‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 38 sur 276 · CHAPITRE DEl XIKME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEl XIKME

OU trois individus d'une orthodoxie connue ci éprouvée. Ceux-ci le présentèrent sous une forme nouvelle et moins sujette à^objec» tion, Eevétu d'une assez lieureuse aminguité de langage pour conT0Dir aux principes et aux vues de toutes les parties. Il y était dit que TEglise d'Ecosse serait maintenue dans sa pureté actuelle, et que TEglise d'Angleterre <( serait réformée selon la parole de Dieu « (que les indépendants interprétèrent dans leur propre sens), et « d'après l'exemple des meill« ures Eglises réformées, » parmi losfjuelles les Ecossais ne pouvaient douter que la leur avait droit à la promière place. Sous cotte forme, llenderson, avec uue préface convenable, mit ses ligue ot covenaiit sons les yeux de l'assemblée [17 aoîit]; plusieurs orateurs, mis dans le secret, en firent les plus grands éloges, et ils furent immédiatement apiNTOUYés sans une seule Yoix dissidente ^.

Dès que le corenant, ainsi amendé, eut reçu la sanction des états [24 août) , les {dûmes les plus éloquentes s'occupèrent à soafQer le feu de l'enthousiasme» Le peuple fot informé, dans le jargon du t^ps, 1° que la controverse, en Angleterre, était entre le Seigneur Jésus et Pantichrist avec les siens ; que la malédiction de Méroz éclaterait sur tous ceux qui ne viendraient pas au secours du Seigneur contre le puissant; 2° que les deux Eglises et les deux royaumes étaient dans un danger iniuiinent; ils voguaient sur un mémo vaisseau, habitaient une même maison, et étaient membres d^un même corps; si Fun était ruiné , Tautre ne pouvait subsister ; Juda ne pouvait longtemps demeurer en liberté si Israël était emmené captif; et 3*" qu'ils avaient maintenant une belle occasion de propager l'uniformité de disc^)line et de culte ; les Anglais avaient déjà posé les fondement» d'une bonne constitution en rejetant la grande idole de la prélature, et il restait aux Ecossais h élever Tédifice, et, lorsque Dieu le trouverait bon, à en poser le couronnement. Le clergé invita ses auditeurs « h se tourner vers Dieu par le jeûne et la prière ; )) on publia une proclajnation qui sonunait tous les liges de seize h • soixante ans de se présenter en armes, et le commandement en chef des troupes fut, à la requête du parlement, accepté par Leslie, Tancien général des covenantaires dans la dernière guerre. Il avait, à la vérité , fait au roi la promesse solennelle , lorsqu'il fut créé comte de Leven, de ne plus porter les armes contre lui; mais il se rappelait maintenant que c'était à la réserve, sinon

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