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3. Domcsday, Sciropescire. Et une confiscation est mentionnée dans le Norfolk, parce que la femme qui tenait la propriété se remaria dans l'année qui suivit la mort de son mari. Introduction générale, vol. m, par M. Ellis.
4. En ne faisant point attention au sens de ce mot eorl, et en lui donnant celui d'earl, les traducteurs des Lois saxonnes ont rendu plusieurs passages inintelligibles. Voyez J.rg. 3, :*.5, 1.5.
ô. Leq. 83. Ml. TV<1. 29(».
2 iO HISTOIRE D'ANGLETERRE,
terminaison iny ajoutée au nom du premier aïeul désignait sa postérité. Les Uflingas étaient les descendants d'Utt'a, les Oiscingas les descendants d'Oise1. Mais le titre plus élevé d'éthôling, le fils du noble, était réservé aux membres de la famille régnante ; et ceux-ci, dans chacune des dynasties saxonnes , prétendaient tirer leur origine de Woden, conquérant réel ou fabuleux , que ses sectateurs adoraient comme dieu des batailles. La divinité supposée de leur ancêtre leur assurait la vénération de leurs soldats païens; et quand le christianisme eut dissipé cette illusion , la supériorité de leur généalogie terrestre n'en fut pas moins reconnue par tous leurs contemporains *.
Entre les éthel-born la première place était occupée par le cyning ou roi 5. Le lecteur doit avoir observé dans la succession à la couronne des déviations accidentelles de la ligne directe de descendance héréditaire. Les causes en ont déjà été expliquées ; mais que le nouveâu monarque fût l'héritier immédiat ou collatéral de son prédécesseur, le consentement du witan précédait toujours son couronnement. Aussi les écrivains originaux, dont le langage est la meilleure preuve des sentiments qui prévalaient parmi leurs contemporains, parlent habituellement des rois comme élus au trône. Le cyning était le seigneur des principaux chefs, et, par eux, de leurs vassaux respectifs. Comme ses domaines étaient presque égaux à tous les leurs réunis, il en était de même de son revenu annuel et du nombre de ses thanes ; et l'ensemble formait un pouvoir suffisant pour humilier lés plus orgueilleux, ou réduire les plus factieux de ses sujets. Trois époques de l'année rappelaient aux grands tenanciers de la couronne leur dépendance. Aux fêtes de Noél , de Pâques et de la Pentecôte , ils étaient sommés de lui rendre leiir hommage. Ils comparaissaient devant lui comme dépendants, tandis qu'il était assis sur son trône, la couronne en tète, et un sceptre dans chaque main. Pendant huit jours ils étaient festoyés à ses frais ; et quand ils étaient congédiés, ils recevaient des présents de sa munificence 4. Il exerçait une autorité incontestée sur les forces nationales de mer et de terre. Il était le juge suprême ; et avait coutume de recevoir les appels de chaque cour de justice.