‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 45 sur 276 · Rushw. V, 7ir>-733. Ctar · texte numérisé non relu

Rushw. V, 7ir>-733. Ctar

S. WhiUjlock, 7S.

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et oombatlait h leur tête ; et grâce h son courage, h sa résolution et k son Ixmbeur, il lui bientôt cité comme un des 'dâders qui .promettaient le plus dans Tannée parlemrataire. On a dit qu'il arait dissimulé dès le commencement, cherchant h cacher ses menées ambitieuses sous une affectation de piété supérieure. Mais je ne puis découvrir de base suffisante à cette inculpation. Il jiie paraît avoir éprouvé le fanatisme religieux qu'il doplova si intrépidement, et avoir du ses premiers pas vers la grandeur phi lot h son zèle pour la cause, et h Ténergie naturelle de son esph^qu'à aucune vue d'agrandissement ou d'intérêt personnel.

Comme étalage de dévotion, Manchester et Cromwell pouvaient aller de pair : mais dans la croyance et dans la pratique, ils suivaient deux routes opposées. Le premier roulait rétablissement exdusif du système presbytérien; Tautre soutenait le droit commun des hommes d^adorerDieu selon les inspirations de leur conscience. Mais cette différence d'opinion ne provoqua aucune dissension entre eux. Le caractère plus doux et plus accommodant de Manchester était intimidé par le génie supérieur de Cromwell, qui obtint graduellement Tautorité principale dansTarmée, et offrit sa protection aux indépendants qui étaient sous ses ordres. Dans les autres quartiers, ces religionnaires étaient gênés et persécutés par le zèle des presbytériens; la tolérance dont ils jouissaient sous Cromwell scandait et alarma Forthodoxie des commissaires écossais, qui obtinrent» comme contre-poids à Finfluence de cet ofiQder, le poste de major général pour Grawford, \ear compatriote' et presbytérien rigide. Aussitôt Cromwell et Crawford devinrent rivaux et ennemis. Le mérite de la victoire de Marston- Moor avait été réclamé par les indépendants, qui exaltaient les services de leur commandant favori, et tournaient en ridicule la fuite et la lâcheté des Ecossais, ( .rawford rétorqua Taccusation, et déposa que Cronnvell, au commencement de Taction, ayant reçu une légère blessure au cou, s^était immédiatement retiré et n'avait plus reparu sur le champ de bataille. Pour se vonprer, le lieutenant général articula [6 sept.] des faits contre Crawford devant le comité de guerre, et les colonels menackent de donner leur démission s'il n'était renvoyé , tandis que, de Pautire côté, Manchester et les chapelains de Tarmée rendaient témoignage en sa faveur, et que les commissaires écossais, prenaut la défense de leur compatriote, le représentaient comme un martyr dans k cause de la religion *.

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