NalaoDt procès de Charles V; Clmr. Pop. ii, App, ii
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Ne s'étaat point laissé voir pondaut le jour, il partit dem la Diiit, el deux jours après [23 déc] Charles fut conduit soui nombieuM escorte appelais royal de Windsor ^
Josque-lè, malgré sa détantioii, le roi a^ait toujours été senri arec TapiMNîl acQoafcnmé; mais à Wiudsor ses aliamts furent serfis déoouywts et par la main des soldats [17] ; aucune parole ne fut prononcée; on ne lui présenta pas la coupe à genoux. Cette absence de cérémonial fit plus d'impression qu'on n aurait pu s'y attendre sur Tinfortuné monarque. C'était, dit-il, lui refuser ce qui, d'après rancienne coutume, clait ciri h beaucoup de ses sujets; et pliitAt quo de se soumettre a celte humiliation , il aima mieux diminuer le nombre des plats et prendre ses repas en particulier, il ne recevait aucun avis officiel de la procédure qui se itisait contre lui; mais il en recueillait les principaux détails, grâce aux recherches de Herbert^ et dans des conversations ac* ddentelles avec Witchcott, le gouverneur. Ces renseignements étaient suffisants pour eflkayer le cœur le plus intrépide; maïs Charles était d'un tempérament des plus ardents, et tout en ehm> chant h fortifier son âme contre ce qui pouvait arriver de [)is, il nourrissait toujours Tespérance que ces préparatifs menaçants n'avaient pour but que do lui arracher l abandon de sa couronne. 11 comptait sur rintervention des Ecossais, sur l'intercession d(.'s puissances étrangères et sur rattachement d'un grand nombre de ses sujets anglais. Il se persuadait que ses ennemis même rougiraient de verser le sang de leur souverain, et que leur vengeance serait apaisée et leur ambition suffisamment satisfsito en leremi^çantsurle trône par un de ses plus jeunes fils ^. * Mais c'étaient les rêves d'un homme qui cherchait à assoupir ses oraintes par des ilhisions Tolontaires. Les princes d'Europe regardaient sa destinée avec une froide indifférence. Le roi d'Espagne durant tout le débat avait entretenu une correspondance amicale avec le parlement. Frédéric, roi de Danemai k, quoique son cousin germain, ne faisait aucun effort pour lui sauver la vie, et Henriette ne pouvait obtenir pour lui rintervention de la France, où le jeune roi avait était chasse de sa capitale par les dissensions civiles, et où, elle-même, elle dépendait pour sa sub-