‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 159 sur 563 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

terre, qui conservait ses prétentions comme représentant de Baliol, monterait sur le trône d'Ecosse , mais à condition de maintenir intacts les droits, les coutumes et l'indépendance de ce royaume [27 nov. 1363]. La seule mention d'un tel projet alarma l'orgueil des Ecossais ; et David eut la prudence de se désister de cette tentative et d'ouvrir une nouvelle négociation avec Edouard. Après bien des discussions, on arrêta une convention par laquelle toutes les peines encourues pour les anciens manques de payement étaient annulées, et on accordait une trêve [12 juin 1365] pour le long terme de vingt-cinq ans, à condition que les Ecossais, pendant cette période, verseraient annuellement au trésor anglais la somme de six mille marcs ; mais on ajouta une clause qui donnait à chacune des parties, à l'expiration de quatre années, l'option de recommencer les hostilités en prévenant six mois d'avance, et qui, toutefois, stipulait en même ]emps que si David était l'agresseur, il n'en serait pas moins tenu au payement des six mille marcs par an ; mais que si c'était Edouard, il ne recevrait que la balance de la rançon primitive ». Au bout de quatre années, le roi d'Angleterre se trouva être en guerre ; et ne se souciant pas de s'attirer de nouvelles hostilités du côté de l'Ecosse, il consentit à renoncer à ses premières demandes [20 juillet 1369], et à recevoir quatre mille marcs par an, durant quatorze années, ce qui, avec ce qu'on avait déjà payé, compléterait la première somme de quatre-vingt-dix mille marcs <2. David mourut bientôt après; mais la grande trêve (c'est ainsi qu'elle était nommée) fut observée exactement, et l'argent fut fidèlement payé par Robert son successeur, le premier de la maison de Stuart qui s'assit sur le trône d'Ecosse.

Mais l'accommodement des prétentions rivales des rois d'Angleterre et de France était une affaire infiniment plus difficile. Grâce à la médiation du pape, on était convenu à Bordeaux, avant que le prince de Galles et son captif fissent voile pour l'Angleterre, d'un traité de paix, sauf l'approbation d'Edouard 3 23 mars 1357]. Deux légats les suivirent h Londres, et les négociations recommencèrent. Edouard réclama une rançon énorme pour le roi et les autres prisonniers, et demanda, en retour de sa renonciation h toute prétention sur la couronne de France, la restitution des provinces qui avaient jadis appartenu à ses ancô-

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