CHAPITRE CINQUIÈME. fil
et de roiisullor le Seigneur en priant [23], et, après un délai de deux semaines, il daigna se charj^cr do ce fardeau [29J, parce qu'il avait appris que c'était là volonté du cieU. Ses demandes toutefois étaient si nombreuses^ les préparatifs à faire si cousidé» rables, qu'il fut nécessaire dans Tintervalle d'ayoir recours k d'autres expédients pour conserver les troupes et les places qui reconnaissaient encore Tautorité du parlement. Un de ces expédients fut de gagner à la cause des indépendants les catholiques des deux royaumes, et, dans ce but, on sonda les sentiments de sir Kenelm Digby et de sir John Winter [mars], et on tint des conférences [avril] par Tentremise de l'ambassadeur d'Espagne avec ( )lieilly et Quin, doux ecclésiastiques irlandais. On proposa de tolérer l'exercice du culte calliolique, sans qu'il en résultât d'incapacité légale, et, en retour, les catholiques renonceraient aux prétentions temporelles du pape et entretiendraient dix mille hommes pour le service de la république. l*our aider à ce projet on laissa venir en Angleterre Digby, Winter et Tabbé Montague, FOUS prétexte de composer pour leurs bienSy et le.célèbre Thomas White, ecclésiastique séculier, publia un ouvrage intitulé : ce Les fondements de Tobéissance et du gouvernement, » pour prouver que la mauvaise conduite du magistrat civil peut déUer les sujets de leur obéissance, et qu'une fois qu'il est déposé (que ce soit justement ou injustement, cela ne fait point de différence) il peut être plutôt de l'intérêt commun d'acquiescer à sa déposition que de tenter de le rétablir. 11 n'y a pas de doute que cette doctrine était satisfaisante pour les honunos au pouvoir; mais ils avaient si souvent iiccusé le feu roi de coalition avec les papistes, qu'ils n'osèrent pas tenter l'épreuve, et, au bout de quelque temps, peutrêtre pour fermer les yeux au peuple, des mesures sévères furent adoptées contre Digby, Montague et Winter août], et des ordres furent donnés pour Parrestation des prêtres et des jésuites ^.
En Irlande on essaya de fortifier le parti parlemaitaire de Tas* sistanoe amicale d'O'Neil. Ce chef avait reçu des propositions d*Ormond, maïs sa défiance des fidéi-commissaires, ses anciens adversaires, le poussa à rompre le traité [20 février] et k envoyer à Charles un messager à lui avec l'offre de ses services. Aussitôt le comte de Castlehaveu, par ordre du lord lieutenant,