Lcg. 20, 65, 109, 201. Chron. sax. 49. Asser
2. Lcg. 63, 199. La distance réelle à laquelle la paix du roi s'étendait à partif de sa résidence actuelle, était bizarrement fixée à trois mille trois stades trois perches neuf pieds neuf mains ipoucest), et neuf grains d'orge \Lcg. 63!. L'objet de son institution, ainsi que celle appelée la « paix de Dieu, » était de diminuer le nombre dos outrages commis sous prétexte de représailles. Cette dernière fut, diton, établie d'abord en Aquitaine, vers l'an 1032 ; cependant on en trouve les éléments dans les décrets de plusieurs conciles avant la fin du dixième siècle (Bouquet, X, 49. 117), et elle est sanctionnée dans les lois du roi Ethclrcd au commencement du onzième [Lcg. 108, 109). En Angleterre, elle comprenait le jour des Cendres, l'A vent, le Carême, les vigiles et fêtes de Jésus-Christ, de la Vierge, des Apôtres, et de la Toussaint, et tous les dimanches à compter depuis neuf heures le samedi jusqu'au lever du jour le lundi matin [Lcg. 108, 109, 121. 197). En France, elle commençait toutes les semaines le mercredi soir, et durait jusqu'au lundi (Glabcr, apxid Du Cange, in rocc TrevaI. Ces jours-là, il était défendu, sous des peines sévères, à tout homme, de tuer, blesser ou attaquer son ennemi, ou d'en saisir et piller les terres. « ut nullus homo alium assaliat, aut vulnerct, aut occidat, nullus namium aut prœdam capiat. » Order. Vit. anno 1096.
2j> HISTOIRE 1> ANGLETERRE.
sur le trône ». Mais sous plusieurs règnes suivants aucun autre roi n'imita son exemple ; et les dernières reines anglo-saxonnes , quoiqu'elles eussent été solennellement couronnées, se contentèrent généralement du titre plus modeste de lady *. Quels que fussent leurs honneurs légitimes, elles ne purent, toutefois, être privées de l'influence qui était naturellement attachée à leur situation, et personne ne s'avisait de solliciter une faveur du monarque sans offrir un présent à sa femme 3. Il parait , d'après plusieurs passages , que des domaines séparés étaient affectés à l'entretien, nonseulement de la reine, mais aussi de ses enfants et des princes du sang.
Après la famille royale , le rang le plus élevé dans l'État était celui des ealdormen ou comtes. La nature de leur charge leur fit parfois donner le titre de vice-rois 5 : Bède les honore de celui de princes et de satrapes Les districts qu'ils gouvernaient au nom du roi s'appelaient leurs shires, bornés originairement à une l>etite étendue de pays , mais devenus peu à peu aussi grands que nos comtés d'aujourd'hui. La politique des rois west-saxons après la soumission des États voisins, ajouta encore à leur autorité en comprenant plusieurs shires dans le mèmeearldom. Ainsi l'administration du royaume entier de Mercie fut confiée par Alfred à l'ealdorman Ethered 6 ; celle du royaume de Northumbrie, à la fidélité du comte Osulf 7. C'était le devoir de l'ealdorman , comme représentant du monarque , de conduire au combat les hommes de son shire, de présider avec l'évèque les tribunaux du comté, et d'assurer l'exécution de la justice 8. Il parait qu'il recevait un tiers des amendes et des rentes payées au roi dans sa juridiction 9. Cette charge était dans l'origine à la nomination de la couronne , et pouvait se perdre pour mauvaise gestion ; mais elle se perpétua si souvent dans la même famille, qu'à la fin, au lieu d'être sollicitée