‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 32 sur 276 · Joum. 6 juin · texte numérisé non relu

Joum. 6 juin

72 HISTOmB D'ANGLBTERU.

)) consentir a mettre bas les armes tant que les papistes, en » guerre ouverte avec le parlement, seraient protégés contre la » justice d icelui, mais, selon leurs moyens et leur profession, » d'assister les forces levées parle parlement contre les forces » levées par le roi. » Les lords, les citoyens et Tarmée suivirent leur exemple^ et on publia [27 juin] une ordonnance portant que tout homme ferait le môme yœu et coveuant dans son église paroissiale^. Quant aux prisonnieis» an lieu d'être traduits de^- Tant une cour de justice, ils furent jugés par une cour martiale. Six furent ccmdamnés à mort [30 juin] : deux furent exécutés. Waller sauva sa vie par la plus basse soumission [5 juillet] ; « il )) paraissait avoir la conscience bien malade ; il désirait le secours )) des saints minislros, » et par ses prières il décida les communes à commuer sa peine en une amende de dix mille livres, et un ordre de voyager sur lo continent. Lorsqu'on demanda pourquoi le chef était épargné quand ses afddés étaient mis à mort, il fui répondu par les uns que la vie lui avait été promise pour obtenir de lui des aveux; par d'antres, qu'il avait déjà été versé lapop de sang en expiation d'un complot imaginaire^.

Sur ces entrefaites, Essex, après plusieurs messages du parlement, s'était éloigné de Reading, et avait ûxé son quartier géné-

1. Journ. 31 mai. 6, 14, 31,37, S9 juin. Rashw. v, 339-333. Whitelock, 67, 70, 105. Le préambule commençait ainsi : < Attendu qu'il y a eu et qu'il y a en ce moment dans ce ro^'aunie un complot pai)iste et traître pour la subversion de la vraie religion protestante et de la liberté des sujets, àTappui duquel une armée papiste a cio levée et est mainieuant sur pied dans diverses parties du royaume, etc. » Joum. 6 juin. Journ. des Lords, vi, 97. H me coûte d'accuser les auteurs et soutiens do ce préambule d'avoir publié un mensonge prémédité, dans le but de jeter de l'odieux, sur le roi; mais il me semble impossible d'envisager leur conduite sous aucun autre jour. Le complot papiste et l'armée ]mh piste étaient des fictions inventées par eux pour enflammer les passions de leurs adliéreiits. Cliarles, pour réfuter cette calomnie, étant sur le point de recevoir la communion des mains de Turchevèque Ushcr, se leva soudain et lui adressa ces paroles, en présence de toute la congoégation : c My lord, je me suis prépare de toute mon î\me à communier dignement; et puissé-je recevoir la consolation de ce saint sacrement, comme je veux l'établissement de la vraie religioa protestante réformée, telle qu'elle était dans sa beauté aux jours beureoz ^la reine Elisabeth, sans auriine connivence avec le papisme. Je bénis Dieu d'avoir toujours, au milieu de ces désordres publics la liberté de communier ; et puisse ce sacrement être ma damnation si mon cœur ne se joint pas à mes lèvres dans cette protestation. > Rusb. v, 316. Connivence était un terme ambigu, et par conséquent mal choisi. 11 était probablement sincère dans le sens qu'il y attacliuit, mais certainement il ne l'était pas dans le sens où il voulait que ses adrersaires le prissent.

S. Après une investigatioh minutieuse,, je ne saurais me persuader qae WaUer

et ses amis allèrent plus loin que je n'ai dit. Ce qu'ils auraient fait s'ils n'eussent

S oint été interrompus est une atl'aire purement de conjecture. La commission 'érjui^ement, que leurs ennemis cherchèrent à rattacher u leur dessein, n'y avait évidemment aucun rapport.

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