‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 96 sur 276 · Joum. 30 mars. Whitel · texte numérisé non relu

Joum. 30 mars. Whitel

S. Sur cet obscur sujet, on peut coosolter Walker, ii, 150; Carte. Letiret. i, 916, 919, Sdl, 833, 994, 987, 979, 997 ; it, 863, 364, et lea Joum. 81 août.

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attaqua ot réduisit ses garnisons de Maryborough [16 mars] et d^Athy [21], et O'Neil, par yengeance, écouta les suggestions de Honk, qui s^était retiré derant les forces supérieures des roya-*

listes écossais de Belfast à Dundalk [25 avril]. Une cessation d'hostilités fut conclue pour trois mois [8 mai], et les propositions du (iipf irlatitlais, niodirK'<'s pur "Monk, furent envoyées en Angleterre pour ôtre ratitiées par le parlement. Los « grands» jugèrent imprudent de les soumettre h un examen qui l<*s rendrait publiques ; mais la rr^ponse qu'on donna satisfit les parties contractantes [22] : Monk fournit des munitions à (VNeil, etO'Neil « se cliargea d'intercepter les communications entre les régiments écossais du nord et la grande armée d'Ormond au centre du royaume

Quoique le parlement eût nommé (22 juin] GromweU lord lieutenant d^Irlande, et Teût ioTesti pour trois ans de Tautorité supérieure, tant civile que militaire, il ne se souciait toujours pas

de hasarder sa ré|)ulalii>ii et ses espciances dans une expédition dangereuse, sans moyens sufOsants de succès. Sur les quarantecinq mille hommes de troupes réglées, à Taide desquelles TAngleterre était alors gouvernée, il demanda un corps de douze mille vétérans, avec une provision ahond.nite de vivres et de munitions de guerre, et la somme de 100,000 liv. en argent comptant 2. Lo jour de son départ [10 juillet] ses amis s'assemblèrent h Whitehall; trois ministres invoquèrent solennellement la bénédiction de Dieu sur les armes des saints, et trois olficiersy Goff, Harrison

1. O'Neil demandait la liberté de conscience pour lui, ses compagDons et leur postérité; la jouissance paiilble de leurs terres tant qu ils resteraient fidèles an parlement: et, en retour de ses services, la restitution des biens de ses ancêtres ou un euuivalent. (Voyez Son projet, et la copie corrigée par Monk dans l'iiilop. Iren. 1, 191, et dans Walker, 11, 838^898.) Lorsque son agent arriva à Londres, les grands lui dem-indèrent pourquoi il s'adressait à euv et refusait de traiter avec Ormoud. 11 répondit que c'était parce que le roi leur avait toujours fait de belles promenés, mais que lorsqu'ils lui avaient rendu serrice, et qu'il avait pu obtenir de meilleures conditions de leurs ennemis, il avait toujours été prêt à les sacrifier. Alors pourquoi O'Neil ne s'etait-il pas adr<-ssé Jikis tôt au parlement? Parce que les hommes (pii étaient alors au pouvoir avaient juré de les exterminer, et <jue ceux qui y étaient à présent professaient la tolénoce et la liberté de conscience (Ludlow, i, 5.'^). 1. 1 convention faite avec lui par Monk fut rejetée (lUaoùtJ, parce que/ si nous en croyons Ludlow, les hommes de rUlster avaient été les principaux acteurs dans le massacre dos Anglais, et que la liberté religieuse serait d.inperense pruu' la p.iix publique Mais ce rejet eut lieu beaucoup plus tard. 11 est clair aue Jones, iMonk, Cooie et U'^eil croyaient que la convention serait ratifiée, malgré les retards WeUe éprouyait. "^alker, II» 198, 981, 845. Voyes les Pamphlets du roi, 488, 435, 487.

y. f'romwell reçut 3,(X)0 liv. pour son équii>ement , 10 liv. par jour comme général pendant son -^riour en Agleterre, et ^j'M'O liv. par quartier en frlandé^ outre son traitement comme lord lieutenant. Council iSook, 1;;^ juill. n 10. .

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ot le lord lioutonaiit lui-môiiic expliquèrent les Ecritures « d'une manière excellente et appropriée à la circonstance. » Après ces effusions de Tesprit, Cromwell monta dans son carrosse, traîné par six chevaux. Il était accompagné des grands officiers de Tétat et de Farinée; ses gardes du corps, qui consistaient en quatrevingts jeunes gens, tous de cjualité et plusieurs ayant des commissions de majors et de colonels, <diarmèrent les spectateurs par leurs brillants uniformes et leur belle tenue , et les rues de la métropole, lorsqu'il se dirigea vers Windsor, retentirent des acclamations de la populace et du Itruit do la nuisiquc militaire ^ Il avait été arr«'to que Toxpc iiiion s'embarquerait h Milford- . haven; mais l'impalicm o du général dut s'arrêter devant la résistance ot la désertion de ses soldats. La transaction réconte entre Monk et O'Neil avait répandu un esprit de défiance dans Farmée. On déclarait que c^était renier les principes pour lesquels on avait combattu. On rappelait à Fesprit les horreurs exagérées du massacre de 1641; on discutait avec chaleur les résohitîons réitérées du parlement d'exterminer les Irlandais indigènes, et rengagement solennel de Farmée de venger le sang qui avait été répandu, et Ton opposait les invectives des meneurs contre le feu roi, lorsqu'il conclut la paix avec les catholiques confédérés, à rinconséqucnce qu'ils commettaient maintenant do prendre les hounnes de ITlster [xiur alliés et frères d'armes. Alin d'apaiser le mécontentement qui croissait, le parlenjont annula la convention. >lonk, qui était de retour en Angleterre, reçut publiquement l'assurance que, s'il évitait la punition de son imprudence, c'était à cause de ses services passés et de ses bonnes intentions. Peters, du haut de la chaire, employa son éloquence à disculper les grands, et, sUl en faut juger par ce qui suivit; on promit non-seulement de soutenir la bonne cause, mais de s'acquitter amplement du devoir de la vengeance ^.

Tandis que l'armée était ainsi retenue dans lo voisinage de Milford-llaven, Joncs cueillait a Dublin les lauriers que Cromwell s'était destinés. L'armée royale s'avança [l®"" août] sur les deux rives de la Lifly pour assiéger cette capitale ; et Ormond, de ses quartiers de Fin;^lass, ordonna d'élever certains ouvrages dans un endroit appelé Bogatrath. Son objet était d'enlever h la cavalerie de la garnison le seul pAturage qu'eUe eût» mais par

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