Ms. Nero. E. fol. i, b. Ang. ^ac. u
168 HISTOlftK D'ASGLKTfiKRË.
présentant direct du fondateur de leur monarchie. Mais pour les autres nations saxonnes, c'était un étranger, le chef d'une famille qui leur avait été imposée par les revers de la guerre. La seconde ou la troisième année de son règne, les Merciens s'affranchirent de son autorité. Edwy ne supporta pas patiemment cette insulte ; mais ses forces étaient inférieures à celles des insurgés, et il fut contraint de se retirer précipitamment dans le Wessex. Ethelgive, qui était revenue d'Irlande, l'accompagnait dans sa fuite. A Gloucester elle tomba aux mains de ceux qui les poursuivaient. De leur épée ils lui coupèrent les muscles des jambes ; châtiment cruel, mais qui n'était point inusité à cette époque ; et après avoir langui quelques jours dans des souffrances horribles , elle expira >. [A. D. 957.]
. La guerre continua avec plus dapreté que d'efforts réels , et les deux rives de la Tamise étaient alternativement dévastées par des bandes de maraudeurs. Edgar, frère du roi, fut choisi i>our occuper le trône uni de Mercie et de Northumbrie*. Edwy, après une courte lutte, se voyant incapable d'expulser le nouveau roi, consentit à le reconnaître, et, dans un gemot de toute la nation, la Tamise fut unanimement fixée comme la limite commune de leurs États respectifs. [A. D. 958.] On rapporte qu'après ce partage le roi réforma sa conduite et s'étudia à recouvrer l'affection de ses sujets. Sa mort , l'année suivante , trompa leurs espérances. Un écrivain dit qu'il fut assassiné J; d'autres prétendent qu'il mourut de chagrin d'avoir perdu les provinces du nord* : tous décrivent sa mort comme misérable et prématurée. Sa beauté l'avait fait surnommer Edwy-le-Bel 5.