéger ; elles écrivirent pour avoir
1. Vétmâêità fat f eprii néaimoint par riadaee on fa^^eise â!im eapitaine Smitfa, que le roi fit brâneret aur le ohmp de.bat^Ue.
S. Cest la relation la plus vraisni hlable de la bataille que j'aie pu extraire des nombreux récits de Clarendoii, de May, de Lufllow, de Heath, etc. Lord Wharton, i)our apaiser l'alarme de Londres, à son arrivée de raruite, assura aux deux chambres que la perte ne dépMSBit pas trois cents hommes (Journ. v, 4231. Le prince de Galles, qui avait environ douze ans , et qui était à cheval dans un champ sous la garde de sir John ILnlon, l'échappa belle. «Un des caTaliera tous apercevant, > dit Hinton, «vint & bride abattoe vers Votre Altesse. Je reçus sa charge; et ayant échangé ayec lui un ou deux coups de pistolet, je It' démontai à la fin ; mais, comme il était armé de pied en cap, je ne
Souvais l'achever avec mon epée. En cet instant, un Mr. Matthews, gentilhomme e la garde, arrive à cheval^ et avec une pique décide TaflUre. » Mt* en ma iMmeauon.
66 HISTOOIB rAHULimiE.
des secours du Tlxosse ; elles formèrent une nouvelle armée sous lo comte de W'arwick; elles votèrent une adresse au roi: elles acquiescèreot même a son refus de recevoir comme un de leurs députés, sir John Ëvelyn, qu'il avail précédemment déclaré trdtre K Pendant ce Uunps-là, l'armée royale, ijoittant OifMrd, s^allardait, on ne satt pour quelle raison, dam le Toiainage de - Readingy et laissait Easex marcher, sans àtre inqaiété^ par la rouie ' plus a Test sur la capitale [7 nov.]* Kingston, Acton et Windsor avaient déjà des ^^arnisons du parlement; et le seul passage ouvert jusqu'à Londres était par la ville de Brcntford. Charles avait atteint Colîibrook, dans cette direction, lorsqu'il rencontra les commissaires [10 nov.] qui le décidèrent a suspendre sa marcho. La conférence dura deux jours : le second [11 nov.], Ëssex jeta dans cette ville une brigade coqipotée de trois de ses meiUeurt régiments. Charles fut indigné de ce pracédé. C'était è son avia un manque de foi; et deux jours plus tard [IS nov.], après use résistance opiniâtre de rennemi, il 8*empara de BronUord, aprèi avoir refoulé une partie de la garnison dans la rivière, et pris quinze pièces de canon et cinq cents hommes. Il ordonna de relâcher les prisonniers , leur laissant le choix, ou d'entrer dans ses rangs ou de promettre sous serment do ne plus porter les armes contre lui^.
Cette action mit fm au traité projeté. Les chambres reprochaient au roi d^avoir, tout en proCess||;^t la plus forte répugnance ^verser le sang des Anglais, surpris et égorgé à Brentford leun partisans qnLétaient sans soupçons, et qui se reposaient sur une prétendue negodation. CSiarles, indigné, renvoya l'accusation à sas adversaires. Us étaient les véritaMea trompeors , eux qui avaient cherché k le tenir inactif dans sa position, jusqu'à ee qu'il fut entouré d'une foule de leurs partisans. \\n effet, sa situation devenait cliaque jour plus critique. Ses atitagonistes avaient rasseml)lé des troupes de tous les quartiers de Londres, et Essex se trouvait a la tùte de vingt-quatre mille hommes. Les deux armées furent toute une journée en face Tune de Tautre à Turnham-Gre«a [14 nov.]; mais aucune n*osa charger, et le t<A| ap-
1. «r<Nirfi. 481-486. Le 7 noTembre, la chambre vota qoe le refcu da roi
recevoir Evclj-n était un refus de traiter; mais le î), eUe éluda ingénieusement la difûcultc, en laissant Evelvn maître d'agir ou de ne point agir. Conune de rabon, U refusa. Ibid. 437, 43î).
1. Chaque puni publia dc^ relalious cuuuadictoires. J'ai adopté les docuwmtB insérés daoa let journaux , q«d, lelon moi, montrent fue |r aét uo manque de foi dans ccatrainoHmi, ea fin da la Mit da pariMMBl» al nan da
ceUe du roi.
