‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 516 sur 643 · Joinville , 35. Hovcd · texte numérisé non relu

Joinville , 35. Hovcd

4 OÎRE D'ANGLETERRE.

sommes qu'elle avait fournies au roi pour son expédition en Palestine, pour sa rançon et pour les frais de ses guerres en France, furent deux chartes législatives. Par l'une d'elles, il établit 1 uniformité des poids et mesures dans tout le royaume; par l'autre , il adoucit la sévérité des lois sur les naufrages. Anciennement il avait été réglé qu'en cas de naufrage , à moins que le navire ne fût réparé par les survivants dans un temps donné, il devenait avec la cargaison la propriété de la couronne ou celle du seigneur du fief, ayant droit de varech. L'injustice de cette coutume fut tempérée par Henri Ier, qui exempta de la confiscation tout vaisseau dont un seul matelot ou passager se serait échappé vivant; mais après sa mort, sous prétexte que le consentement des barons n'avait pas été obtenu , on fit revivre et on exerça l'ancien droit, jusqu'à ce que Henri II ordonnât que s'il échappait seulement un animal à l'aide duquel on pût reconnaître le propriétaire, il lui serait accordé trois mois pour réclamer sa propriété ; et il fut ajouté par Richard que, si le propriétaire périssait, ses fils et filles, et, à leur défaut , ses frères et sœurs y auraient droit de préférence à la couronne *.

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