Rii8hwY>rth, TUi, Préf. Bafllie, 357. WhHèlock
3. Le principal Baillie a donné dans set lettres une rèUtion intéroisaiite du
Les débais Curent ooaduits de la sorte pendant treize joun [M mars]. Les articles contre lui se montaient à vingt-huit, dont trois Tacottsaiettt de trahison ; les autres d'actions et de paroles qui , n'allant pas peut-être jusqu'à la trahison séparément, pou- Taient , rapprochées , être appelées trahison cumulative , parce qu'elles prouvaient en lui des cfForls obstinés pour renverser les libertés du pays. Les premiers établissaient qu'un Irlande il avait logé des soldats chez de paisibles habitants, jusqu'à ce qu'il les eût forcés de se soumettre à ses ordres illégaux; qu'il avait levé une armée en IrlandOi et conseillé au roi de l'employer à dompter ce royaume , et que , de son autorité privée , il avait imposé une taie au peuple du Yorkshire pour reotreUen des milices. Les derniers Taocusaient d'expressions violentes, impérieuses et in« justifiables, qui indiquaient ses dispositions et ses vues, et d'sctes illéo^aux , dont les uns avaient amélioré sa fortune , et les autres avaient porté préjudice aux sujets du roi dans leurs libertés et leurs biens. Stradord njpondit avec une modération et une éloquence qui arrachèrent des louaiif^cs même h ses adversaires. A quelques-unes des charges, il opposa des ordres du roi, il eu nia formellement quelques autres i et il chercha à éluder le reste , en faisant valmr en sa faveur la pratique constante des députés qui l'avaient précédé en Irlande. Il protesta avec chaleur contre le principe nouveau de trahison cumulative , ridiculisant avec bon* heur les arguments dont on l'appuyait, et se mettant sous la pro* . tection de la loi parlementaire , qui était la sauvegarde de la liberté des sujets, et le fanal qui devait guider leur conduite.
A mesurer que le procès avançait, soit qu'il le dut h son éloquence, ou à la violence de ses accusateurs, ou à ses fréquents appels à la pitié de Tauditoire, il était clair que le nombre de ses amis augmentait chaque joun Depuis longtemps^ les dames^ans la galerie s'étaient déclarées pour lui ; le treiiième jour^ les lords,
procès cui presbytérat d'Irvine. <«. La salle de Westminster, » nous informe-t-il, « wt âne ^ee aussi longue fet) aussi iKt^é, sinon dataotâge, qoe le Taissevi intérieur '!e la prîui le é;.'liso de Glastxow, en supposant que les piliers fussent enlevés... Il fidlait toujours être là un peu après cinq heures du matin ; la salle était pleine chaque jour à sept. Le treillis qui les cachait (le roi et la reine), le . foi le brîia de ses propres mains. Ils étaient donc aspis aux yeux de tous; mais on ne faisait puère plus d'attention à eux que s'ils avaient été absents... ("était tons les jours la plus brillante assemblée que l'île pût fournir; cependant la groTité n'était pas telle <|ae je rtttenéais... ApK's dix heures, on mangeait de tous côtés, non-scuicment <les sucreries, m iis de la viande et du pain, les houteilles de bière et de yia passant de bouche en boudie sans verres, et le tout eux yeux dn roi... H nV avait pea k rentrer nne fois sorU ; et sourent U aéiaoe dxlrak^llqtfldens, trois et qtniIrehenrflsdniBa^ P.SOT-90S.
