Baillie, i, 379, 360. iiushw. v
ficullés. l^es l'xossais se déclarèrent disposés à prendre les armes; mais ils cherchèrent en même temps a assumer le caractère do médiateurs et d'arbitres, à dicter les termes de la réconciliation, et à se mettre en position d'arracher le consentement des parties adverses. L'opiniâtreté de Vane et les conseils de Johnston de Wari9ton, un de leurs hommes d^état les plus fins, les firent descendre de la hauteur de ces prétentions : ils se résignèrent à a^ comme alliés du parlement ; mais ils requirent, comme un préli* mtnaire indispensable , la sanction de leur Eglise. Ce fut en Tain que Ton répondit que c'était un traité civil et non rehgieux. Les Ecossais répliquèrent que les deux chambres avaient toujours annoncé la réforme de la religion comme leur principal objet; qu'elles avaient exprimé h plusieurs reprises le désir ce d'une union plus étroite entre les deux Eglises, » et que, dans leurs dernières lettres à l'assemblée , elles avaient requis les membres de les aider de leurs prières et de leur influence, de se consulter avec leurs commissaires , et d^envoyer quelques ministres écossais se joindre aux théologiens anglais assemblés è, Westminster ^ Dans ces circonstances , Vane -et ses collègues ne purent refuser d'admettre une députation de rassemblée, ayant à sa tète Henderson , le modérateur. Il soumit à leiu* considération la forme d'une « ligue et d'un covenant solennels , » qui obligerait les deux nations à i)(iursuivre les incendiaires publics, h garantir a vie et T autorité du roi dans Fintéret de la vraie religion et des ibertés des deux royaumes , à extirper le papisme , la prélature, l'hérésie, le schisme et l'impiété , et à établir une conformité de doctrine , de discipline et de gouvernement ecclésiastique dans toute l'île. Cette dernière clause alarma les commissaires. Ils saraient que, bien que la majorité des parlementaires penchât pour les dogmes presbytériens, il exbtait parmi eux un parti nombreux et très-actif (et Vane lui-même en était un des membres les plus distingués), qui regardait toute autorité ecclésiastique comme une atteinte aux droits de conscience, et ils virent qu'introduire une obligation contraire aux principes de ces derniers, ce serait provoquer une ru[)ture ouverte, et mettre les deux sectes aux prises Tune avec rautre. Mais le zèlf d(*s théologiens écossais fut inexorable; ils refusèrent de laisser aux indépendants aucune chance de tolérance, et ce fut avec peine qu'on finit par leur persuader de confier la rédaction de Tarticle à deux