‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 81 sur 276 · Joum. déc. Whiid · texte numérisé non relu

Joum. déc. Whiid

si aucune portion de ce pouvoir n'eûi été déléguée au roi el iux lords, ils arrêtèrenl que « les oommiosd' Angleterre anemblées pariemeut, étant choisies ptr le peuple jH le lopréseuteni^ possUoDl r«tttorité êwptém ; n et tis iaiéfèctnt de là ^uo « loat «s qui ëst décrété il déekuré M ptr les oottmnes m fMrlomeiit 0 farce dt loi, el eewipreiid tow les awitios de la wrtion , quoi^qoe le roi el la chambre des pairs n'y aient fias donné leur con«> eentenneiil et leur concours. » Mais inèino dans cette hypothèse, comment la chambre, constituée comme elle Tétait, pouvait-elle prélondre h Otro le représentant du peuple? F.llo n'était, dans le fait, que le refdcsentnnt de l'ar!ne(^t et un représentant esclave, simple organe de ses maîtres, et tenu d'enregistrer leurs décrets ». Deux jours après [6 janvier], un acte pour le jugefaoni du roi passa par la seule autorité des communes.

Cromwell, oependanl, coutfiraait de jouer son réle aocoittiiaié. Toutes les fois qu'il se lerail k la «temlNre, e^éteilpoumooinmaiider la modération, pour etpriom les doutes quiagilaîeat' sou esprit, pour protester que, s*il ooneeiilail k des iMSures ri> goureuses et dures, il le faisait avec répugnance, et seulement pour obéir h la volonté du Tout-Puissant. Onant à sa conduite * durant la discussion sur le procès du roi, nous n'eu avons aucun détail ; mais lorsqu'iui émit 1 avis de dissoudre la chamhre haute et (Von transférer les membres a celle des communes, il traita la proposition de frénésie révolutionnaire ; et lors de la présentation du bill pour dianger la forme du grand sceau, il adopta un langage qui caractérise fortement son hypocrisie) quoique propio à faire ànpressiofi sdr Tei^ril fhnatique de ses auditeurs. « Mon- Meur, dit^ii m s^adressant à POrateur, si un homme, quel quHl Mfl, a ourdi ce dessein é» déposer le roi et de déshériter sa pos» térité, ou si quelqu*un nourrit encore un tel dessein, il doit être le plus grand traître et le jdus n:rand rebelle du monde ; mais puisque la providence de Dieu nous en a chargés, je ne puis que me soumettre h la providence, quoique je ne sois pas encore préparé à vous donner mon avis ^.

1. Jourv. X, (Ml. Comm. 1, a. 4, (i janvier. Jusque^ tw lortis avaient raroneni été plus le ; nais Gettie fols, lettr iMnÉlm s^âm à qaa«orae. Jeuni. de Leicester, 47.

i'. Pour la conduite do rroniwcU, voyez les lettres qui se trouvent dans l'Apyeii^lix au vol. des Papiers GlarendoUi l, li. L'autb(»nticité de ce discours a fié mim ra qaoation, comne reponot seulemeot gur fantorité mentenie de

Perrinchiefe ; mais il existe dans une lettre écrite le 11 janvier, c^ui décrit ce qui s'est ]>Hssé le 9, et par conséquent, je crois, ne saurait être mis en doute. Êu consultant les procès-verbaux, ou Verra que ce jour- là la cUaiulH'e s'était di-

m HISTOIRE D'ANGLETERRE.

Le lord général, au contraire, commença à prendre un ton plus franc et plus hardi. Jusqu^alorg, au lieu do mener, il avait été mené. Qu'il désapprouvât une grande partie de ce fui a^éUit iait, on peut le croire aisément; mais il ne fail que rappeler sa propre faiblesse, loisqaUl allègue, pour excuser sa conduite» que son nom avait été apposé aux résolutimis du cimseil , qu'il y consentit on non. Il avait récemment vmé le sang de deux vaillants officiers k Cdchester, mais aucune sollicitation ne put le décider à concourir h verser celui du roi. Son nom était en tête de la liste des commissaires : il assista h la première réunion [8 janvier], où on ne prit auctiiie décision, niais il refusa constamment (l otre i)resent h leurs séances suivantes, ou de signer leurs résolutions. Cette ronduite surprit et modifia les indépendants: elle était due probablement à rinfluence de sa femme, dont la loyauté désespérée réclamera bientôt Tattention du lecteur ^

Avant ceci, le roi, par anticipation à son procès» avait été ramené an palais de Saint-James. Dans la troisième semaine de son emprisonnement au château de Hurst [18 déc. 1648], il fut tiré . subitement de son sommeil à minuit par la diute du pont-levis * et un bruit de chevaux. MiHe idées effrayantes lui vinrent à Tesprit, et le matin de bonne heure, il chargea son domestique Herbert d'en savoir la cause; mais toutes les bouches étaient closes, et Herbert revint avec la seule nouvelle qu'un colonel Harrison était arrivé. A ce nom le roi pAlit, se hâta de passer dans son cabinet et chercha a dissiper ses terreurs par des dévotions privées. Dans une lettré qu'il avait reçue à iXewport, Harrison lui avait été désigné comme un homme qui s'était engagé à lui ôter la vie. Son alarme touteCois n'était point fondée. Harrison était un fanatkpiey mais non un meurtrier : il voulait bien le sang du roi| mais son désir était que ce sang coulAt sous la hache du bourreau et non sous le poignard d*un assassin. U avait été chargé de surveiller la translation du royal captif, et il était venu se concerter avec le gouverneur dont on soupçonnait la fidélité.

visée sur la question de savoir si ou recevrait de nouveaux messages des lords, question qui fat adoptée malgré ropposiUon de Ludlow et de Marten. « Alors, y> (lit la lettre, « ils passèrent à raHairc <îu procès du roi. 7> Sous ce titre, il n'est question de rien dans les procès-verbaux; mais une motion qui y occasioDna de fréquentes allusions fut faite et adoptée. Il s'agissait d'un nouveau grand sceau sur lequel serait gravée la chambre des communes, avec cette inscription : «Dnns la première année de la liberté, rendue j^ar la gnlce de Dieu. 1648. » Une telle motion amenait natureUemont le discours de Gromweil au sujet de la dépoaition du roi et de l'exhéfédation de sa postérité.

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