Hunt. 196. We*t. adann
3. Ingul. p. 6. Auct. Bed. p 224. Sim. Dun. p. 106. Malltt. f. 14.
narque employa les quatorze premières années de son règne à soumettre ses ennemis domestiques et à consolider son pouvoir, ce qu'il ne put effectuer sans répandre beaucoup de sang !. En 771 , il joua pour la première fois le rôle de conquérant , et subjugua les Hestinges, peuple qui habitait la côte de Sussex*. Trois ans après il envahit le Kent, mit les indigènes en déroute à Otford, et teignit les eaux du Darent du sang des fugitifs s. Des États les plus faibles il tourna ses armes contre les plus puissants. [A. D. 777.] Il entra dans l'Oxfordshire, qui alors appartenait au Wessex; Cynewulf, roi des West-Saxons , s'enfuit devant lui; Bensington, résidence royale, fut prise, et le territoire de la rive gauche de la Tamise devint la récompense du vainqueur \ Les Bretons furent ensuite les victimes de son ambition. Les rois de Powis furent chassés de Shrewsbury au delà de la Wye ; le pays situé entre cette rivière et la Severn fut peuplé de colonies saxonnes, et une tranchée et un rempart qui s'étendaient sur un espace de cent milles, depuis l'embouchure de la Wye jusqu'à celle de la Dee, sépara les sujets d'Offa dos incursions de leurs vindicatifs voisins 5 . Les Northumbres aussi , mais on ne sait pas en quelle année, furent contraints de reconnaître la supériorité des Merciens 6.
La chaire de saint Pierre était occupée à cette époque par Adrien, l'ami et le favori de Charlemagne. En 785 deux légats du pape, les évèques d'Ostie et de Tudertum, accompagnés d'un envoyé du monarque français, débarquèrent en Angleterre et con- . voquèrent deux synodes, l'un en Northumbrie, l'autre en Mercie. Dans le dernier, auquel assistèrent Offa et tous les princes et prélats du sud du Humber, les légats lurent un code de lois ecclésiastiques composé par le pontife pour la réforme de l'Église anglosaxonne. 11 fut écouté avec respect et accepté de tous les membres 7. L'ambition d'Offa ne négligea point cette occasion de tenter une entreprise qu'il méditait depuis long-temps. Jaenbercht, archevêque de Ganterbury, avait autrefois offensé le roi et avait été