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3. Journ. 30 janv. (\, 7 fév. 1649. Cromwéll vota en faveur de la diambre dea
lords (Ludlow, i, 24(5). Pouvait il être sincère? Je ne le pense pas.
3. Le comte de Pembroke eut la bassesse de solliciter et d'accepter la place do représentant du Berkshiro, et son exemple fut imité par deux autres pairs, le comte de Salisbury et lord Howard d'Bserick, qui siëgeaieiit pour Lynn et Cariisle. Joum. 16 avr. 5 mai. 18 sept. Jonrn. de Leicetter, 79.
GUAPIiai!; CINQUIEME. iib
Tabdlitioii de la monarcbie et de la chambre des lords. Cromwett et dix-huit antres le prêtèrent sans difficulté ni commentaire : les vingt-deux restant, Fairfax îi leur tète, s^refusèfrent avec fermeté, mats avec respect. Les pairs alléo^uèrent qu'il n'était pas de leur ' honneur d'approuver sous sonnent ce qui avait été fait contrairement h leur vote; les niombros des communes, qu'il no leur appartenait pas de donner une opinion sur des actes judiciaires dont ils n'avaient point eu de communication officielle. Mais leurs doutes au sujet du passé n'attaquaient en rien l'autorité du gouvernement existani. La chambre des communes était actuellement en possession du pouvoir suprAme.Cette chambre leur offrait une protection, ils lui devaient obéissance, etils étaient disposés à vivre et moinir avec elle. Gromwell et ses amis eurent la sagesse de céder : les clauses rétrospectives furent biffées [22], et on y substitua une promesse générale d'adhésion au parlement, quant h la forme existante de liberté publique, et au gouvernement futur de la nation «par le moyen d'une république sans roi ni chambre des pairs ' .)> Cette importante révolution entraîna plusieurs autres changements. Une ininge de la chambre des communes remplaça Teffigie royale sur le }]^rand sceau, qui fut confié à trois lords-commissaires, Lysle, Keble et Whitelocke; les édits ne furent plus rendus nu nom du roi , mais h celui des « gardiens de la liberté de r Angleterre de par Tautorité du parlement ; )» on délivra de nouvelles commissions aux juges, aux sheriffs et aux magistrats, et, au lieu de serments d'àUégeance et de suprématie, on requit un engagement d'être Mêle à la république d'Angleterre. Six des juges donnèrent leur démission ; les six autres consentirent à garder leur position, si le parlement voulait publier une proclamation où il déclarerait son intention de maintenir les lois fondamentales du royaume. La condition fut acceptée et remplie ^; les cours se mirent a entendre et juger les causes d'après l'ancienne manière , et la grande masse du peuple sentit à peine
1. Journ. 13, 14» 15, 19. SSlév. Whiteiock, 378, 382, 383. Le serment amendé est dana Walker, pût ii, 180.
9. Jowm, 8 fér. Cependant ni cette déclaration ni les fréquentes remontrances des hommes de loi ne purent emprcher l;i charahro d'usurper les fonctions des juges ni d'intUffer des punitions illégales. Ainsi, par exemple, sur le rapport d'an comité détaillant la découverte d'une conspiration pour extorquer de rargent par une fausse accusation de délit, la chambre, sans entendre les accusés ni les envoyer devant une cour de justice, inflitîeii à quelques-uns les peines du pilori, de l'amende et de l emprisonnement, et condamna mistr*iss Sandford, comme lu plus coiQMkble, à être fouettée le jour suivant depuis New» Rate jusqu'à la vieille Bourse, et à subir trois mois de travaux forcés. Journ* 2 fév. 13 août 1050.
220 HISTOIRE D'ANGLKTEKRE.
rimp(»rtoiitd modification qui s'éiait opérée dans le gouvernement du paya. Depuis plutieurs années, rautorité suprême était administrée au nom du roi par les deux chambrea de Weatmina* ter, h l'aide du comité de Derby-house; maintenant, cette mAme autorité était également administrée au nom du peuple par une seule chambre, et a?eo Tara d'un eonseil d^état.
