‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 480 sur 643 · CHAPITRE DOUZIÈMR · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈMR

marcs d'argent à diviser en quatre parts égales pour le soutien des Templiers, des chevaliers Hospitaliers, des différentes maisons religieuses de Palestine, et pour la défense de la Terre-Sainte. Il en donne cinq mille aux maisons religieuses d'Angleterre, trois mille q. celles de Normandie, et deux mille à celles d'Anjou. Pour dot à des femmes libres indigentes d'Angleterre, afin qu'elles puissent se marier conformément à leur rang, il laisse trois cents marcs d'or, deux cents pour le même obj<»t à celles de Normandie, et cent à celles d'Anjou. Deux mille marcs d'argent devaient être partagés entre les religieuses de Fontevrault, où il voulait être enterré, et dix mille de plus étaient légués à différents monastères et couvents. Le testament finit de la manière suivante : « Et je vous commande, mes fils, par la foi que vous me devez et les sermeuts que vous m'avez prêtés, de veiller à ce que ce mien testament soit inviolablement exécuté, et de n'apporter aucun empêchement aux actes de mes exécuteurs; et si quelqu'un ose faire le contraire, puisse-t-il encourir l'indignation et la colère du Tout-Puissant, et la malédiction de Dieu et la mienne ! De la même manière, je vous commande, archevêques et évèques , d'excommunier , chandelles allumées, tous ceux qui oseront s'opposer à ce mémo testament, que, sachez-le bien, le souverain pontife a confirmé de «a signature et de son sceau, sous peine d'anathème *. »

Nous devons aux soins de Henri la première assise des armes. Le Conquérant avait enjoint strictement que tous les hommes libres fussent munis d'armes convenables. Henri chargea les juges ambulants de veiller à ce qu'on obéit fidèlement b cette injonction. En 1484, ils reçurent l'instruction de s'enquérir, â l'aide de jurys, de la valeur des rentes et biens meubles de tous les hommes libres, de diviser leurs noms en classes séparées, d'ajouter à la suite de chacun les armes appartenant à cette classe, et de faire lire la cédule en pleine cour devant ceux que la chose concernait. Chaque tenancier militaire devait posséder une cotte de mailles, un heaume, une lance et un bouclier par chaque fief de chevalier qu'il tenait ; tout laïque libre, ayant en rente ou biens meubles la valeur de seize marcs, devait être armé de la même manière; mais s'il n'avait que dix marcs, il devait posséder un haubergeon, une coiffe de fer et une lance ; et tous les bourgeois et hommes libres dont la propriété était moindre devaient avoir au moins une cotte doublée de laine , une coiffe de fer et une lance. Tons étaient tenus de jurer qu'ils se pourvoiraient de ces armes pour la prochaine fête de saint Hilaire, qu'ils seraient fidèles au

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