‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 74 sur 276 · Whitelock, 306. Turner · texte numérisé non relu

Whitelock, 306. Turner

nuâg sanglante, Cromwell ordonna la retraite. On forma àfors un giége régulier, el le général indépendant, malgré son impstienee de se rendre dans le nord, fui retenu pins de six semaines doFant cette forteresse insignifiante ^

Il ne se passait guère de jour qui ne fût signalé par quelque nouvel incident qui présageait la lutte prochaine. Un lumulte alarmant dans la Cité [9 avrill , ou les apprentis forcèrent la garde, et osèrent en venir aux mains avec les troupes sous les ordres du général, fut promptement suivi de troubles semblables a Norwicli , ïhetford , Cauterbury , Exeter et plusieurs autres villes. Us furent, il est Yrai, réprimés par la vigilance de Fairfax et des comités de comté ; mais le cri de «c Dieu et le roi, » répété par les mutins en ces ooeasions , prouvait suffisamment que le sentiment populaire se prononçait Tivement en faTOur de la royauté. En mâme temps , des pétitions de différentes corporations publiques affluaient dans les deux chambres , tontes s*ao* cordant à demander que Tarmée fût licenciée , et le roi ramené dans sa capitale ^. Les chefs indépendants, sentant (ju il ne serait point en leur pouvoir de dominer la Cité, tant que leurs trou{)es tiendraient la campagne, songèrent à une réconciliation. On [>ermit au parlement de voler [28 avril] qu'il ne serait fait aucun changement au gouvernement fondamental du royaume, composé du roi , des lords et des communes , et les citoyens , en retour, s'engagèrent à Yivre et mourir aveo le parlement. Quoiqu'on sût que de part et d^auto les promesses n'étaient point sincères, Vintérét de obaeun était de dissimuler. Fairfox retira [2 mai] ses troupes de Wbitehall et des Hews : la direction de la milioe fût de nouveau confiée au lord-maire et aux aldermen , et le commandement en chef fut conféré h Ski()pon, qui, s'il ne s'accordait pas sur tous les points avec les independanls, se distinguait par une opposition marquée h la politique de leurs adversaires.

Les habitants du Surrey et de l'Essex furent mécontents des réponses faites à leurs pétitions; ceux du Kent s'assemblèrent k plusieurs reprises pour examiner leurs griefs et se consulter sur les moyens d*en obtenir le redressement. Ces réunions, qui dujrent leur origine k un siuiple particulier du nom de Haies , prirent bientôt le caraolàre de la loyauté da déA. Des associations

1. Jojrn. des Lords» x, 88, 953. Eiuhworth, Yii, 1016, 1038, 1066, 1097, 11S9. HeaUi,m. Whitel.aW,a05. Mv.XW.

303 305 'uoG^ M, et, «li. CoBHB. IS, 9T anfl ; 16 «ai. Wliitetock» M, 90$,

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9e formeront ; on iit des amas d armes, ot , au jour marqué [23 mai], un stiulùvoment général ont Los ha])itants de Ooal se distinguèreoi en cette occasion, et Kainsborough, Tamiral parlementaire , se disposa h chAliar leur «udaoe. Laimnl à la flotte Tordre de le suivre, il s' avança dans sa barqiM poar nooii» nallie la ?iUe [â7 mai] ; mais las soldats, dont plusieiifs y aYaieni leurs familles ou des parents, se nrirent k murmorer, et Ltedale, hMaemau idu yaisseau amiral, proposa de se déclarer pour le roi. On loi répondit par des acclamations; ^ Tinstant les officiers furont arrêtés; les équipages des autres vaisseaux suivirent cet exemple; les raisonnements et les prières dv Uainshorou;?!! luimême et du comte de \V arwick furdil méconnus, et la Hotto entière, composée de six biUimenls guerre, eomplétcment équipés pour le service d'été, fit voile, sous les couleurs royales, vers Uelvoeisluys, à la recherche du jeune duc d'York^ qui avait été choisi pour eomma&dant en diel ^ Hais Talanne excitée par cette révolte sur mer fut apaisée par le suocès de Fairfei contre les insurgés de terre. Les caTaliers s'étaient hasardée [i** juin] k hif tenir tête dans la Tille de Maidstoae, et pendant sii heureSi aidés par TaTantage de leur position^ ils résistèrent aux eflMs deVennemi ; mais leur perte fut proportionnée k leur valeur; il en périt deux cents dans les rues, et il y on eut quatre cents de faits prisonniers, l u grand nombre de gens de la campagne, découragés par cette défaite, sen retournèrent chez eux. Goring, comte de Newport , se mettant h la tète d'un autre corps [2 juin] , marcha sur Blackheath , et demanda à être admis dans la Cité. Ce moment pouvait entraîner les plus graves conséquences. Les amis du roi formaient an parti nombreux ; le conseil de ville chancelait, et le parlement n^avait aucnne force armée pour maintenhr son autorité. Les ohefe Tirent qu^ils n'avaient pas d*antres ressonrces qne la conciliation. Les aldermen , emprisonnés li la requête de Farmée, furent rendus h la liberté [3 juin] ; Faccusation contre les six lords fut mise à néant , et on permit aux membres cxchis de reprendre leurs sièges, t'es concessions, aidées delà terreur qu inspirait la vu loire de Maidstone, vi de la vigilance de Skippon, qui interce[»tait toute communication entre les royalistes et le parti de Blackheath, déjouèrent le projet de (ioring. Ce commandant, ayant essuyé un refus, passa la rivière [U juin] aTec cinq mille cèevamt, fut rejoint par lord Capel avec les roya-

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