‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 168 sur 643 · Hunt. 204. Sim. 159. West · texte numérisé non relu

Hunt. 204. Sim. 159. West

plus grande partie de l'Irlande, s'étaient soumises à son autorité1. Au lieu du tribut que ses prédécesseurs avaient imposé aux Gallois, il exigea un présent annuel- de trois cents tètes de loups; et cet expédient fut si efficace qu'en quatre ans cette race d'animaux féroces fut entièrement extirpée2. Sur l'invitation d'Alfsi, évoque de Durham, et des deux comtes de Northumbrie, Kenneth, roi d'Écosse , vint visiter Edgar à Londres. [À. D. 974 .] Il reçut du monarque anglais de riches présents, des soieries, des bagues, des pierres précieuses et cent onces d'or pur; mais le principal objet de son voyage était de solliciter comme une faveur ou de demander comme un droit la cession de la province de Lothian. Elle appartenait anciennement aux rois northumbres, qui avaient poussé leurs conquêtes et leurs colonies jusqu'au frith de Forth s ; mais la proximité des Écossais l'exposait à de fréquentes incursions, et sa distance du siège actuel du gouvernement la rendait improductive pour le trésor royal. Edgar en référa à ses ministres, que la pauvreté et l'éloignement de cette province engagèrent à se prononcer en faveur de Kenneth. Le Lothian fut transféré à la couronne d'Écosse, à la condition que ses habitants pourraient garder leur langue, leurs lois et leurs coutumes*; et le prince écossais obtint en outre la concession de douze manoirs situés dans différentes parties de l'Angleterre, pour son usage toutes les fois qu'il viendrait rendre hommage au bretvvalda saxon.

Dans l'administration intérieure , Edgar donna des exemples dignes de l'imitation des rois à venir. Il passait habituellement les mois d'hiver à parcourir les différents comtés, réformant partout les abus , s'enquérant de la conduite des magistrats et écoutant les plaintes du peuple. Il désirait ardemment que le pauvre obtint 4 la même justice que le riche. Par son autorité, les dissensions de famille cessèrent, et l'on fut obligé de soumettre ses querelles à la décision des tribunaux légalement institués. Il rendit à la monnaie le poids et la pureté voulus , fit punir de l'exil les malfaiteurs convaincus de délits graves , et éteignit presque le crime de vol par sa vigilance à faire poursuivre le coupable , et par les en-

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