Clunn. Manuel., apud Bouquet, vu, 27é. Gui. Cemet ut
4. Hugo Floriac, apw.l Louquet, mi, 319. IbM. 104. Chron.Turon. IX.
CHAPJTRË QUATRIÈME. 137
anglo-saxons. Il fut reçu par une députation de la noblesse française, conduit en grande cérémonie à Laon, et couronné avec la solennité d'usage K Mais bientôt il eut à lutter contre les factions qui avaient détrôné son père, et qui étaient alors soutenues par Othon de Germanie : il sollicita donc l'assistance de son oncle , • dont la flotte ravageait impunément les terres de l'ennemi le long de la côte de Flandre2. Quant à Edgive, elle continua à tenir une place distinguée dans les conseils et à la cour de son fils, jusqu'à l'instant funeste où elle s'éprit du comte de Mcaux, fils de l'homme qui avait arraché le sceptre à son mari. A son instigation il l'enleva, en apparence, de force, et l'épousa dès qu'ils se crurent en lieu de sûreté. [À. D. 951 .] Louis fut indigné de la conduite de sa mère. 11 se mit aussitôt à la poursuite des fugitifs, fit Edgive prisonnière, et la confia à la garde de la reine Herbergc son é|K)use 3 .
Outre Edgive et la femme du Northumbre Sightric, Athelstan avait sept autres sœurs, dont trois prirent le voile et quatre furent mariées à quelques-uns des plus puissants princes de l'Europe. \ . En 926, Hugues-le-Grand, père du fondateur.de la dynastie des Capels, demanda la main d'Ethilde. Il avait été l'un des ennemis les plus actifs de Charles-le-Simple; mais il s'était récemment déclaré en faveur du monarque captif, et avait choisi pour ambassadeur Adolphe de Flandre, cousin d'Athelstan. Dans l'assemblée du witan à Abingdon, on étala les nombreux et riches présents qu'il avait envoyés, des parfums, des joyaux, des reliques, des chevaux, l'épée du grand Constantin et la lance de Charlemagne. Devant cette brillante exposition, les anciens méfaits disparurent, et Ethilde devint l'épouse d'un noble franc qui , sans en avoir le titre, possédait la richesse et la puissance d'un roi.
2. Peu après la bataille de lirunanburgh , l'empereur llenril'Oiseleur chercha une femme pour son fils Othon parmi les sœurs d'Athelstan. Le roi parait avoir été flatté de la demande; et, pour répondre au compliment, il envoya Edith et Edivc en Allemagne , pour que le prétendant impérial put faire son choix. Avant leur départ, chaque princesse reçut des présents du roi, des thanes et des prélats, seule dot qu'elle put offrir à son futur mari. Elles furent conduites jusqu'à Cologne par le chancelier Turkctul. Othon préféra Edith : sa sœur fut mariée à un prince dont le nom n'a
1. Flodoardi ffisf. in 2f>. Chron. Viridun., apud Rouqurt , vu, 290. Chron Osoran. vni, 237.