Chron. Tho Wik
2. Il est singulier que les ouvrages de Diceto , de Benoît , de Gervase , de Guillaume de Neupont, de Brompton et de Hovcden finissent tous vers cette époque. Paris les suit comme date ; mais , à l'avénement de Jean , il était si jeune qu'on peut difficilement l'appeler un écrivain contemporain. Il copia, il est vrai , Wendover; mais Wendover ne rend qu'un compte très-imparfait de cette époque.
3. West. 264. Ann. de Marg. 13. Cette année-là , la taxe du pain Tut fixée dans tout le royaume sur le principe que, dans un quart de froment (censé peser cinq cent douze livres, Rudborn , 257 î , le boulanger, déduction faite de tous frais , devait faire un profit net de 3 pence. En 1256, une nouvelle taxe fut fixée au prix de 1 shilling à 12 shillings le quart ; et, comme le profit du boulanger était fixé à une plus petite somme, le poids du pain fut plutôt augmenté {voyez Annal. BurL. 365). Le boulanger devait mettre son cachet sur le pain. Rot. Pat. 41.
HISTOIRE D ANGLKTEKRE.
Pour exécuter cette sentence, Philippe, d'une part, et les Bretons, de l'autre, entrèrent dans les États de Jean. Après la réduction de plusieurs petites forteresses, on résolut d'assiéger Château- Gaillard , château important bâti par le feu roi sur un roc qui dominait la Seine. Quoique Jean fût à la tète d'une nombreuse armée, il semblait honteux de montrer son visage à l'ennemi; et la tâche de secourir les assiégés retomba sur son général, le comte <ie Pembroke. Un pont de bateaux qu'on avait jeté en travers de la rivière empêchait entièrement l'arrivée des provisions destinées à la garnison. Pour surmonter cet obstacle, le comte projeta une attaque combinée par terre et par eau. Il atteignit le camp français dans la nuit à l'heure marquée, et par la vigueur de son attaque mit toute l'armée en désordre. Mais la flottille de soixantedix petits bâtiments, qui avait été forcée d'aller contre le vent et le courant, n'arriva que le matin juste à temps pour voir le comte repoussé, et se retira promptement devant la menace de l'attaque d'un ennemi victorieux. Ce fut le dernier effort que fit le roi pour défendre ses possessions étrangères. S'il faut en croire les récils qui nous ont été transmis, il chercha à étouffer la voix de sa conscience dans les fêtes et la débauche. A Rouen, au milieu d'une cour gaie et voluptueuse, il affectait de rire des progrès des confédérés, et se vantait ouvertement qu'en un seul jour il leur apprendrait à regretter les succès de toute une année. Ainsi, tandis que ses plus fortes défenses croulaient autour de lui, ce monarque infatué parut sommeiller tranquille au sein du plaisir jusqu'au moment où la prise de Radepont, dans le voisinage de Rouen, l'éveilla de sa léthargie, et le décida à fuir précipitamment en Angleterre 1 {7 décembre].
S'il était possible de consulter quelque historien contemporain, peut-être découvririons- nous la vraie raison de l'inactivité de Jean. Il n'accepta certainement pas sa perte avec indifférence. Il se plaignit hautement de la perfidie de ses adversaires; il réclama l'intervention du pape pour forcer Philippe, par les censures ecclésiastiques, à tenir ses serments*; et il leva des troupes et de l'argent