DètleSmacs. Balrymple, ii, 114-U
4. WarittoD, dans sa lettre du 2 avril, dit : < S'ils voient que le roi décide
GHAfRBl nUMIlB. IT
notes du secrétaire ^ a^e à la chambre; et imrnédialemenl on présenta un bill d'attainder contre le comte de StrafVord pour avoir entrepris do delniire les libertés du pays. Ce bill rencontra une forte opposition à cliaque pas,, surtout de la part de lord Digby , fils du comte de Bristol, ïun des membres les plus élgquaati et jusqu'«4ors Tun des plus populaires K Mais il ne fut pas en son pouvoir d'arrêter le torrent : le onzième jour [21 avril] le bill lui lu une troiâème fois et passa, et le lendemain matin, les nimii de dnquante-quatre membres qui avaient eu le courage da voler contre, furent affichés dans les mes sous la désignation de « Straffbrdiens, qui, pour sauver un trailrc, voulaient trahir leur pays. »
Los lords, cependant, avaient continué le procès conmie s'ils ignoraient le bill pondant h la chambre basse. Strafford se défendit devant eux« 11 répéta brièvement les obs^vations qu'il avait faites précédemment; soutint que rien de ce gu'oa lui reprochait ne consUtuait un crime de haute trahison, et tourna en ndicule la nouvelle idée de trahison cumulative , comme si Tentité pouvait résulter de Taggrégation de non-entités [IS avril]. Il finit par cet appel aux lords : « My lords , le malheur qui m'atteint aujourd'hui peut vous atteindre un jour. Si vos seigneuries n'y mettent ordre, refîusion de n)on sang ouvrira la voie a relYusion du vôtre : votrç personne, vos biens, votre postérité sont en jeu. Si des gens aussi instruits que ceux-ci, dont. la langue est habitnéo h ces sortes de débats, sont suscités contre vous ; si Ton refuse tout accès auprès de vous h vos amis, à votre conseil ; si vos ennemis déclarés sont admis à témoigner contre vous ; si chaque parole, chaque intention, chaque ciroonstanoe esl épluchée et alléguée comme une trahison^ non en vertu d'aucun statut, mais en vertu d'inductions ou d'interprétations ajustées d'un ton déclamateur, je laisse a penser à vos seigneuries quelle seralissue d'un précédent si dangereux et si récent.
» Ces messieurs me disent qu'ils parlent dans T intérêt gén^ rai contre mes lois arbitraires; permettez-moi de le dire, je parle dans l'intérêt général contre leur trahison^arbitraire. Ceci , my lords, vous regarde vous et votre postérité. Quant à moi, si ce
beaucoup de membres de la chambre haute à ne point le condamner, ils feront un bill de teinture (attainderj. > Dalrjmple, ii, 117. Ce passage me paraît réloadre la question que Ton fait quelquefois, pourquoi les chefs populaires abandonnèrent la voie qu'ils avaient prise, et préférèrent procéder par biU d'attainder.
