‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 72 sur 276 · Jmm. 10, U tt? . Skt. PmH. m, 017. rniilediirfi, éL · texte numérisé non relu

Jmm. 10, U tt? . Skt. PmH. m, 017. rniilediirfi, éL

oontmil une tetidiaiiie énuméittlion de tout les xvfiwim^ fooi* dés ou noO) qui avaient été faid au vol depuis le commenoement da son règne, et elle en tmit l'induction que traiter avec un {«inoe si bostfie aux droits populaires , si souvent eonvainou de

fraude et de dissimulation , ce serait pour le moins trahir la confiance que le pays avail mise dans los deux chambres. Mais les auteurs do la justification manquèrent leur but. Ils y avaient inséré bien des faits douteux , et avancé noîiibro d allegations faciles b réfuter : les royalistes profitèrent avec empressement de cet avantage, et, malgré les peines prononcées récemment contre les pubiîoatioos non autorisées f plusieurs réponses, écrites aveo éloquence et convietifm, furent répandues dans une grande partie du royaume. Les ]dus célèbres sortaient de la plume du ehan» iier Hyde, et de celle du docteur Bâtes, médecin du roi K

Mais, tandis que la cause royale Usait des progrès ra|»des dans le peuple, dans Tarmée même les principes des niveleurs avaient été embrassés par la majorité des soldats, et- avaient fait plusieurs convertis parmi les officiers. Ces fanatiques avaient découvert dans la Bible que le [gouvernement des rois elail odieux aux yeux de Dieu 2, et soutenaient qu'en fait Charles n'avait aucun droit au sceptre. La protection et la fidélité étaient réciproques. A son avènement, il s'était engagé par serment à protéger les libertés de ses sujets , et , par la violation de ce serment , il avait délié le peuple de robligatimi de fidélité envers lui. Pour la déeision do la question, il en avail affalé au Dieu des batailles, qui, par la résultat, s'était prononcé contre ses prétentions, n était doue responsable du sang qui avait été versé, et il était du devoir des représentants de la nation de le mettre en jugement pour ce crime, et, afin de prévenir le retour d attentats pareils, de pourvoir aux libertés de tous, en fondant une république égale sur le consentement général. Cromwell invita les fauteurs de cette doctrine h s'aboucher chez lui avec les grands (c'est ainsi qu on les appelait) du parlement et de l'armée. La question fut discutée ; mais ses oollégues et lui eurent soin de cacher leurs sentimeata réels, ils ne contredirent pas ouvertement les principes posés par les nivelews ; mais ils aiSectèrent de douter de la poiiilâitédoleiiédtttroenpfntiqQe. La vérité est qu'ils ne vou^

1. mtt. Pari, m, eSS. OEavrei du roi, 183. S. I. Rois, VIII, 8.

11$ * UlSTOiHE D'âNGLëT£KKË.

laient pas se commettre par an aven trop explicite, avant d'avoir bien reconnu la route qu'il fallait suivro ^

Dans cet état fiévreux de Fesprit public en Angleterre, tous les regards étaient tournés sur ce qui se passait en Ecosse. Depuis

quelque temps , le clergé écossais nourrissait l'idée que le roi , non-seulement avait signé le covenant à Carisbrook, mais s'était solennellenienl engagé h le faire exécuter dans tous ses états, et la perspective d'un prompt triomphe sur les indépendants les décida h prêcher du haut de la chaire une croisade en faveur de l'Eglise et du trône. Mais le retour des commissaires et la publication de « raccord » avec le roi trompèrent amèrement leurs espérances. On vit que Charles avait bien consenti à rétablissement du christianbme en Angleterre , mais seulement comme une expérience pendant trois ans , et avec la liberté pour lui et pour ceux qui Tondraient suivre son exemple , de ne point s'y conformer. Leurs invectives ne furent plus dirigées contre les indépendants : <r raccord » et ses avocats devinrent l'objet de leurs plus violentes attaques. Les commissaires, disait-on, n'avaient pas le droit d'en autoriser les clauses, et l'intention en fut déclarée un acte d'apostasie du covenant, une tentation impie pour élever le trône du roi au-dessus du trône du Christ. Leur véhémence intimida le parlement écossais, et avertit le duc de Haniilton d'agir avec prudence. Ce seigneur, dont l'emprisonnement avait cessé à la reddition de Pendennis , s'était rendu auprès du roi à Newcastle; il s'en était suivi une réconciliation, et il était devenu le chef avoué des royalistes et des presbytériens modérés. Pour ne point irriter les préjugés religieux de ses compatriotes, il diercha à masquer son véritable but , la restauration du monarque , sous le prétexte de supprimer l'hérésie et le schisme ; il professa la plus profonde vénération pour le covenant, et la déférence la plus implicite pour l'autorité de l'Eglise; il écouta avec un respect apparent les remontrances de la commission cléricale, et en sollicita ouvertement les membres d'aider le parlement de leur sagesse et d'exposer leurs désirs. Mais c'étaient de pures phrases, ayant pour but d'endormir les soupçons. A force de voix (car son parti comprenait les deux tiers de la convention), il obtint la nomination d'un comité de danger; ce vote fut suivi dHm autre tendant à mettre le royaume en état de défense, et la con-* séquence de celui-ci fut la levée immédiate de renforts pour l'ar-

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