‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 44 sur 276 · Clar. Il · texte numérisé non relu

Clar. Il

9ë IJiSTOIRE D'ANGLETERRE.

princesse, lasse des dangers qu'^ cbuxtil en Angleterre, gagna f idoKHitti [i4 ittiUet], »*eiiibârqiia avec xm «eadie de dix bâOméats h<^iididfli mfimmûB^ ei édiappaiit à ane fi^e pou^ suite delaflolteai^laisedeTorbay, eUeatMgiiit saine et sauve

[15 juillet] le port de Brest K

Essex, sans s'inquiéter des royalistes qui s^assemblaient sur les derrières do son arniéo, poursuivit sa marche dans le Cornwall [2GjuinJ. Pour la plupart des jrcns sa conduite était inexplicable. Beaucoup le soupçonnaient do songer à so venger du parlement, en remettant ses troupes aux mains de Tennemi. A Lostwithiel, il reçut deuï lettres [6 août], Tune, où le roi le soUicilail de s'unir à lui pour forcer les ennemis k «ooepter une paix, qnl, en déterminant les droits légaux de la couronne, assurerait lareligion et les libertés du peuple; Vautre de quatie^yingt-quatre des principaux offloiers de Tanuée royale qui sV^ngageaient k tirer Tépée contre le souTeraln lut-mâne, sHl s^éeartait Jamais des principes qu'il avait professés dans sa lettre. Tous furent • désappointés. Essex envoya les lettres aux doux chambres et répondit froidement quo son cillcuie était de se battre, cellô du parlement do négocier.

Mais il so trouva en ce moment dans une situation des plus critiqueSi privé de toute communication avec Londres, et enfermé entre la mer et les forces comlkinées du roi, du prince Maurice et de sir Ridiard GrenviUe. Sa cavalerie, ne peuvanl se procurer 'des moyens de subsistance, s'ouvrit un passage la nuit, mais mm sans perte, au travers des lignes de Fennemi. Mais chaque jour les royalistes enlevaient quelques-uns de ses postes ; leur artillerie dominait le petit port de Foy , le seul par lequel il pût se procurer des vivres, et ses soldats, épouvantés par une suite de desastres, refusaient do rester sous leurs drapeaux. Dans cette occurrence, Essex, avec deux autres officiers, s'enfuit à Plymouth sur un bateau, et le major général Skippon offlrit de capituler pour le reste de l'armée. Sur la remise de leurs armes, munitions

1. Je doute qnlBSasex ait aucun droit à la générosité de caractère oue^lui attribuent les historiens. La reine était accouchée d'une princess^ Henriette- Marie, à Ëxeter» et lui ût demander un passe-port pour aller à Bath ou à Bristol afin de rétablir aa laaté. Il refusa ; mais il* lui ftt Voffro insultante do raccompagner lui-même si elle voulait aller à Londres, où elle aviKtt déjà été 9Q0lué6 de haute trahison. Rushw. v, ()84. Je remarmie que, mt^me avant la ^niorre, quand le roi avait écrit à la reine d'intimer à Essex, comme lord cUambelian, son déidr qu'on préimrât le palais pour sa réception , elle pria Nioholas de le faire, ajoutant : < Leurs Seigneuries sont de trop grands princes pour rece?oir aucun ordre de moi.» Mm, d'Evelyn^ u. A^p, 78.

GHAPlTiŒ DEUXIÈME. M

et artillerie, il fut pmûk aui soldats [i*' sept.] de se t«Bâie h Poal el à Warebun, et de Ui ils teent conduits sur des bfttiments de transport à Pertsmeath, où fl se trom des eommi»» saiies do paiieraent qui leur fèumireiil des habits et de Varf ent.

Lo général en chef so relira dans sa maison, réclamant une enquête sur sa conduitf» ot sur collo dos niombros du comité, qui avaiont nép;lip:é de (lis()orsor les royali>l('s sur les d(M'riéros do son armée, et avaient trahi la cause dii'peuplo pour satisfaire leur jalousio ])ar Techec d'un adversaire. Pour adoucir son esprit ulcéré, les deux chambres lui envoyèrent ooiyointcment une députfttion le remercier de sa fidélité à la cause^ et lui exprimer le cas qn^dles faisaient des nombreux et éminents serriees qu^il avait rendus k son paje ^