Le mérite ou le démérite d^avoir ainsi érigé une république sur les ruines de la monarchie appartient principalement a Cromwell, à Ireton, Bradsliaw ot à Marten, qui, [lar leur supériorité dUnfluence, guidèrent et ilominèrent les opinions et les passions de leurs alliés dans le sénat et dans Tarniée. Après la mort du roi, ils furent puissamment secondés par les talents de Vane de Whitelocke et de Saint-John, et l'adhésion des cinq membres de la chambre des lords abolie répandit un faible lustre sur leur cause. Mais, après tout, quel droit cette poignée d'tiommes avait» elle d'imposer une nouyeUe constitution au roynnme? N'ao» ' raient-ils pas dû, pour être conséquents avec leurs principes, constater le yqbu de la nation en appelant un ncmTeau pariement?La question fut soulevée; mais les chefs, sachant que leur pouvoir avait pour hase répée des soldats, reculèrent devant cette éj>reuvc, et, pour éluder les demandes de leurs adversaires, ils nommèrent un comité pour régler la succession des parlements et Feleclion des membres : comité (jui se réunit et délibéra h plusieurs reprises, mais sans jamais arriver à une conclusion définitive. Cependant , quand les nouvelles autorités parcoururent des yeux la chambre, et en virent les bancs vides, ils furent avertis de leur peu d'importance et de la (aiblesse de leurs prétentions. Us réctamaient Tautorité souvermue comme représentants du peuple ; mais la nu^rité de ces repiésentanls avait été exclue par des actes succes^s de violence inilitaire,*et k chambre avait été réduite de plus de cinq cents membres h moins d'un septième de ce nombre. Pour Tinfluence et la sécurité du gouvernement, il était nécessaire de combler ce vide, et, en même temps, d'opposer une barrière h Tintroduclion de gens de principes op[)oses. Dans cette vue, ils résolurent [l*^"^ lévrier] de continuer à exclure ceux qui, le 5 décembre, avaient volé que « les concessions du roi étaient une base suCûsanto pour procéder à une organisation;]» mais d^ouvrir la chambre à tous les autres
1. ImmcdiatMieDt après la justification de Pride, Vane, dégoûté do l'intoléraoco de sob propre parti, quitta Londres et se retira à Raby-CttUle. Dtiyuis il M laittft décider à revenir, et reprit ion siège le février.
CHAIMTIŒ CINQUIÈME. 227
ipii inscriraient préalab(oniont dans les procès-verbaux leur dis- SMliment à oet égard ^. Grâce h cet expédient , et de temps à «Btre, à des ordonnances d'élections dans les endroits oii Tinfloraee du parti était irrésistilde, le nombre des membres s'éloTa gndoéltoaiént b cent cinquante, quoiqu'on pût rarement obtenir la présence de la moitié on méque d^dn tiers.
Pendant la guerre , la crainte des représailles arait enseigné aux deux partis à tempérer la licence de la vietoire. Il avait été versé peu de sang, excepté sur le champ de bataille. Mais U présent ( e iVciii u'existait plus. Les fanatiques, non-conleiits de la mort du roi , demandèrent , la Bible en main , de nonvellr^ yjrtiraes , et les politiques jugèrent prudent de réprimer, par un déploiement de rigueurs, les macbinations de leurs ennemis. Au nombre des royalistes emprisonnés étaient le duc de Uamilton (qui était aussi comte de r.ambridge en Angleterre), le comte de Holtauid, Goring, comte de Norwicb; le tord Capel et sir John Owen , qtri tons atatent pris part à la demibre tentatiTO pour le létaUteement de Giaries snr le trêne. Par suite d'une résolation de la chambre des communes en norembre, Hamilton arait été condamné à payer une amende décent mille livres , et les quatre autres h subir un emprisonnement perpétuel; mais, après le trionipiiedes indépendants, ce vote avait été cassé [l^*" février], et une haute cour de justice fut établie pour jnj^'cr ces mêmes personnes comme coupaldes de haute trahison. Ce fut en vain que Uamilton allégua [10 février] Tordre du parlement d Ecosse, en Tertn doqn^ il avait agi; qtie Capel demanda à être traduit deiant ses pairs, on dorant un Jnry composé de ses compatriotes, conformément aim lois fondamentales que le parlement arait promis de maintenir ; qu*ils idToqnbrent tons la foi nationale , rappéUoit^in^ili ayaient obtenu quartier lorsqn^ls s'étaient .rendus. Bradshaw, le président, proclama les opinions de la cour. Il répondit ;« Uamilton que, comme comte anglais, il était justiciable du pays ; h Capel, que la cour avait été établie par le parlement, autorité suprême h kupielle tous devaient se somnettre; à chacun d'eux, que, lorsqu'on avait obtenu quartier sur le champ de bataille, on était h l'abri deTépée du vainqueur, mais non de la vengeance des lois. Ils lurent condamnés tous cinq è perdre la tôte [6 mars]; mais la rigueur du Jugement fut adoucie par un qipel à la démence do parlement. Le jour suivant, lady HoUand