‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 254 sur 643 · Lcg. 47, 118, 111. Domcs. Worcester · texte numérisé non relu

Lcg. 47, 118, 111. Domcs. Worcester

2à'i HISTOIRE D'ANGLETERRE.

duction ». La loi exigeait un combattant par cinq hides do terre, et l'acquisition d'une propriété de celte étendue suffisait pour élever un ceorl au rang de thane*. Mais sans cela, il aurait eu beau accompagner le roi au combat, il aurait eu beau posséder un casque , une cotte de mailles et une épée à garde d'or , il n'en était pas moins condamné à rester dans l'humble et subalterne condition de ceorl. Une exception politique était admise en faveur des commerçants, qui avaient coutume de former des compagnies ou gilds, et qui possédaient des terres en commun. Faire trois voyages en pays étranger avec une cargaison de ses propres marchandises leur donnait droit au rang et aux privilèges de thane*. De ces privilèges , le plus important était le montant du were, avantage qui sera plus amplement expliqué ci-après.

Les gerefas ou baillis étaient des officiers de haute importance nommés par le roi et par les grands propriétaires dans leurs domaines respectifs. On en trouvait dans chaque juridiction séparée ; mais les principaux étaient les baillis des shires, des ports et des bourgs. Leur devoir était de recueillir les péages, d'appréhender les malfaiteurs, de requérir des sûretés, de recevoir des rentes, et, en plusieurs occasions, d'agir au lieu et place de leurs seigneurs *. Ils étaient assesseurs, quelquefois juges principaux dans différentes cours , et avaient ordre , sous des peines sévères , de régler leurs décisions sur les instructions du Doom-Bookb, livre d'or.

Tous les précédents étaient elhel-born, nés nobles; les unethel , non nobles , les marchands , artisans, laboureurs et manœuvres , étaient compris sous la dénomination générique de ceorles. Ceux-ci formaient deux classes. La classe supérieure se composait do soemen ou ceorles libres , qui tenaient des terres en échange de services convenus, ou se choisissaient leurs propres seigneurs, ou avaient le droit de disposer de leurs immeubles, par vente, testament ou donation. Les autres étaient attachés au sol , comme partie et portion du manoir, transportables avec lui d'un seigneur à un autre, tenus de donner leur travail personnel en retour de la terre qu'ils cultivaient pour leur propre usage, et sujets à être punis comme déserteurs s'ils quittaient la juridiction seigneuriale sous

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