‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 554 sur 643 · Apud Brady, u ; App. w" 119, p. UiO. New Rym, î · texte numérisé non relu

Apud Brady, u ; App. w" 119, p. UiO. New Rym, î

promis de lui donner toutes les sûretés qu'il pourrait demander, excepté leurs châteaux et otages, de souscrire maintenant séparément des chartes, déclarant qu'ils étaient tenus, par serment et hommage, de lui être fidèles envers et contre tous, et de défendre ses droits et les droits de ses héritiers à la couronne. Us refusèrent, et l'archevêque ainsi que plusieurs prélats donnèrent une attestation solennelle de leur refus 4.

Une autre entrevue eut lieu à Oxford, et les parties se séparèrent encore plus mécontentes l une de l'autre*. Le- roi, qui cherchait à gagner du temps, indiqua, pour la dernière semaine d'août, une troisième conférence, qui fut aussi infructueuse que la précédente». Il n'y assista point en personne, étant allé à Douvres audevant des auxiliaires étrangers qui avaient accepté ses offres. Ils arrivaient continuellement en grand nombre : c'étaient de pauvres aventuriers qui, dans l'espoir de nouveaux établissements, avaient amené leurs femmes et leurs familles, ou des soldats de profession qui étaient dans l'habitude de vendre leur sang au plus offrant. Les barons s'alarmèrent; et quoiqu'ils hésitassent depuis long-temps à recommencer les hostilités, ils ordonnèrentà Guillaume d'Albiney de s'emparer de force du château de Rochester, qui avait été mis aux mains de Langton comme garantie de sa sincérité [oct.]. Le château était sans provisions ni machines de guerre; et avant que d'Albiney pût s'en procurer suffisamment, il fut entouré par Jean et ses mercenaires [13 oct.]. Les barons sortirent de Londres, mais ils ne se hasardèrent pas à affronter l'armée royale, et le château fut assailli à plusieurs reprises, et aussi obstinément défendu pendant sept semaines. Quand les sapeurs eurent jeté bas une partie du mur extérieur, la garnison se retira dans la tour. A l'aide d'une mine, un des angles fut abattu. Jean poussa ses troupes à se faire jour par la brèche ; mais tous les assauts furent repoussés avec perte, et l'esprit du roi fut aigri par une suite de mécomptes. Enfin la famine dompta l'obstination des assiégés; et quand d'Albiney et ses compagnons eurent consommé leurs derniers aliments, ils ouvrirent tout à coup les portes et se mirent à

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