Hoved. 410. Rym. I, 72-78. Pet. Blea. Ep. 145 «t sulv
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homme à réussir par la force quand la force lui était opposée. » Quoique la fidélité du grand-justicier fut douteuse, les prélats et les barons déployèrent l'étendard royal ; un armement de mercenaires étrangers fut repoussé de la côte, et le pusillanime usurpateur consentit à un armistice , afin de pouvoir former de nouveaux plans et épier le cours des événements. En même temps , son allié, le roi de France, après avoir envoyé un messager pour le dégager de son hommage, entra en Normandie avec une puissante armée. Plusieurs forteresses se rendirent par crainte ou par trahison; mais Rouen, la capitale, fut sauvée par les efforts du comte d'Essex , récemment revenu de la Terre-Sainte. Il harangua les citoyens, excita leur indignation contre la perfidie de l'homme qui avait pris la fuite devant les infidèles , et anima leur patriotisme par la perspective de la désolation qui les environnait. Ils repoussèrent courageusement l'ennemi; les femmes mêmes montèrent sur les murailles et versèrent de la poix bouillante sur la tète des assaillants. Les machines de guerre de Philippe furent brûlées, et la garnison ouvrit hardiment ses portes et l'Avita à entrer s'il l'osait. 11 préféra se retirer, et son départ fit trêve un instant aux horreurs de la guerre
Le chancelier Longchamp, qui était toujours en exil, fut le premier à découvrir la prison de son souverain. A force de sollicitations , il obtint de Henri la permission de conduire Richard à la diète de Haguenau [13 avril]. Devant ce tribunal auguste, mais incompétent, le roi écouta les accusations portées contre lui, à savoir : qu'il s'était ligué avec Tancrède pour s'opposer aux droits de l'empereur à la couronne de Sicile ; qu'il s'était injustement emparé du royaume de Chypre ; qu'il avait soldé des assassins pour tuer le marquis de Montserrat *, et qu'il avait traité outrageusement la nation allemande au siège d'Acre. Sa mâle et persuasive défense fut reçue des princes de la diète avec applaudissement et commisération. L'insensible Henri lui-même parut se radoucir. Il ordonna de briser les fers du roi, lui témoigna le respect dû à une tête couronnée, et consentit à traiter du montant de sa rançon \
La perspective de la liberté ranima les esprits de Richard , qui