Ce succès releva les espérances du roi, qui, prenant un ton de supériorité, invita tons ses sujets h raccompagner h Londres, ot l'aider h forcer le parlement d'accepter la paix [30 sept.], ^lais l'énergie do sos anta^ronistes n'était point «'puisée. Ils reniplacèront proiiiploin*'iil irs liotnines qu'ils avaient perdus : les divers corps aux ordres d l'ssex, df^ Wallor et de Manchester lirenlleur jonction; et taudis que les royalistes se rendaient par Whitochurch à Newbnry, une armée plus nombreuse marchait parallèlenmit sur Reading par Basinjg^ke. Là les généraux ( le génélal en chef était absent sous prétexte d^ndispoeition ), entendant dire qne les renf<Krts affluaient h Oxford, rés6lurent [27 oct.] de profiler de leur supériorité actuelle, et d^attaquer au même

moment les positions des royalistes h Show et h Speen, l'est et a l'ouest de la ville. Le combat sur les deux points fut opiniAtre, et jusqu'h dix houros du soir le résidtat douteux. Mais le roi, crai^rnant d'être cerne le lond''!iicn'îi, assembla ses troupes sous le château de Dennington, et marcha vers W allingford [G nov.], mouyement qui fut exécuté sans opposition, au clair de la lune, et en pleine vue de l'ennemi. Au bout de quelques Jours [9 nov«] il revint avec des farces plus considérables, et recevant PartOlerie et les munitions quHl avait laissées, par mesure desAreté, dans le château de Dennington, il ies transporta \ Wallingfèrd sans être inquiété. Pendant qu'il passait et repassait, les parlementaires so tinrent dans leiu's lignes, et refusèrent mAme le combat qu'il leur utVrit. Cotte inariion, qu'elle provînt d'une discussion iotérioure ou de T infériorité du nombre, excita de vives plaintes,

1. Biatbw. T, 633, 634, 690-6d3, 699-711. CIat. nr, 511«5lS-ûsr7.

fOO HISTOmB D'AltGLeTEIlIlE.

non-souleinoiit dans la capitale, uîi lï'uj^agrment de iXcwbury avait été célébré comme une victoire, mais dans les deux chambres, qui ayaient ordonné à Farmée de poursuivre ses succès. Les généraux ayant dispersé leurs troupes dans des qfuartiers d'hiver» accoururent justi^r leur conduite. Ils se renvoyèrent les uns aux autres des accusations de lâcheté, de.nianque de lèie et dUncapacité; et cette cause, qui avait été si près de Mompher du roi, semhlait maintenant sur le point d^étre perdue, par suite des jalousies personnelles et des passions rivales de ses chefs*.

La plus grande partie de ces querelles avait pris naissanro dans la lutte des ambitions; mais celles de l armée du comte de Manchester étaient produites par la méfiance religieuse, et en conséquence eurent des résultats plus importants. Quand le roi tenta d'arrêter les cinq membres, ^Manchester, h cette époque lord Kymbolton, fut le seul pair qu'il accusa. Cette circonstance rendit Kymbolton chw au parti , et sa propre sûreté Fattadia plus fortement à la cause. Lors de la formation de l'armée des sept comtés associés, il accepta, quoique avec répugnance, le commandement en chef; car sa nature et son éducation l'avaient plutôt formé pour briller au sénat que dans les camps, et, sentant son inexpérience, il laissa à son conseil la direction principale des opérations militaires, se réservant la tAche délicate et importante de maintenir en harmonie les éléments discordants dont son armée se composait. Le commandant en second était Cromwelli avec le rang de lieutenant général. Cet heureux aventurier, cousin germain et fidèle compagnon de Hampden , avait été envoyé au dernier parlement par Huntingdon, et siégeait actuellement comme représentant de Cambridge. Il parlait avec hardiesse quoique rarement. Les courtisans tournaient en ridicule la grossièreté de ses vêtements, l'aigreur de sa voix, et l'inélégance de ses manières; mais Cromwell savait toujours commander rallention do la chambre par foriginalité de ses • vues et (( la ferveur de son éloquence. » Au connnenreinent de la guerre, il se h A ta de lever des troupes dans les comtes de Test, et il fut bientôt à la téte d'un régiment de cavalerie, composé de francs tenanciers, ou de fds de francs tenanciers, soldats par sentiment du devoir, et enthousiastes religieux et politiques ^. Quoique entre ses troupes et lui il n'y eût qu'une libre association, il ne perdit jamais leur attachement ni leur obéissance; il priait

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