1. Voyez son discours dans Rushw« vui, 50-58. Nalson, ii, 157-lSO. Il «si» jo crois, décisif sur ce poiut.
n'était pas pour vous et pour une sainte au ciel qui m'a laissé deux gages sur la lorre ( à ces mots la respiration î)arut Ipi manquer , et des larmes coulèrent sur ses joues ; mais après une pause il reprit) si m n^â'âit pour cela , je ne {Hreiidrais pas la pÊkm é$ ééÊ&aém tti tié-; ettto lumière en ruine* Je ne wmfêk'^/ÊiMèr te moiide à im AHHMiït ptat eoKrenaMe que eélui oà inespéré que- k meiUeum parlte du mmide' eroit que , par te mdktur qui Ml^tfiTe, j'ai donné témoignage dé tnateyauté envers IMeu, mon roi et mon pays. My lords I j'aurais encore h dire quelque chose, mais ma voix et mes forces m'abandonnent. Seulement, en toute soumission, je demande instamment a eiro le phare qui vous gardt'ra du naufrage. Ne semez pas sur voire route des écueils qu'aucune prudence, aucune circonspection ne peut évUer. Quel que eoii votre jugement, il sera juste à mea yeux.- Itt.ie ïkmim (fl TOganteii l&iM ) oonfide : non oonCiuidar
AméMI que te MU d'Mâlnder 6ut passé à la oiMmlm basse , teM ««l«el» de oMMoler «on «mf en Inf dennani Tassmoiea
que, bien qu'il eût cru devoir fairo quol(|ues concessions k la violence du moment, il ne consentirait jamais a ce qu'un homme qui avait servi la couronne avec tant de lidelité, souffrît dans sa vie, sa fortune ou ses honneurs. Peut-être lorsqu'il lit cette promesse comptait-il sur sa propre fermeté; peiut-^ti-e était-ce sur teMcoèe.de quelqu'un des projets qu'il avait formés. 1" On kd «rail auggéré l'iiéed^ a'amtmr de la Toar^ ^ n'avait pâs Canlre farde qne tes aervitem du Heotenant, en y introdidfant Wiéompagnte de OMleoMilk dévoués; ou d*erdonnerq^^ isrd Ht VmitÊké^ h une autre prison , afin qu'on pût le déttvror dans le trajet. Mais Bal four, le lieutenant, était fidèle h la can«e de ses compatriotes. Il refusa d'ol)éir a Tordre du roi et repoussa l'offre qui lui fut faite, par son prisonnier^ d'un présent de vinjrtdeux nullo livres et d'un mariage désirable pour sa fdle. 2° La l^élérenoe que les eommniies avaient montrée poiir l'armée écos-
1. Siate Triàhj 1462-1469. < A lu lin, il lit peudant une demi-heure un tlistonrs aussi pathétique que jamais comédien en a fait sur la scène. Le fond et la forme en étiiteiit CiMIi'èMement beaux. Certes , s'il avait la atéoe et les y«tai civil es, ce serait un homme des plus éloquents. Il est un passage dont on parle beaucoup, celui où il fut interrompu par &eâ pleurs eu parlant de sa premiàpe femme. Quelques personnes attribiièrent oette interruption à un p«r «efaut de mrnioire; d'autres à uti effet remtirqiuible 'le rhétorique; d'autres à ce que le chagriu et le remords à ce souvenir lui avaient fermé la bouche. Car ils disent que sa jtremière femme, étant grosse, et voyant une lettre de sa maîtresse, la lui apporta, et que, cofluneelle l«i tm faisait des renroelMi, U U frappa è la poitrine, ce dont elle mounit peu «prèi. > BaiUie, SOI.
Mke, le soin qu'elles meitiMttt k krnmt de Taifint mr ifref* fleurs^ tandis qu'on laissait aecnmolsir les anérages da la paya daa tniQpes angiaiaaa dans le YoriuMm, avaient aaaité la JakNisiaet
le nÀNwtentenenl de eelles-d. On prit occasion de Ih pour ton»
der la disposition des officiers, et pour proposer plusieurs moyens d^amener 1 armée dans le voisinage do la rapitale, pour iiilimider le parlement et donner le dessus aux royalistes. Otu> le roi eut connaissance do ces projets et les a]»prouvAt , cela est certain : ils furent déjoués par le désaccord qui régna entre les oÛi» fiiers et ]^ ressentiment du colonel Goring, qui avaitaspiré au rang de commandani en cM» et qui, pour saMnre eon anibi» tioB éé^t^ donna nonnaissanea dn |iaii au eonita de NewpoH, ^leTéfélaauxdKfiidu partit. 