‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 9 sur 643 · Ctes. v, 12. î>lôd. Sic. v, p. 347. Str. iv · texte numérisé non relu

Ctes. v, 12. î>lôd. Sic. v, p. 347. Str. iv

4. Plin. Hist. nat* xvii, 6, 8. Diod. Sic. v, p. 347. 0. Cms. v, 14,

les parties les plus septentrionales, et les hordes sauvages qui erraient dans les déserts de la Calédonie n'avaient souvent pour toute ressource que le produit incertain de la chasse. Ils allaient presque nus, et s'abritaient contre le temps sous la voûte des bois ou dans les cavernes des montagnes. Leur situation avait endurci et leurs ames et leurs corps : si elle les avait habitués à supporter la fatigue et les privations, elle leur avait appris, d'un autre côté, à être rapaces, sanguinaires et vindicatifs. Quand Sévère envahit leur pays, les légions romaines furent effrayées de la force, de l'activité, de l'audace et de la férocité de ces Bretons du nord '.

Le degré supérieur de civilisation des tribus méridionales est attribué, par les historiens, à leurs relations avec les étrangers que les besoins du commerce attiraient sur leurs côtes a. Quand les mines de l'Espagne commencèrent à s'épuiser, ce furent celles de la Bretagne qui fournirent principalement à la consommation de l'étain. Les premiers qui exportèrent ce métal de l'île et le dirigèrent sur les différents ports de la Méditerranée , ce furent des aventuriers phéniciens partis de Cadix. Afin d'avoir le monopole d une branche si lucrative de commerce, ils en cachèrent soigneusement le lieu à leurs voisins ; et environ cinq siècles avant la naissance de J.-C, Hérodote, le père de l'histoire profane, avouait avec candeur qu'il n'avait pu découvrir la position réelle des Cassitérides ou îles d'Étain*. Les Phéniciens de Carthage furent plus heureux. Avides d'avoir part au commerce de leurs frères de Cadix, Hannon et Himilcon entreprirent séparément un voyage de découverte. Ayant passé le détroit, Hannon tourna à gauche et explora la côte d'Afrique. Himilcon, se dirigeant vers le nord, longea le rivage de l'Espagne ; soit hasard, soit dessein, s'avança dans l'Océan, et, le quatrième mois, découvrit l'objet de son voyage. Les Œstrymnides (c'est ainsi qu'il nomme les îles d'Étain dans son journal, qui exista jusqu'au ve siècle) étaient à deux journées de navigation de Vile Sacrée des Hiberniens*, et cette île était située près de celle

1. Mêla, m, p. 264. Dio Nie. inSevero, p. 340. Herodian. m, 47.

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