‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 71 sur 276 · Ashbonham, ii, 131. Boikdfly · texte numérisé non relu

Ashbonham, ii, 131. Boikdfly

GHAMTRB QUATRIÈME. 189

subit la peine des traîtres. Les chambres résolurent (et Tannée promit (le vivre et mourir avec eux pour le maintien de la résolutioD) * [3 et 16 janvier 1648J de ne plus recevoir d'autre message du loi; de ne plus lui envoyer d'adresse ni faire de démar* dies auprès de lui ; de soumeUre aux peines de la haute trahison toute personne qui le ferait sans permission, et de renouyelNr lo comité de salut public pour siéger et agir seul , sans le secours d'assesseurs étrangers. Ûayertîssement fut compris des Ecossais; ils firent [17 janyier] la demande des cent mille livres qui leur étaient dues d'après le traité d'évacuation , et annoncèrent leur intention de retourner immédiatement a leur propre parlement^.

Le roi parut se soumettre avec patience aux nouvelles restrictions a[)portées h sa liberté, et il aflecta niéiur un air d'enjouement pour déguiser le projet d'évasion qu'il nourrissait toujours. Le soin immédiat de sa personne avait été confié [2 février] à quatre gardiens d'une fidélité éprouvée, qui, deux par deux, le surveillaient à tour de rôle. Ils accompagnaient partout le prisonnier à ses r^s, à ses dévotions publiques, pendant ses récréations, au boulingrin et dans ses promenades autour des murs du château. Il ne lui était jamais permis d'être seul, à moins que ce ne fût dans la retraite de sa chambre h coucher, et alors un gar> dien stationnait continuellement h chacune des deux portes qui donnaient sur cette pièce. Cependant, malgré ces précautions (tels étaient l'adresse du roi et le généreux dévouement de ceux qui cherchaient k le servir), il trouva le moyen d'entretenir une correspondance avec ses amis sur la cote du Hampshire, et par eux avec les royalistes anglais, les commissaires écossais à Edimbourg, la reine k Paris , et le duc d'York k Saint-James , qui, bientôt après [22 avril] , obéissant à Tordre de son père, s'enfuit en Hollande, d^uisé en femme K

1. Le 11 janvier, avant que le vote passât, une adresse du gênerai et du consul de guerre fat présentée par sept colonels et par d'autre.s officiers à la chambre fies communes, où Von exprimait la résolution de rainiée de faire cause commune avec le parlement ; et une antre à la chambre des lords, ou l'on exprimait rintentlon de maintenir intacte les droite de la pairie. Il n*eBt paa fait n^ention de cette dernière dana les pTocès-verbaux de U chambre. Jowm, V, janv. 11. Hist. Pari, vi, 835.

9. La résolution de ne plus faire d'adresses passa à une majorité do 141 voix contre d2.Journ. v, 3 jeuiv. Voyez aussi, U, 15 janv. 1648. Journ. des Lords, ix, S40y 089. Roahw. vu, 968, 961, 965. Jonm. de Lelcester, 80.

3. Journ, 85, 76. 990. Rnahw. vif, 964, 1009, 1069, 1109. Clafendon, ni,

120. Un de ceux par l'entremise desquels Charles correspondait avec ses amis, était Firebrace, qui nous dit qu'il était de temps en temps charge par un des gardiens de feular pour loi à la porte de la dinasbra do roi, et <iae dtDa ces

Pondant ce temps, une fernionlaiion extraordinaire paraissait afriter toute la inaj^se de la population. A roxceplion doramiée, toutes los classes étalon t niéeon lentes. Quoique la guerre eût cessé depuis un an , la nation goûtait peu les avantages de U paix. On n'avait pas rétabli les formes et les institutionSi saure» gardes de la liberté et de la pvopriéléi qui aTaieni été snipeadm durant la lutte ; les comités de chaque comté eontinuaieat k eieroer la tyrannie la plus oppreseire, et on lirait toujours pour Fentretlen dee troupes uffe taxe mensuelle , dont le montant ex^ cédait les sommes qui avaient été perçues pour le même objet pendant la guerre. Personne ne pouvait ignorer que le parlement, nominaleruent rautoiité suprômo, était dans la dépendance du conseil dos oflîeiers; et In captivité prolongée du roi , los sentiments (tournis des agitateuis, et, par-dessus tout, la résolution de ne plus faire d'adresse, faisaient soupçonner généralement qu'on avait dessein d'abolir le gouTornement monarchique , et de le remplacer par un deepotisme militaire. Les quatre ohiquièmei de la nation commençaient à désirer le rétabUseenent du trône, B existait une grande dirmité d'opinions relatitenient aux eoù* ditions; mais tous s'accordai^t à dire que ce que Charles arait demandé si souvent, un traité personnel , démit être accordé, comme le moyen le plus propre h concilier les intérêts opposés et h amener un arrangement satisfaisant.

Peu après le vote contraire aux adresses, le roi en avait appelé au bon sens du peuple par l'entremise de la presso ri8 janvier]. 11 le cotistituait juge entre lui et ses adversaires. Par sa réponse aux quatre bills, leur avait-il donné aucun sujet raisonnable d'adopter leur mesure violente et inconstitutionnelle, et par le refus 0]^niâtre d'une conférence personnelle , n'avaient-ils pas trahi leur détermination de n'en pas venir )i un accommodement ^ ? L'impression faite par cet écrit demandait une réponse : une justification étendue et élaborée des actes de la chambre des communes fàt préparée et approuvée après bien des suppressiotts et des amendements [11 février] ; on en remit des exemplaires aux membres pour les répandre parmi leurs conimetlauls , et on en envoya d autres aux curés pour les lire à leuis paroissiens ^ Elle

occasions il donnait et recevait des papiers par utie petite crevasse des planches. Voyez son récit dans les additions aux Mémoires de Herbei*t, p. 187. La manlne éMC !• éitc iténâm «H itsonlé* dant m fie, i , SS.

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