9» La rai aTaHoffarl de laisser la disposition de toutes les grandes charges de Tétat au comte de Bedford en retoui- de la vie de Straflbrd. i.a conailioii fut acceptée; et ce seigneur en (il ])ai'l a ses amis, qui , à Texceptien du comte d'Essex , y acfiuiescrrent avec empresscnif iit. Par malheur, Bedford mourut au bout de quelques jours et fut remplacé pai' le lord Say. De l'avis de ce nouveau conaeiUer,Cliaries manda [1®' mai] les deux chambres et les informa, dans un discours très Iref» qne^ si diea avaient prooédé oonfoméneni à la loi, il aniaît laiasé la kû avoir aon oDun; nuds qu'en adoptant la voie d'attMder; éltes Favaient Israé è agir qnalité de juge. Il devait donc leur dire que ni StraflTord ni auonn autre de ses conseillers ne Favaient jamais engagé h employer Tarmée irlandaise en Angleterre , ni h modifier les lois du royaume, ni à regarder ses sujets d" Angleterre; comme déloyaux on rirsafletiionnés. Le sachant, il lui était impossible de condamner le comte pour trahiêoa^ ou de laisser passer le bill d'atiainder si on le pcéseulait à aim aasentiment. Que Strafibrd eût été coupable de malversa» tioBa, cela était évitost^ et il était disposé à le punir en l'exduant de tout emploi pour la vie; mais il ne pouvait aller pii» loin : fl coDjnrait doue lealordi de trouver quelque turnie moyen par
1. Whitelock, 46. Nalsoû, H, â7i. Warwiek, 178. Voyez les preuves dans Kaihworth, rr, 9B3^, et It CoUeotion de Hasboad, 1848. 11 est difficile d arw llTer à l'histoire rcere do cette intrigue, attendu que tous les témoins tâchaient é^demmeut de se garantir des reproches du roi et de ceux du parlemeutj mais il est clair, d'après les dépêches de Bosetti, qne le roi tenta de gagner Vannée ^ par les etteiers supérieurs, et qu'il avait ordonné d'aof^inenter les fortifications de Torts otith, ( t avait chargé le colonel Goring du commandement pour deux raisoas : aiiu d avoir uue retraite s'il était force de quitter Loudres, et un lieu «•éébarquement poarlM toMipaa qd fiMdndimt à (Rm «as dit HoUwMto ou de FrauDoe. Boteiti, 19 avr. UmaL N. S.
20 HISTOIAË 0'ANGLëTE&R£.
lequel ils pmeeni satfsfoire la jastiee pnldknie sans violenter la conscience de leor sooTerain ^ •Ce discours, fait à bonne Inlmtion, mais h contre-temps, scella
.le destin de rinfortuné piisonnipr. Tj s conimunes s'en irritèrent comme de la plus llagrnnte violalion des privilèges du parlcinont; les ministres employèrent le jour suivant (c'était un dimanche) [2 mai] à exciter du haut de la chaire les passions et le fanatisme de leurs auditeurs; et, le lundi, on vit de tous côtés des rassemblements nombreux crier, « Justice, justice, » et déclarer quUls Toi^ent la tête de Strafford on celle du roi. Ils se montrèrent devant White-hall; ils se rendirost h Westminst^, et| s^établissant dans la cour du palais, ils insultèrent et menacé* rent tous lesmembres quelle supposaientfàvorablesè,robjetde leur vengeance. Pym saisit cette occasion pour détailler et exagérer k la chambre les dangers du pays, les projets réels ou imaginaires défaire avancer l'armée, prendre possession delà Tour et obtenir Taide de la France; et, tandis qiieles esprits étaient agités par la terreur elle ressentiment, il proposa, à Tiniiiation du covenant écossais, une protestation par laquelle ils s'obligeaient à défendre leur religion contre le papisme, leurs libertés contre le despotisme, et leur roi contre les ennemis de la nation. ËUe fut adoptée avec enthousiasme, et transmise aux lords, qui ordonnèrent qu^elIe fût signée, par tous les membres de lelir chambre [4 mai]. Le docteur Burgess, prédicateur favori, en donna la nouvelle a la populace, qui exprima sa satisfaction \)i\v des acclamations, et, sur son ordre, se retira paisiblement dans ses habitations 2.
On avait pris soin d'entretenir l'irritation publique p;ir différents bruits; mais ce qui enflammait principalement les passions de la populace, c^était le rappcnrt qu'une armée française était prête à venir au secours du roi, ensuite qu'elle avait pris possession de Guemsey et Jersey, et enfin qu^elle venait de débarquer è Portsmouth. Qu^on eût quelques sujets de méfiance, cela est évident ; car Montague, favori de la reine, avait été reçu h la cour de France, une armée s assemblait en ce moment dans la