‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 190 sur 563 · CHAPITRE QUATRIÈME. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. S

heure1, et en présence du roi, ou, si son absence était inévitable, en présence du régent ou du commissaire royal. Un des ministres, généralement le chancelier, leur adressait un discours d'une certaine longueur, où il exposait les événements qui avaient eu lieu depuis la dernière session , énumérait les principaux objets soumis à leur examen, et peignait de vives couleurs la sollicitude du roi pour la paix et la prospérité de son peuple fidèle. On nommait alors deux comités et un clerc du parlement. Les fonctions des comités étaient d'écouter et de juger les pétitions qui seraient présentées ; celles du clerc d'enregistrer les actes du parlement, et de publier deux proclamations dans différentes parties de la cité et des faubourgs. La première défendait à toute personne autre que les officiers du roi et les gardes préposés à la conservation de la paix, de porter des armes durant la session : réservant toutefois aux comtes et aux barons le droit de porter leur épée , excepté au conseil et en la présence du roi. La seconde prohibait dans le voisinage du palais toute espèce de jeu de nature à entraver lo libre accès de ceux qui avaient affaire au parlement'2.

L'opinion que les divers états siégeaient et votaient ensemble ne s'appuie aucunement sur le langage des rôles. Il est évident que, comme leurs concessions, leurs pétitions et leurs intérêts étaient différents, ils devaient délibérer séparément ; et nous voyons que le chancelier, après leur avoir proposé en commun les objets à examiner, leur indiquait différentes chambres dans lesquelles ils devaient s'assembler pour rédiger leurs réponses , et se décider sur leurs pétitions3. Quelquefois ils n'avaient aucune communication les uns avec les autres. Ainsi, en 1282, les représentants des comtés et bourgs au sud de la Trent se réunirent aux commissaires du roi à Northampton, ceux du nord de la Trent a York le môme jour, et les deux assemblées accordèrent un trentième,

rent leurs procureurs; sur vingt évèques un fut excusé, dix envoyèrent des délégués ; sur quarante-huit abbés un fut excusé, trente-deux envoyèrent des délégués et deux s'engagèrent par lettres à consentir à tout ce qui serait décidé. Les francs-tenanciers du Shropshire, au lieu de représentants envoyèrent un procureur, ad consentiendum pro eisdem hiis, que fieri contingerent in isto parliaraento et ad faciendum ulterius, etc. Rot. Pari, i, 188-li»l. Le chancelier examinait les pouvoirs des délégués et des procureurs, et mettait les noms des absents sous les yeux du roi, qui pouvait les punir par une amende, lbid. 1, 3Ô0. n, 110, 147.

1. A l'heure de prime, lbid. n, 310. A huit heures du matin. Ib. 891.

2. lbid. n, 120, 135 et passim. Ces jeux consistaient à entraver le passaee des rues, à ôter les chaperons et les chapeaux des passants, à les arrêter, etc. lbid.

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