CIUPITRE DKOXltHi. 67
prenant que le corps qui défendait le pont do Kin^^stou s'était retiré, Ht sa retraite d'abord sur Ueading, puis sur Oxford, Probablftmatit il 9% trouYaii trop iàHaiïû pour m venir aux mains avec aas adFtimires, sopérieiuB en nomlna : publiquauent il allégua sa ré|MxgQaiictàa{i|K>rt6ripariiiidbataU^ à la xegrm du traité K
ie voyauflM mUat^ à calta époque, prémtait le pbif triata qft^çtacle. Il n^était permis à personne de rester neutre. Chaque comté, chaque ville, chaque haiiioau était divisé en factions qui clierchaient à s'entredétruire. Chacun se tenait sur ses gardes, tandis que les plus actifs des deux partis cherchaii^nt avec ardeur Toccasion de ravager les terres ou de surprendre les personnes de lûurs adversaires. Les deux grandes armyéaai au mépria 4fia déiiaaiai lie leurs chefsi pillaient partout où allaa passaient, at leur exempla était fidèlamani imité par les oorpa pliia iaiUea daiia laa autm distdcla. Las comiminietUona aiitra laapartîaa éloignées du pays étaient ioterrompuas; les opérationada aoni» merce suspendue^; et toute personne possédant quelque eliesè était forcée de contribuer, siiivantun certain tarif, au soutien de la cause qui avait le dessus dans le voisinage. A Oxford et aux environs, dans les quatre comtes du nord, en Galles, dans le Shropsliire et le Worcestershire, les royalistes triomphaient sans ai^lpaitiou ; dans la métro^^ et les comtés adjacents, sur les côtes da aad et de Test, la supâaorité du parlement n'était pas moins maïquée* Uaia dw beaucoup d^eadreita ka partis étaient mé^ Imgna daaa daa pnûfKtftioDa u diffteantea, ienr iBÛueDoa al leura €0e«a étaimt A diveiaanianr modifiée par laa événemanta de chaque jour, quUl devenait diffîeile de détermina lequel avait la prépondérance. Toutefois, il y avait quatre comtés , ceux d'York, de Chester, de Devon et de Cornvvall, où les chefs avaient déjà appris h exécrer les maux des dissensions civiles. Usa'abouchèrent [23 déc], et prirent renfjngenient de suspcfidre leiiiiB animositéa politiques, de s'aider. mutuellement à réprimer lea pertiirbateurs da la paix puUiqna, et de g'oppoiar à l'entrée de toutofffiree «mée sans le coMantement oanunan du soi et du paitement & ka autiea oonttéa aueiaiU anivi cat aiemide, la guerre eài fini presque dès son début. Mais c'était un dénoua» ment qui ne convenait point aux patrio!ij|. Us déclarèrent [7 janv. 1648] que cet engagement dérogeait^ rautorité du parlement ; ils délièrent leurs partisans des obligations qu'ils avaiçj^t
68 mSTOl&Ë D'ANGL£T£aR£.
cofiUraetéeSy et leur commandèrent de nouveau de Um Tépée pour la cause de leur Dieu et de leur pay«^
Hais il devint bientôt évident que ces sentiments pacifiques ne se bornaient pas aux comtés les plus éloignés ; ils se répandirent rapidement dans tout le royaume ; ils'se manifestèrent sans déguisement même dans la métropole. On était impatient do s'afrranchir de la contribution forcée d'un vingtième de ses biens pour l'entretien de Tarmée parlementaire'^, et les citoyens ne pouvaient oublipr Palarme qu'avait causée la dernière approche des forces royales. Des pétitions pour la paix, quoiqu'elles fussent mal reçues, continuaient de charger les bureaux des deux chambres; et, comme le roi lui«*mème avait fwpoaé une cessar tion d'hostilités, la prudence engagea les plus ardents avocats de la guerre h accéder aux v(Bux.du peuple. Une négociation s'ouvrit à Oxford [30 janv.]. Les demandes du parlement se composaient de quatorze articles; celles de Charles se bornaient b six. Mais deux seulement, le premier de chaque côté, furent mis en discussion [3 févr.]. Aucun argument ne put amener les chambres à consentir à ce que le roi nommAt au gouvernement des forts et châteaux sans leur approbation préalable des personnes à choisir, et il ne voulut point se prononce sur leur proposition de licencier les deux années tant qu'il ne saurait à quelles condi* tions il rentrerait dans sa capitale [20 nprs]. ËUes avaient limité la durée de la ccmiérenoe à vingt jours. H proposa une prolongatioa [SO mars]. Elles refusèrent, et il offrit [12 avril], comme ultimatum, lorsqu'il swait remis en possession de ses revenus, magasins, vaisseaux et forts, conformément à la loi, lorsque tous les membres du parlement, h rexception des évêques, seraient réintégrés sur leur siège, comme au l^*" janv. lii'il, et lorsque les deux chambres seraient a Tabride Tinlluence des assemblées tumultueuses, ce qui ne pouvait s'effectuer que par un ajournement à vingt milles de Londres, il offrit de consentir au licenciement immédiat des deux armées, et d<> t<>nir son parlement en [>er«» sonne. Les communes votèrent à Tinstant [14 avril] le rappel des commissaires d*Oxford. Les lords^ quoique d'abord d'un autre avis, furent forcés de signifier leur concours [17 avril] ; et teUe fut la fin du traitéjet des espérances qu'il avait inspirées'.