‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 88 sur 276 · lôum. l" fév. Wttlker, part: ii, Uô. Whitel · texte numérisé non relu

lôum. l" fév. Wttlker, part: ii, Uô. Whitel

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et lady Capcl , accompagnées d'un long cortège de femmes en deuil , se présentèrent h la barre pour solliciter le pardon des condamnés. Leurs pétitions furent rejetées; mais on accorda un sursis de deux jours. Celte faveur éveilla de nouvelles espérances ; on eut recours aux flatteries et aux prières ; des corruptions furent tentées et réussirent, et le lendemain matin [8], de nonvelles pétitions furent présentées. Le sort de UoUand donna lieu à une discussion pleine d^intérèt. Il ayait beaucoup d'amis personnels parmi les indépendants, et les presbytMens déployé» rent toute leur influence en sa faveur. Mais les saints s'étendirent sur son apostasie réitérée, et, après une lutte trè^-Tive, GromweU et Ireton obtinrent sa mort h une seule voix de majorité. On examina ensuite raffaire de Goring. Personne, pendant la guerre, n'avait accablé ses adversaires de jilus amers outrages, personne ne leur avait fait plus de mal, et cependant les voix se trouvèrent égales, et sa vie fut sauvée par le vote décisif du président. Les sentences de Hamilton et de Capel furent confirmées par le vote unanime de la chambre ; mais, à la surprise générale, Owen, un étranger sans amis ni crédit, eut le bonheur d'être épargné. Son état d^abandon émut la pitié du colonel Hutchinson ; les efforfai de Hutchinson furent secondés par Ireton » et leur influence léu* nie fut si puissante , qu'ils obtinrent dnq yoiz de majorité en sa faveur. Hamilton, HoUand et Capel moururent sur Féchafeud [9], premiers mailyrs de la loyauté depuis rétablissement de larépiiblique K

Mais , quoique les ennemis déclarés de la cause se courbassent devant leurs vainqueurs, l'état intérieur du pays donnait bien des craintes à Cromwell et a ses amis. Il n'était pas douteux que les anciens royalistes brillaient de trouver l'occasion de venger la mort du roi , et que les nouveaux royalistes , qui songeaient h. rétablir le trône aux conditions stipulées par le traité de Pile de Wight, suj^rtaient avec impatience la supénorité de leurs rivaux. Dans tout le royaume , les classes inférieures se plaignaient hautement de la lourdeur des taxes; dans pluaeurs parties , elles étaient en proie à la misère et k la famine. Dans le Lancashire et le Westmoreland , nombre de personnes périrent de besoin , et il fut certillé par les magistrats du Cumberland que

1. Si le lecteur compare la relation détaillée de cet faits par Clarendon (m,

2r.r)--,>T0' avec lo rapport officiel des proc^^;-verbaux (7, S inarR\ il sera surpris des nombreuses inexactitudes de l'historien. Voyez aussi les Procti d'état ; le Sanglant tribunal de l'Angleterre ; Whitelock, 8^6; les Hamiltons de Bamet, 885 ; Journal de Leicester, 70 ; Ladiow, i, ft4n, et Hatcfainson, 810.

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trente mille familles de cccoiiUe « u'avaient ni semences, ni blé, ni moyen de s'en procurer K » Mais ce qui excitait surtoai ralarme^ c'étaient les progrès faits dans Tarmée par les a nivcleurs, » hommes k principes solidos et d'iioe conduite infleiiblei 80U8 la direction du colonel John Lilbume, officier distingué par ses talents , son éloquence et son courage 2. LîUiume et ses amis nourrissaient depuis longtemps le soupçon que Oomwell, béton et Harrisou ne cherchaient que leur avancement particulier sons le manteau du patriotisme, et les changements récents avaient converti ce soupçon en conviction. Us lirent observer que les mêmes hommes commandaient sans contrôle dans le conseil général des officiers, au parlement et au conseil d'état. Us soutinrent que chaque question était d'abord débattue et arrêtée dans le conseil des officiers, et que, si leur détermination était ensuite adoptée par la chambre, c^était seulement afin qu'elle pût être présentée an public sous la prétendue sanction des r^résentants de la nation; que le conseil d'état avait été investi de pouvoirs plus absolus et plus oppressifeque ceux du feu roi, et que la haute cour de justice avait été établie par le parti dans le but de priver ses victimes des remèdes qu'elles trouveraient dans les tribunaux ordinaires. Dans quelques-unes de leurs publications, ils allèrent plus loin. Us prelendiretil que le conseil d'état n'était qu un moyen de mettre a Téprenve la patience de la nation; que Tin-» tention était de passer de la tyrannie de quelques-uns a la tyrannie d'un seul, et qu'Oliver Cronnvell était Thomme qui aspirait à cette haute, mais dangereuse prééminence ^,

Un plan de la constitution projetée , intitulé (( l'accord du peuple, » avait été sanctionné par le conseil des officiers, et présenté par Fairfax à la chambre des communes [20 janvier] pour 6ti6 transmis aux divers comtés et y recevoir l'approbation des habitants. Comme gâteau pour fermer la gueule de Cerbère, la somme de trois mille livres , h prendre sur les biens des délin-

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