Gale, m
2 Leg 23, 135 DomeÊday, passim
ment à eux , mais aussi û leurs serviteurs, chevaux, chiens et faucons. Les autres prestations étaient fixes et déterminées ; celle-ci était indéfinie et accidentelle, et par conséquent plus vexatoire et plus oppressive *. Canute essaya de l'abolir vers la fin de son règne , et ordonna à ses baillis de prendre sur les terres de ses domaines tout ce qui serait nécessaire à l'entretien et au bien-être de sa maison *.
Le roi parait avoir revendiqué le pouvoir non-seulement de disposer du bénéfice ou fief à la mort du tenancier, mais encore de contrôler la répartition de ses autres possessions. Aussi le vassal , dans son testament, avait toujours grand soin de se ménager la sanction de son supérieur, et de faire une provision pour le payement de ce que les Saxons nommaient le heriot , et les Normands le relief*. Nous rencontrons beaucoup d'exemples de ces deux usages. Ainsi Ethelm, après avoir laissé son hériotau roi , termine son testament par ces mots : « Et maintenant je te conjure, mon bienaimé seigneur, de prêter appui à mon dernier testament , et de ne pas permettre qu'il soit annulé. Dieu m'est témoin que j'ai toujours été obéissant et fidèle à ton père de fait et de volonté , et toujours franc et affectionné envers toi *. » Ainsi encore l'archevêque Al\fric d'abord « lègue à son seigneur son meilleur vaisseau et les vergues dudit, et soixante casques, et soixante cottes de mailles, » et ensuite ordonne, si cest la volonté de son seigneur, etc. 5. Les lois voulaient que le hériot fut payé dans les douze mois qui suivaient la mort du dernier possesseur, et fût proportionné au rang qu'il occupait dans l'État. Celui d'un comte était de quatre chevaux sellés, de quatre sans selle, de quatre cottes de mailles, de huit lances, de huit boucliers, de quatre épées et de cent mancuses d'or; celui du thane d'un roi était la moitié du précédent; celui d'un thane inférieur, de son cheval et de ses armes, avec l'offre de ses chiens ou faucons. S'il mourait intestat, le payement du hériot maintenait le bien dans sa famille; s'il périssait en combattant pour son seigneur, il était dispensé du hériot 6.