qui ravaioiit d'abord traité si durement, parurent pa^îiiés h sa cause. Tout au conimencement de la poursuite, sir lli iiry Varie, ]$ jeune, avait soustrait du cabinet de son père, le secrétaire, un document très-imporUint, eontenani des notes succinctes prim par le ministre dans une dîseussiop do eonseil, le matin du jour oii le dernier parlement sTait été dissous. Elles faisaient dire h Btraffwd : a Votre majesté , ayant mis ï Véj^reute Pafisetion de iion peuple , est dispensée et déliée de toute règle de ion?eme* ment, et peut faire ce que son pouvoir admet. Ayant essayé de tous les moyens, et étant refusé, vous serez acquitté devant Dieu et les hoiDinos, el vous avez en Irlande une armée que vous pouvez cïnjtloyer à réduire ce royaume à Vohéissance ; car je suis convaincu que les Ecossais ne tiendront pas cinq mois, a Yane communiqua cette découverte h Pym ; le contenu de ee papter fut formulé en aeousation ^ qotrique k source d^où pror e* naît le renseîgiiement restât soigneusement eaehée, et, pour ob» tenir des preuves & Tappui , chacivi des cOBSeiliMni privés tet interrogé , non« seulement par écrit, mais aussi de vi^ voii de» vant le comité d'accusation. Quant au passage le plus important, Tavis d'employer Tarmée irlandaise c( pour réduire ce royaume, » voulant dire jmr le pronom « ce » le royaume d'Angleterre, aucun d'eux n'en eut souvenir; le secrétaire lui-môme, h son premier interrogatoire, répondit qu'il tt ne pouvait accuser Stratford de cela, a et, au second, « qu'il ne pouvait rien dire là-dessus ; r> mais, avant ia troisième, il parait que sa nsémoire avait été aidée par reiaasen d*uae copie prise par Pjrm car il se rappela alen jusqu'aux expresskms , et déposa [i avril] que le lordrlieutenant les avait prononcées^. Au procès, il renouvela cette déposition ; mais il ne savait si, par (( ce royaume, » on avait entendu TAngletÇrre ou FFcosse, et Strafford lui opposa tous les mend^res du conseil, excepté Windebank, exilé en France, et Laud, prisonnier à la Tour, qui déclarèrent qu'ils n'avaient aucun souvenir de ces paroles; que la discussion était relative aux moyens de réduire TEcosse et non l'Angleterre, et qu'ils n'avaient jamais ouï la moindre inainuation d'empk^ rarmée irlandaise autre port que dans ce premier royaume. B était évident que, sur ce point I les eonunissaires avaient échoué; ils résolurent^ comme
I. L'orif^inal avait été brûlé avec d*«QtreB papien TolaU^ aa dernier parlement. Baillie, 288. Clarcndoiiy i,
$. Ragbwortli» tui, S».
U UISTOIHË D'ANGL£T£aR£.
unique ressouvoe, de produite les notes elles-niénies, cl , dans celte Tue, le matin du jour où le prisonnier allait faire le résumé
de sa défense [10 avril], ils demandèrent la permission de présenter de nouvelles preuves. Les lords s'ajournèrent deux fois dans leur propre chambre; ils requirent Favis des juges , et, après un long débat, ils résolurent, a une seule voix dVxceplion, que toute faveur qui serait accordée aux accusateurs le serait également à Faccusé* Cette réponse fut reçue avec un violent murmure de désapprobation. Soudain on entendit le cri de « Sortez, sortes, » et les communes, se retirant précipitamment dans leur diambre, délibèrent à huis dos
Il est singulier que ces ardents champions de la cause de la liberté eussent choisi pour modèle Henri VIII, le plus arbitraire de nos monarques. Ils enchérirent môme sur l'iniquité des précédents qu'il leur avait laissés-, car du moment où le résultat devint douteux, ils abandoimèrent l'accusation qu'ils avaient euxmêmes suscitée , et , pour assurer la perte de leur victime , ils procédèrent par bill d'^attainder'^. Ils voyaient qu'en réalité, pendant les (piinze jours de débats publics, Straiïord avait gagné . beaucoup d'amis par la modération de sa conduite et Téloquence de sesréponses; et ils avaient lieu de craindre que, s'ils en venaient k discuter dans Westminster-hall la partie la plus faible de Taffaire, la question de savoir si l'une ou la totalité des charges constituait le crime légal de haute trahison, la défection ne s'accrût chaque jour dans leurs rangs. Ils avaient en outre reçu avis do quelque intrigue secrète contre eux parmi les officiers de l'armée 3, et ils n'ignoraient point les elïorts continuels du roi et de la reine, qui n'épargnaient ni prières ni promesses pour influencer les opinions et dispositions des lords. Ils en conclurent que le temps était venu d'exécuter le plan qui avait été discuté entre eux longtemps auparavant ^ : Pym lut, pour la première fois, les
1. Baillie, i, t^H^, 289. Rushw. vm, ."i.j2-r)71. Clar. i, 229. Journ. des Lords, 907. Nalson, ii, 206. State Trials, m, 1158. Cobb. Hitt. Pari, il, 744. Tandis mio Whitelock était président du rnniité, ce papier important avait disparu. Chaque membre protesta solenneUemeot qu'il ne l'avait pas emporté, et qu'il ne a«?an ce qn'U était dereiiii. Néanmoini il en fut donne des copies an roi et à StraflTord. Celle qui était en la poœsiion de Charles fut reconnue plus tard être de récriture de lord Digby, d*où Von îotén qu'il était le volear. La preuve n*ett pus concluante. Whitelock, 43, 41.
2. Acte par lequel un homme est convaincu de trahison sur de fortes présomplionf . (N. du T.)